Dans le monde d'aujourd'hui, Renault Espace I est devenu un sujet d'une grande pertinence et d'un grand intérêt pour les personnes de tous âges et de toutes professions. Depuis son émergence, Renault Espace I a retenu l'attention de la société en raison de son impact sur différents aspects de la vie quotidienne. Alors que les avancées technologiques et scientifiques continuent d’évoluer, Renault Espace I se présente comme un élément fondamental présent dans toutes les sphères de la société. Son influence est indéniable et sa pertinence est évidente dans une variété de contextes, de la culture populaire à l’économie mondiale. Dans cet article, nous explorerons l'importance de Renault Espace I et son impact sur le monde d'aujourd'hui.
Renault Espace | ||||||||
![]() Un Renault Espace I phase 1. | ||||||||
Marque | ![]() |
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Années de production | 1984 - 1991 Phase 1 : 1984 - 1988 Phase 2 : 1988 - 1991 |
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Production | 191 694 exemplaire(s) | |||||||
Classe | Monospace | |||||||
Usine(s) d’assemblage | ![]() |
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Moteur et transmission | ||||||||
Énergie | Essence, diesel | |||||||
Moteur(s) | Essence moteur Douvrin: 1 995 cm3 2 165 cm3 Diesel turbo moteur Douvrin: 2 068 cm3 |
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Position du moteur | Longitudinale avant | |||||||
Cylindrée | 1 995 à 2 165 cm3 | |||||||
Puissance maximale | 110 ch | |||||||
Couple maximal | 16,6 mkg à 3 000 tr/min N m | |||||||
Transmission | Traction Intégrale |
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Boîte de vitesses | 5 vitesses | |||||||
Masse et performances | ||||||||
Masse à vide | 1 195 kg | |||||||
Vitesse maximale | 179 km/h | |||||||
Consommation mixte | 10L au 100 km en moyenne L/100 km | |||||||
Châssis - Carrosserie | ||||||||
Carrosserie(s) | 5 portes, 5 places | |||||||
Châssis | Renault 18 Renault 25 |
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Freins | disques à l'avant et à tambour pour l'arrière | |||||||
Dimensions | ||||||||
Longueur | 4 250 mm | |||||||
Largeur | 1 780 mm | |||||||
Hauteur | 1 700 mm | |||||||
Chronologie des modèles | ||||||||
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La Renault Espace de première génération est une automobile française de type monospace, conçue par Matra, qui en assure la fabrication à Romorantin, et vendue par Renault. Il est largement fait appel aux matériaux composites pour sa carrosserie. Arrivée sur le marché français six mois après les débuts du pionnier du genre aux États-Unis, le Chrysler Voyager, elle s'est vendue à plus d'un million d'exemplaires depuis son lancement.
Le concept moderne du monospace est basé sur la Volkswagen Type 2 « minibus » et Variants (1950)[réf. nécessaire].
Le patron de Matra, Philippe Guédon, souhaitait réaliser depuis 1978 une voiture modulaire pour transporter confortablement une famille et ses bagages.
En 1979, Philippe Guédon PDG de Matra Automobile, est soucieux de trouver des successeurs aux Bagheera et surtout à la Rancho sur la chaîne de montage. Une idée l’intéresse en particulier, transposer le concept du « van » américain au marché européen. En effet, à la suite d’un voyage aux États-Unis, il a acquis la conviction que l’avenir de l’automobile passera par l’apparition de véhicules récréatifs familiaux et ludiques. Le succès de la Rancho le conforte dans son opinion. Matra passe peu à peu de son image de constructeur de véhicules sportifs à celle de constructeur de véhicules décalés.
Il laisse à Antoine Volanis (styliste de la Murena et des Matra des années 1970) le soin de lui faire une proposition. En un week-end, il crée ce qui sera connu sous le nom de "dessin orange". Les formes sont élégantes, dynamiques, personnelles ; loin de l’image utilitaire du van américain. C’est une automobile à trois portes avec une conduite avancée au-dessus des roues avant. On retrouve le pavillon rehaussé de la Rancho avec la galerie sur la partie basse.
En , des plans définissent une conception plus traditionnelle. Le moteur transversal passe à l’avant et les rangées de sièges sont en position classique. La conduite avancée a été abandonnée pour des raisons de sécurité. La voiture fait 4 mètres de long. Le projet P16 est né.
En , une maquette pleine est réalisée, suivie d’une maquette creuse avec un aménagement intérieur complet. On y reconnaît les phares de Peugeot 604. Entre les deux maquettes, le dessin a évolué, le toit rehaussé est abandonné. La banquette arrière est issue de la 604. Le volant provient de la Matra Murena. La carrosserie repose sur une base de Talbot 1510/Talbot Solara. Des esquisses montrent même des variations sur différents thèmes : Week-end, Grand-raid… La Grand-raid reprend pas mal de détails de la Rancho : protections, pneus tous chemins, galerie de toit renforcée…
Le projet P16 peut être présenté à l’état-major de PSA en . La réaction est positive malgré la surprise des dirigeants face à cette proposition originale. De nouvelles propositions sont demandées.
Matra fera évoluer le concept dans deux directions :
En , la carrosserie est définitive, des évolutions sont imaginées : fourgon, pick-up… En cas d'insuccès de la berline, sa conversion en utilitaire serait possible.
Philippe Guédon joue son va-tout pour sauver son entreprise.
Le projet devient P23 en octobre 1982, il évolue beaucoup, d’une part parce qu'Antoine Volanis a quitté Matra, et d’autre part, parce que la base que Matra utilise est celle de la Renault 18, une traction avant à moteur longitudinal (les 1510/Solara et la BX ont un moteur transversal). L’empattement est réduit à 2,55 m, le porte-à-faux avant est rallongé. Le P23 emprunte son train avant à la Fuego (proche de la R 18). Il est présenté au PDG, au directeur technique et au directeur du produit de la régie par Philippe Guédon en .
Bernard Hanon, PDG de Renault, est séduit. Lui aussi connaît les États-Unis et l’engouement qu’y connaissent les vans aménagés. Il aurait même déclaré : « C’est la voiture à laquelle on aboutira naturellement lorsque l’on aura dépassé toutes les vanités automobiles.»
Les formes du P23 sont assouplies chez Renault et les prototypes d’ arborent les formes quasi-définitives. Un plancher plat est adopté, combiné avec des sièges démontables : en cas d'échec commercial, une version utilitaire pourra valoriser le véhicule. Auparavant, toutes les autres études avaient une banquette classique. Ainsi apparaît la caractéristique la plus révolutionnaire de cette automobile[1].
La mise au point doit s’accélérer pour un lancement au printemps 1984. En juin 1983, Renault et Matra signent un accord de coopération prévoyant « l’étude et la fabrication par Matra, à partir d’organes mécaniques Renault, de véhicules commercialisés par le réseau européen de Renault ». En janvier 1984, les modèles de présérie sortent des chaînes Matra à Romorantin. Les modèles de série sont fabriqués à partir de . La Matra P23 est codifiée chez Renault « J11 ».
L'Espace est présenté à la presse en pour une commercialisation en juillet, soit après les Dodge Caravan et Plymouth Voyager commercialisées elles en 1983 et importées en Europe en 1988. La presse de l'époque est enthousiaste : une voiture pouvant transporter jusqu'à 7 passagers à 180 km/h, dans un confort remarquable et dotée d’un Cx de 0,32. Sa modularité ingénieuse étonne, on peut retirer les 5 sièges arrière, ou n’en disposer que 3 et tourner les sièges avant pour créer un salon pour 4 personnes à l’arrêt. Elle mesure 18 cm de moins qu’une R18 mais est plus spacieuse. Son compteur affiche 200 km/h soit 185 réels. La position de conduite haute donne une nouvelle sensation de sécurité.
Elle inaugure le nouveau slogan de Renault : les voitures à vivre. Seulement 9 exemplaires seront vendus le premier mois de commercialisation, en [2],[1]
Deux finitions avec le « moteur Douvrin » de 1 995 cm3 110 ch à carburateur : 2000 GTS et 2000 TSE. La 2000 TSE ajoute un spoiler avec antibrouillards, des jantes en alliage léger 14 pouces (même modèle que Renault 25, mais R25 en 15 pouces), des rétroviseurs électriques, la condamnation par commande à distance, un drap (tissu sur GTS) et une moquette de plus belle qualité à la 2000 GTS.
Tissus intérieurs en fonction des couleurs extérieures :
Dimensions :
La banquette arrière est remplacée par trois sièges indépendants dotés de ceintures de sécurité ventrales à enrouleurs. Deux positions sont possibles sur cette rangée. Dans le coffre, il y a des emplacements pour deux sièges supplémentaires. Ces sièges sont inclinables, repliables et amovibles. En finition TSE, les sièges avant peuvent pivoter sur eux-mêmes, ils sont d’origine R9/R11. La planche de bord est symétrique avec des éléments de la console centrale empruntée à la R9. Tout comme les poignées de portes, manivelles, commodos et poignées de maintien. La boîte à gants est accessible par le dessus du tableau de bord.
L’origine utilitaire de certains des concurrents (fourgons à cabine avancée, moteur central avant, propulsion et essieu rigide) ne joue pas en leur faveur. Les modèles japonais sont dépassés en agrément et en performance par la création de Matra.
Lancement des variantes turbodiesel. Turbo D et Turbo DX dotés d’un 2 068 cm3 de 88 ch. Ces versions ont une calandre proéminente et un pare-chocs avant rallongé.
Apparition d’une version haut de gamme (E3) baptisée 2000-1 pour les modèles essence et diesel. Les passages de roues arrière sont surmontés d’accoudoirs dissimulant des rangements. La sellerie est en velours rayé (sièges avant issus de la R11 Turbo et tissu type Fuego Turbo). Cette appellation est un clin d'œil au film de Stanley Kubrick : 2001, l'Odyssée de l'espace.
D’autres améliorations seront apportées jusqu’à la refonte du P23 en 1988 (version Taxi G7, ambulances, véhicules de société…).
En est présentée l’Espace Phase 2. Les extrémités sont modifiées avec des optiques avant et arrière spécifiques plus arrondies (et davantage conformes au style Renault en vigueur). Le pare-chocs avant intègrent en série sur toute la gamme un spoiler moins bas qu’auparavant.
Le hayon est plus épais et arrondi, la poignée d’ouverture passe sous la plaque d’immatriculation. La calandre est plus proéminente. La longueur passe à 4,36 m, soit un allongement de 10 cm.
La gamme est modifiée. Elle s’articule autour de quatre motorisations :
Le train avant hérité de la Fuego est remplacé par celui de la Renault 25.
Apparition d’une version à transmission intégrale dénommée Quadra. Elle est disponible sur les TXE et 2000-1. C’est une traction intégrale avec un arbre de transmission ultra-léger en matériaux composites pour éviter une surconsommation excessive. Le surpoids n’est que de 75 kg, les performances sont quasiment inchangées. Le gain en adhérence est appréciable.
Intérieurement un ancrage supplémentaire permettant de reculer un peu plus les sièges du dernier rang est ajouté. Ceci est possible grâce au hayon plus profond et bombé. Chaque finition bénéficie d'une nouvelle sellerie.
La gamme reste inchangée jusqu’en 1991. Une série spéciale 2000-1 Connolly est lancée en avec intérieur entièrement en cuir anglais Connolly gris et peinture spécifique gris Pluton, elle possède également des surtapis. Une suspension arrière pneumatique à correcteur d’assiette est proposée en option sur les versions haut de gamme en . La dernière Espace génération P23 sort des chaînes Matra en . La carrière de son successeur P36 peut commencer.
L'Espace P23 aura été vendu à 191 674 exemplaires. Ses ventes seront passées de 2 703 en 1984 à 46 257 en 1990. Sa production sera passée de 23 par jour à plus de 210, en comptant l’usine Alpine de Dieppe en complément à partir de . Les Espace construites à Romorantin ont une plaque ovale avec le numéro de série commençant par T ; celles montées à Dieppe commençant par K. Son règne en Europe et surtout en France fut sans partage, les vraies rivales n'apparaissant en France que vers 1989 : Chrysler Voyager, Ford Aerostar.
Les Renault Espace sont codifiées selon leur finition :
Espace I phase 1 de 1984 à 1987 :
Matra développe un prototype de P23 motorisé avec un V6 PRV, équipé de deux turbocompresseurs et d'un compresseur volumétrique, développant 300 ch. L'idée est de faire un Espace pouvant aller aussi vite que le prototype R21 Turbo ayant battu un record sur un lac gelé en Scandinavie. Le véhicule devait être prêt pour le Salon de l'Automobile de 1988. Le compresseur volumétrique devait se débrayer vers 3000-3500 tr/min et les deux turbocompresseurs prendre le relais. L'étude est faite en partenariat avec Bouhier Engineering. Le projet est arrêté au premier trimestre 1988 par Renault car cela ne correspondait pas à l'image de la « voiture à vivre », slogan Renault de l'époque. Matra étudia à la hâte un autre véhicule, le projet P38, basé sur la mécanique et train roulant de la Renault 19 16S, qui devint la M25, qui ne fut pas prêt pour le Salon.
Modèle | Construction | Moteur | Cylindrée | Performance | Couple | 0 à 100 km/h | Vitesse maximale | Consommation et émissions de CO2 |
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Renault Espace I 2.0 | 01/1988 - 1991 | 4 cylindres en ligne | 1 995 cm3 (2,0 L) |
76 kW (103 ch) à 5 500 tr/min | 162 N m à 3 000 tr/min | 12,6 s | 170 km/h | 8,3 L/100 km |
Renault Espace I 2.0 | 1984 - 1988 | 4 cylindres en ligne J6R |
1 995 cm3 (2,0 L) |
81 kW (110 ch) à 5 500 tr/min | 174 N m à 3 000 tr/min | - | 175 km/h | 8,1 L/100 km |
Renault Espace I 2.0 | 01/1988 - 1991 | 4 cylindres en ligne J7R |
1 995 cm3 (2,0 L) |
88 kW (120 ch) à 5 500 tr/min | 169 N m à 3 000 tr/min | 10,7 s | 175 km/h | 9,7 L/100 km |
Renault Espace I 2.2 | 01/1988 - 1991 | 4 cylindres en ligne J7T |
2 165 cm3 (2,2 L) |
81 kW (110 ch) à 5 000 tr/min | 174 N m à 3 500 tr/min | 175 km/h | 7,2 L/100 km |
Modèle | Construction | Moteur | Cylindrée | Performance | Couple | 0 à 100 km/h | Vitesse maximale | Consommation et émissions de CO2 |
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Renault Espace I 2.1 D | 1984 - 1988 | 4 cylindres en ligne J8S |
2 068 cm3 (2,1 L) |
65 kW (88 ch) à 4 250 tr/min | 181 N m à 2 000 tr/min | - | 160 km/h | 5,1 L/100 km |
Le train avant est de type MacPherson, tandis que le train arrière est en essieu semi-rigide à effet de torsion en section à trèfle ouvert guidé par deux bras longitudinaux et une barre Panhard. Pas besoin de barre antiroulis grâce à l’effet de torsion. C'est une création Matra destinée à assurer la meilleure tenue de route possible aussi bien à vide qu'en charge.
Le châssis est en cage en tôles d’acier embouties traité par galvanisation à chaud. Il se dépose 30 kg de zinc sur une couche de 65 microns. La rigidité est améliorée de 60 % en torsion et 20 % en flexion. Le châssis est comme recouvert d’une soudure continue inoxydable. L'amélioration de la rigidité permet d'utiliser des tôles encore plus fines que celles prévues à l'origine.
La carrosserie est en monovolume en panneaux de polyester stratifié et fibre de verre, avec 4 portes et un hayon. Les versions 2000 TSE ont un spoiler aérodynamique sous le bouclier avant avec projecteurs additionnels, ainsi que des barres de toit. Les optiques avant et arrière proviennent de l’utilitaire Renault Trafic. Le profil des flancs est inspiré des R9 et R11. Les poignées de portes viennent aussi du duo R9/R11.
Au total, ce sont 1 245 000 exemplaires, toutes générations confondues d'Espace qui ont été produits en 30 ans.
Les chiffres de production P23[3] (sortie des chaînes de montage) :
Un Renault Espace I phase 1 apparaît de nombreuses fois dans la série Je te promets, sortie en 2021.