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Naissance | |
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Nom de naissance |
Henry Warren Beaty[1] |
Nationalité | |
Formation |
École de communication de l'université Northwestern (en) Université Northwestern Stella Adler Studio of Acting Washington-Lee High School (en) |
Activités | |
Période d'activité |
Depuis |
Père |
Ira Owens Beaty (d) |
Mère |
Kathlyn Corinne Maclean (d) |
Fratrie |
Shirley MacLaine (sœur aînée) |
Conjoint |
Annette Bening (depuis ) |
Enfants |
Parti politique | |
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Membre de |
Writers Guild of America, West (en) |
Genres artistiques |
Western (en), film d'aventure, film d'amour, comédie, personnage de bande dessinée (d) |
Distinctions | Liste détaillée Theatre World Award () Golden Globes () Oscar du meilleur réalisateur () Oscars du cinéma () Lion d'or pour la carrière () Irving G. Thalberg Memorial Award () Prix Donostia () Cecil B. DeMille Award () AFI Life Achievement Award () California Hall of Fame () Directors Guild of America Award National Board of Review Award du meilleur film Ordre des Arts et des Lettres Prix Kennedy Writers Guild of America Award |
Films notables |
Warren Beatty [ˈwɔɹən ˈbeɪti][a] est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain, né le à Richmond.
Frère cadet de l'actrice Shirley MacLaine, sa carrière s'étend sur plus de six décennies.
Il a écrit, produit et/ou réalisé quelques-uns de ses meilleurs films et de ses plus grands succès : Bonnie and Clyde, Shampoo, Le ciel peut attendre, Reds. Il remporte l’Oscar du meilleur réalisateur pour ce dernier. Il reçoit également trois Golden Globes, l'Irving G. Thalberg Memorial Award en 1999 et le BAFTA Fellowship en 2002.
Warren Beatty, né « Henry Warren Beaty[1] », est le frère de l'actrice Shirley MacLaine. Son père, Ira Owens Beaty, homme autoritaire et alcoolique[5] est professeur de psychologie, administrateur de l'école publique et agent immobilier. Sa mère, Kathlyn Corinne (née MacLean), surnommée « Tat[6] », est professeur d'art dramatique, originaire de Wolfville, en Nouvelle-Écosse au Canada. Il est élevé dans la foi chrétienne baptiste. Le père de Warren Beatty, alors professeur d'école secondaire, ne comprend pas bien les aspirations de ses deux enfants. Sa sœur est la première à se rebeller ; elle devient danseuse, comédienne, et part à New York dès que possible, suivie de près par son petit frère[1].
En 1949, il suit des cours de comédie ; plus tard, dans l’une de ses rares interviews à cœur ouvert, il indique : « le théâtre m’intéresse. C’est un endroit où on peut exercer un pouvoir, apprendre à manipuler[1]. »
Brillant dans ses études surtout pour ses qualités de footballer, il passe un an à l'université Northwestern, dans laquelle il intègre la fraternité Sigma Chi avant de s’inscrire en 1956 chez Stella Adler, professeur d'art dramatique américaine, qui a fondé le conservatoire Stella Adler et grande prêtresse de l’Actors Studio (dont on dit qu’elle l’aurait fait bénéficier de cours particuliers). Il en profite pour ajouter un « t » à son nom, se faisant appeler Warren Beatty[1].
Les débuts professionnels de Warren Beatty sont une succession de petits boulots : sportif, plongeur dans des restaurants, ouvrier pour les Ponts et Chaussées, joueur de piano dans un bar[1]. Il trouve ensuite un rôle dans une pièce, Compulsion[1]. Après plusieurs rôles secondaires dans des séries télévisées, il se lance dans le cinéma au début des années 1960. Il séduit à cette époque la starlette montante Joan Collins, ce qui lui permet d'accéder à la notoriété en tant que playboy d'opérette[7]. Elia Kazan lui offre son premier rôle dans La Fièvre dans le sang (1961) dans lequel il joue Bud Stamper, un adolescent à problèmes. Aux côtés de Natalie Wood, il « fait sensation[8] » ; il est dès lors considéré comme un des acteurs les plus prometteurs de sa génération[9].
Pourtant ses films suivants marchent moins bien : Le Visage du plaisir du metteur en scène de théâtre José Quintero d'après le roman de Tennessee Williams Le Printemps romain de Mrs. Stone (face à Vivien Leigh), L'Ange de la violence de John Frankenheimer (avec Eva Marie Saint), Lilith, le dernier film de Robert Rossen qui offre à Jean Seberg un de ses meilleurs rôles, le romantique Promise Her Anything d'Arthur Hiller ou Le Gentleman de Londres, exercice de style mis en scène par Jack Smight, ou même Mickey One, première rencontre avec Arthur Penn, ne parviennent pas à conforter sa position.
Warren Beatty consacre à cette époque beaucoup de temps à ses conquêtes féminines et un « cynisme un peu juvénile » lui rend difficiles les relations avec la profession[8]. Il sent bien qu'il est considéré comme un play-boy par les professionnels du cinéma américain alors qu'il se voit en héritier de Marlon Brando ou de James Dean[8]. Il est alors à l'origine du film Quoi de neuf, Pussycat ?, comédie dans laquelle il doit jouer le rôle d'un séducteur compulsif, et commence à l'écrire avec le producteur Charles Feldman et Woody Allen mais des divergences avec eux le font quitter le film dès l'écriture du scénario[8]. Ce film sera un grand succès et cette expérience incitera l'acteur à mieux contrôler ses projets par la suite[8].
C'est sur les conseils de François Truffaut, qu'il rencontre à Paris grâce à sa fiancée Leslie Caron, qu'il lit le scénario de Bonnie and Clyde : le réalisateur français lui a en effet dit qu'il aimerait beaucoup ce texte et l'acteur est toujours à la recherche d'un projet pour relancer sa carrière[8]. Alors que les scénaristes pensent qu'il sera rebuté par le fait que le personnage de Clyde, dans les premières versions du scénario, est en ménage à trois avec Bonnie et C. W. Moss, il accepte le rôle[6]. Échaudé par la déconvenue de Quoi de neuf, Pussycat ?, film qui aurait pu lui rapporter beaucoup d'argent, il décide de coproduire Bonnie and Clyde avec sa société Tatira (basée sur les noms de ses parents) afin de pouvoir en garder le contrôle[6]. Il se bat pour que ce projet aboutisse, le produisant avec la Warner Bros et dirigeant la majeure partie du film — menacé d'être enterré dès sa sortie. Le premier accueil est plutôt mitigé mais Beatty convainc Warner Bros de ressortir le film qui devient un succès. Beatty accède au panthéon des stars en gangster boiteux et impuissant, récoltant une nomination à l'Oscar du meilleur acteur et le respect de toute la profession[10].
C'est à cette époque qu'il s'installe à l'année dans une suite du Beverly Wilshire Hotel de Beverly Hills d'où il met en scène ses disparitions des médias, refusant régulièrement des films, à tel point qu'un acteur comme Robert Redford doit en partie sa carrière aux rôles refusés par Beatty[11].
Beatty poursuit sa carrière éclectique en s'investissant toujours plus : il participe au scénario de John McCabe (1971)[11], western atypique réalisé par Robert Altman qui sera cependant un échec au box-office. Il coécrit (avec Robert Towne), produit et joue dans la comédie autoparodique Shampoo, qui sort en 1975 et remporte un triomphe public et critique : l'acteur interprète son propre rôle, un séducteur compulsif, transposé dans le milieu de la coiffure. Enfin, en 1978, il réalise son premier film Le ciel peut attendre (un remake du Défunt récalcitrant d'Alexander Hall) dans lequel il se réserve le rôle principal : un joueur de football américain, demi de mêlée, considéré comme mort et incinéré par erreur, qui revient à la vie dans le corps d'un millionnaire récemment assassiné, afin d'accomplir son destin. Le succès est à nouveau au rendez-vous.
Il enchaîne avec une autre réalisation, bien plus ambitieuse : Reds (1981), l'histoire vraie de John Reed, journaliste américain parti couvrir la révolution russe et gagné à la cause communiste. Beatty est récompensé par l'Oscar du meilleur réalisateur pour son travail.
La star s'illustre également dans Las Vegas, un couple, chronique sentimentale du vétéran George Stevens, dans le thriller politique À cause d'un assassinat d'Alan J. Pakula (qui évoque la mort de John Kennedy), dans la comédie Dollars réalisée par Richard Brooks (l'histoire d'un hold up se déroulant à Hambourg, sur une musique de Quincy Jones). Tous ces films ne sont pas des succès mais entretiennent son image de « beau gosse » et excellent interprète, à défaut d'accroître sa notoriété[10].
Beatty tourne moins après Reds : il est absent des écrans durant l'essentiel des années 1980. Son projet de biographie de Howard Hughes n'aboutit pas. Ce n'est qu'en 1987, qu'il réapparaît au cinéma en jouant, aux côtés de Dustin Hoffman et Isabelle Adjani dans la comédie d'espionnage Ishtar d'Elaine May, qui s'avère être un échec commercial cinglant. Ce n'est qu'en 1990 que Warren Beatty renoue avec le succès au cinéma, en réalisant et interprétant le rôle-titre de Dick Tracy, adaptation de la bande dessinée du même nom. Ce film très stylisé, dans lequel il donne la réplique à Madonna et Al Pacino, reçoit un accueil critique mitigé, mais remporte un succès commercial.
Il joue ensuite dans Bugsy de Barry Levinson (1991), un film de gangsters sur la naissance de Las Vegas qui marque la rencontre de l'acteur avec Annette Bening, puis en 1994 dans la comédie de Glenn Gordon Caron, Rendez-vous avec le destin, remake de Elle et lui. Ces deux films sont des échecs commerciaux. En 1998, il repasse derrière la caméra pour les besoins de Bulworth, film qu'il a également produit et dont il tient la vedette : l'histoire du sénateur Jay Bulworth, tellement dégoûté des mensonges, de la corruption et des autres aspects noirs de la politique, qu'il met un contrat sur sa propre tête et décide de ruiner totalement sa réputation en dévoilant au grand jour toutes ces histoires. C'est là qu'il tombe amoureux d'une très jolie femme noire, interprétée par Halle Berry. Le film est bien accueilli par la critique, mais le succès au box-office n'est pas au rendez-vous.
En 2001, la comédie Potins mondains et Amnésies partielles, dont les retards de tournage et les multiples réécritures avaient démesurément augmenté le coût, est un lourd échec au box-office, entraînant une perte avoisinant les 100 millions de dollars. Après ce fiasco commercial, Warren Beatty n'apparaît plus sur les écrans. Il est un temps envisagé pour le rôle de Bill dans Kill Bill de Quentin Tarantino, il préfère finalement quitter le projet[12].
Il parvient ensuite à concrétiser son projet de longue date de film biographique sur Howard Hughes, qu'il réalise, écrit et produit, en plus d'incarner Howard Hughes. Le tournage de L'Exception à la règle débute en et dure 74 jours[13],[14],[15]. Le film sort deux ans plus tard, le aux États-Unis, et est un lourd échec au box-office, avec des recettes de 3,9 millions de dollars pour un budget de 25 millions[16].
En 2017, Warren Beatty retrouve Faye Dunaway, à l'occasion du 50e anniversaire de Bonnie and Clyde, et décerne par erreur, à la suite d'une inversion d'enveloppes, l'Oscar du meilleur film à La La Land, avant qu'il ne soit remis au véritable gagnant, Moonlight[17],[18].
Durant la période où il joue dans la pièce Compulsion, le metteur en scène, Joshua Logan, lui présente une jeune actrice anglaise qui est en train de devenir une starlette, Joan Collins, la future héroïne de Dynastie[1]. Le jeune homme accepte de se fiancer avec Collins[1] dont la carrière américaine périclite tandis que la sienne décolle, avant de la quitter[1].
Après leur séparation, il rencontre en 1963 la Française Leslie Caron[1] et restent ensemble au moins deux ans[1],[8]. Il a en 1966 une liaison avec la danseuse russe Maïa Plissetskaïa, de douze ans son ainé[19]. Il a aussi des histoires avec, entre autres, Debbie Reynolds, Carrie Fisher, Brigitte Bardot, Annette Stroyberg, Stephanie Seymour, Cher, Faye Dunaway, Elizabeth Taylor, Diane Keaton[1], Julie Christie (une de ses plus longues histoires), Isabelle Adjani[1], Jacqueline Kennedy[1], Vivien Leigh[1], Barbra Streisand[1], Madonna[1] qui le fait figurer dans In Bed with Madonna et enfin Annette Bening, qui devient son épouse le et la mère de ses quatre enfants[9], dont Stephen Ira Beatty.
Proche du parti démocrate et de la gauche américaine, Warren Beatty a un temps envisagé de se présenter à l'élection présidentielle américaine de 2000, avant de soutenir le candidat démocrate Al Gore.
Source : Internet Movie Database[20]
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Et aussi
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