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Président du jury du festival de Cannes | |
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Sandrine Kiberlain (de à ) |
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Distinctions | Liste détaillée Prix Patrick-Dewaere () Chlotrudis Award du meilleur acteur () IFFI Best Actor Award (en) () Prix Lumières du meilleur acteur () Magritte d'honneur () César du meilleur acteur () Los Angeles Film Critics Association Award du meilleur acteur dans un second rôle () Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine |
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Films notables |
Vincent Lindon est un acteur, réalisateur et scénariste français, né le à Boulogne-Billancourt.
Il a notamment été récompensé par le prix d'interprétation au Festival de Cannes 2015 et par le César du meilleur acteur en 2016 pour son rôle dans le film La Loi du marché (2015). En 2021, le film Titane de Julia Ducournau, dans lequel il interprète le rôle principal, obtient la Palme d'or au Festival de Cannes. En 2022, il est président du jury du 75e Festival de Cannes.
En 2024, il remporte la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à la Mostra de Venise pour le film Jouer avec le feu.
Vincent Lindon est issu d'une famille juive ashkénaze[1]. Son arrière-grand-père paternel est Alfred Lindon (né Abner Lindenbaum), un joaillier juif de Cracovie en Pologne[2], qui est aussi collectionneur d'art moderne[3]. Son arrière-grand-mère paternelle est Fernande Citroën, sœur aînée d'André Citroën[3]. Son grand-père Raymond Lindon est premier avocat général à la Cour de Cassation et maire d'Étretat entre 1929 et 1959. Son père Laurent Lindon est dirigeant de l'entreprise Audioline[3]. Son oncle Jérôme Lindon, est patron des Éditions de minuit[3].
Sa mère Alix Dufaure grandit dans la « haute bourgeoisie du 8e arrondissement »[1], puis elle devient journaliste de mode à Marie Claire[4],[5]. Jules Dufaure, Amédée Dufaure et le maréchal Exelmans font partie de ses aïeux[3].
Alors que Vincent Lindon a cinq ans, sa mère divorce pour épouser quelques années plus tard le journaliste Pierre Bénichou[1]. Un séisme pour lui, en partie à l'origine de ses tics[6], qui ne se manifestent pas quand il joue un rôle au théâtre ou au cinéma[7].
Après des études au lycée Victor-Duruy[8], il obtient son baccalauréat C. Il s'inscrit alors en prépa Sup de Co. Comme il s'en lasse au bout de vingt-deux jours, il trouve en 1979 un stage d'aide-costumier sur le tournage du film Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais, où il s'occupe notamment de Gérard Depardieu[9]. Puis il passe un an à New York pour travailler comme assistant chargé de la promotion radio auprès de son oncle, Éric Dufaure, fondateur du label Cachalot Records[10]. De retour à Paris, il est engagé comme machiniste itinérant sur les tournées de l'humoriste Coluche en 1981[11]. Il travaille également aux petites annonces du journal Le Matin de Paris avant d'entrer au cours Florent[12].
Depuis les années 1980, Vincent Lindon a tourné sous la direction de grands réalisateurs français, tels que Claude Sautet, Claude Lelouch, Coline Serreau, Bertrand Blier, Claire Denis, Emmanuel Carrère, Nicole Garcia, Stéphane Brizé, Jacques Doillon, Xavier Giannoli, Julia Ducournau, Alain Cavalier, Mathieu Kassovitz, Benoît Jacquot, Jean-Jacques Beineix, Diane Kurys, Claude Pinoteau, Pierre Jolivet. Un grand nombre de ses films sont devenus des films phares du cinéma français, comme L'Étudiante (1988), La Crise (1992), Fred (1997), Ma Petite Entreprise (1999), Welcome (2009), Pater (2011), La Loi du Marché (2015), Rodin (2017), L’Apparition (2018) ou encore Titane (2021).
En 2005, il obtient le Swann d'or du meilleur acteur au Festival du film de Cabourg pour La Moustache de Emmanuel Carrère.
En 2013, il préside le jury du 39e Festival du cinéma américain de Deauville[13].
En 2015, dans le film La Loi du marché de Stéphane Brizé, il interprète le rôle d'un chômeur, ce qui lui vaut d'être récompensé du Prix d'interprétation masculine lors du 68e Festival de Cannes[14] puis le César du meilleur acteur lors de la 41e cérémonie en 2016. Il s'agit du premier César de sa carrière après cinq nominations infructueuses[15]. Il retrouve Stéphane Brizé avec Un autre monde, film qui sort en salle en mars 2022[16].
En , il est nommé président du jury de la 75e édition du festival de Cannes où il succède à Spike Lee[17].
Vincent Lindon a pendant près de dix ans, durant les années 1980, partagé la vie de Claude Chirac, avant d'avoir une relation amoureuse très médiatisée avec Caroline de Monaco[22]. Il est père de deux enfants, Marcel, né en 1996[5], et une fille, Suzanne, née en 2000 de son union[3] avec Sandrine Kiberlain, rencontrée en 1993 sur le tournage du film L’Irrésolu, ils se séparent en 2004. En 2009, il rencontre Chiara Mastroianni, avec laquelle il aura une liaison amoureuse jusqu'en 2013. En , lors du festival de Cannes dont il est président du jury, il officialise sa relation avec Cécile Duffau, rencontrée quelques années auparavant[23].
Vincent Lindon, atteint du syndrome de Gilles de La Tourette[24],[25], a des tics nerveux qui lui ont valu difficultés et harcèlement dès l'enfance et qu'il affronte dans sa vie personnelle et professionnelle. Ces problèmes n'ont semble-t-il jamais empêché le comédien d'exercer son métier : « Quand je tourne, à partir du moment où on dit moteur, je n'en ai pas » déclarait-il en 1990 dans l'émission de Thierry Ardisson, Lunettes noires pour nuits blanches à l'occasion de la sortie du film de Claude Lelouch, Il y a des jours… et des lunes[26].
En 2002, il cosigne une pétition demandant une « solution rapide et décente aux problèmes fiscaux de Françoise Sagan », condamnée pour une fraude fiscale sur ses revenus de 1994 et devant à l’État 838 469 euros, en considérant que si « Françoise Sagan doit de l'argent à l’État, la France lui doit beaucoup plus : le prestige, le talent, un certain goût de la liberté et de la douceur de vivre »[27].
En 2007, il est proche de François Bayrou lors de la campagne de l'élection présidentielle, et fait même un discours au Zénith, pour le lancement du Modem, devant 6000 personnes[1],[28]. En 2012, il soutient François Bayrou au premier tour et assiste au meeting de François Hollande au palais omnisports de Paris-Bercy lors du second tour de la campagne présidentielle[29].
En , dans le contexte de la pandémie de Covid-19, il défend une tribune sur Mediapart dans laquelle il critique les politiques qui ont selon lui aggravé cette crise[30],[31]. En juin, le comédien suggère une taxe afin de faire contribuer les plus riches à la crise du coronavirus. Nommée « taxe Jean Valjean », elle est portée par certains députés de gauche et pourrait être définie comme une contribution exceptionnelle[32].