TF1

TF1Caractéristiques
Création 6 janvier 1975
Propriétaire Groupe TF1 (Bouygues)
Slogan « Les Français, ensemble »
Format d'image 16/9, SD, Full HD, UHD, 4K (évènementiel)
Langue Français
Pays Drapeau de la France France
Statut Généraliste nationale privée
(depuis le 16 avril 1987)
Généraliste nationale publique
(6 janvier 1975 - 16 avril 1987)
Siège social Tour TF1, 1 quai du Point-du-Jour 92100 Boulogne-Billancourt
Ancien nom Radio-PTT Vision (1935-1937)
Radiodiffusion nationale Télévision (1937-1939)
Fernsehsender Paris (1943-1944)
RDF Télévision française (1944-1949)
RTF Télévision (1949-1964)
Première chaîne de l'ORTF (1964-1975)
Chaîne sœur TF1 Séries Films, Histoire TV, LCI, TFX, TMC, TV Breizh et Ushuaïa TV, Série Club
Site web tf1.fr
Diffusion
Aire Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau d'Andorre Andorre
Drapeau de Monaco Monaco
Drapeau de la Suisse Suisse romande
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Diffusion TNT, satellite, câble, IPTV et Web.
Chronologie
Première chaîne de l'ORTF

Télévision française 1, plus connue sous son sigle TF1 et couramment appelée La Une, est la première et plus ancienne chaîne de télévision généraliste nationale française. Elle a été créée le 6 janvier 1975 pour succéder à la première chaîne de l'ORTF tout juste dissoute. D'abord chaîne du service public, elle est privatisée le 16 avril 1987 et fait désormais partie du groupe TF1, principalement détenu par le groupe industriel Bouygues et dont le président est Rodolphe Belmer depuis le 13 février 2023.

TF1 est la première chaîne de France et même d'Europe en termes d'audience. Elle a cependant vu sa part d'audience divisée par plus de deux en quarante ans notamment à cause de la multiplication des chaînes concurrentes. Depuis sa privatisation, la chaîne est la cible de nombreuses critiques, tant sur le contenu de ses programmes que sur son traitement de l'actualité ou son orientation politique à droite.

À son lancement en 1975, « la Une » exploite toujours principalement le réseau de télédiffusion noir et blanc haute définition 819 lignes de la première chaîne historique, lequel reste en service jusqu'en juillet 1983. Parallèlement, l'utilisation des émetteurs de France Régions 3 lorsque cette chaîne ne diffuse pas d'émission puis la constitution de son propre réseau d'émetteurs complémentaires 625 lignes permet d'étendre progressivement sa diffusion en couleurs au standard SÉCAM, à partir de 1976, région par région. En 1984, l'abandon par la chaîne publique TF1 des canaux VHF à la norme noir et blanc 819 lignes, permet à la chaîne commerciale payante Canal+ de récupérer ce réseau national d'émetteurs, pour son lancement.

La « Une » est diffusée sur la TNT (sauf en France d’outre-mer), le satellite, le câble, la télévision IP et le Web. TF1 est également disponible dans certains pays limitrophes.

La chaîne a été membre de l'Union européenne de radio-télévision depuis sa création, jusqu'en 2022.

Historique de la chaîne

Première chaîne publique (1935-1987)

De Radio-PTT Vision à la fin de l'ORTF (1935-1974) Articles détaillés : Radio-PTT Vision, Radiodiffusion nationale Télévision, Fernsehsender Paris, RDF Télévision française, RTF Télévision et Première chaîne de l'ORTF.

Après quatre ans d'expérimentations, la première émission télévisée publique française est diffusée le 26 avril 1935 sur la toute nouvelle chaîne Radio-PTT Vision,,. Unique chaîne de télévision en France pendant 28 ans, la première chaîne a souvent changé de nom : elle devient Radiodiffusion nationale Télévision en 1937, Fernsehsender Paris (Paris-Télévision) sous l'Occupation en 1943, RDF Télévision française à la Libération de Paris en 1944 et RTF Télévision en 1949. Après la création d'une seconde chaîne de télévision en 1964, elle est renommée première chaîne de la RTF avant de devenir la première chaîne de l'ORTF quelques mois plus tard.

Élu en mai 1974, le président de la République française Valéry Giscard d'Estaing considère l'Office de radiodiffusion-télévision française comme une organisation tentaculaire et ingouvernable. Ainsi, le 31 décembre 1974, l'ORTF est démantelé en sept sociétés par la loi no 74-696 du 7 août 1974 : une société nationale de programmes de radio — Radio France —, trois sociétés nationales de programmes de télévision — Télévision française 1 (TF1), Antenne 2 (A2) et France Régions 3 (FR3) — et trois établissements publics — Télédiffusion de France (TDF), Société française de production (SFP) et Institut national de l'audiovisuel (INA) — voient le jour,,.

Télévision française 1 (1975-1986)

La société nationale de programmes Télévision française 1 (TF1) est créée le 1er janvier 1975. Le sociologue Jean Cazeneuve, ancien président du comité des programmes de l'ORTF, est nommé président de la nouvelle première chaîne. Il prend le journaliste Claude Villedieu comme directeur de cabinet et fait appel à l'ancien directeur général de la troisième chaîne couleur de l'ORTF, Jean-Louis Guillaud, pour occuper les mêmes fonctions et construire la grille des programmes. Ce dernier amène avec lui l'essentiel de son ancienne équipe, dont Éliane Victor, Christian Bernadac qui a créé la nouvelle rédaction de la première chaîne, et Christophe Izard qui prend la direction de l'unité jeunesse. C'est Jean-Louis Guillaud qui donne son nom à la chaîne en se rappelant de la dénomination utilisée par l'Union européenne de radio-télévision (UER).

TF1 commence sa diffusion le 6 janvier 1975 à 10 h 30. La speakerine Denise Fabre annonce la naissance de la chaîne à 12 h 30 et Danièle Gilbert présente la nouvelle émission de la mi-journée intitulée Midi Première. Le soir-même dans son émission Première, Georges de Caunes présente aux téléspectateurs la nouvelle grille des programmes et les visages de la chaîne qui se veut populaire et familiale,,. La chaîne ne diffuse alors que 60 heures de programmes par semaine. TF1 se lance dans une course à l'audience avec ses deux concurrentes, car ses revenus dépendent de la publicité et de la redevance audiovisuelle, toutes deux en partie liées à ses résultats.

Diffusion simultanée en noir et blanc et en couleur

Exploitant le réseau d'émetteur de la première chaîne historique française, TF1 est confrontée à une problématique technique majeure. En 1975, bien que certains Français disposent de 2,6 millions de téléviseurs couleur, l'écrasante majorité ne possède qu'un récepteur noir et blanc, soit plus de 12 millions d'appareils. TF1 exploite les émetteurs en haute définition noir et blanc à 819 lignes, principalement dans la bande VHF alors que ses concurrentes nationales Antenne 2 et FR3 utilisent des émetteurs en bande UHF au standard couleur SECAM.

Depuis 1956, l'ingénieur français Henri de France a développé et perfectionné le standard SECAM. Il a tenté de l'associer à la norme haute définition noir et blanc française en 819 lignes. Mais au cours de l'année 1960, Henri de France abandonne ses développements pour adapter son système SECAM à la haute définition 819 lignes, alors que la deuxième chaîne nationale française adopte officiellement la norme européenne à 625 lignes. Pour des motifs de coûts industriels et de complexité technique, l'abandon du format noir et blanc s'impose. Toutefois, du fait que le parc de téléviseur couleur reste très minoritaire, TF1 choisit une formule de diffusion simultanée qui va se dérouler durant près d'une décennie, de 1975 à 1984.

À partir du 1er septembre 1975, TF1 utilise le réseau de diffusion SECAM de France Régions 3 (FR3) pour diffuser ses émissions de l'après-midi en couleur sur tout le territoire métropolitain. En contrepartie , l'accord entre les deux sociétés de télévision nationales, prévoit que la première chaîne fasse travailler les centres régionaux de production de FR3.

Pour s'adapter au nouveau système de production vidéo, TF1 élimine progressivement ses caméras, régies et dispositifs de traitement en noir et blanc 819 lignes pour les remplacer par des équipements en 625 lignes et en couleur. Pour continuer à desservir les téléspectateurs équipés uniquement en noir et blanc, une régie parallèle et distincte exploite les signaux de quelques émissions encore produites en noir et blanc 819 lignes mais se contente le plus souvent, d'utiliser une conversion optique au médiocre rendement : une caméra fixe à 819 lignes filme un écran moniteur professionnel 625 lignes synchronisé. Cette formule de duplication simultanée des émissions noir et blanc en 819 lignes et 625 lignes en couleur de TF1 se poursuit jusqu'en 1983; l'opération de transition vers le tout 625 lignes représente une forte somme pour l'époque, soit 800 millions de francs.

Il faut attendre le 20 décembre 1975, pour que TF1 exploite son tout premier émetteur couleur, sur la région parisienne. À 20h, Jean-Claude Bourret annonce en ouverture du journal télévisé TF1 Actualités le passage de la chaîne à la couleur en Ile-de-France, grâce à une retransmission complémentaire sur un nouveau quatrième réseau UHF à 625 lignes.

Huit ans après la deuxième chaîne de l'ORTF (devenue Antenne 2), TF1 passe enfin à la couleur et fête l'événement en tirant un feu d'artifice à 20 h du sommet de la tour Eiffel. Le choix technique de la duplication a été jugé bien moins coûteux que la conversion par un conseil interministériel et permet de maintenir un signal en noir et blanc à 819 lignes jusqu'à la disparition des récepteurs les plus anciens fixée à 1983,.

Chaque région métropolitaine passe successivement à la couleur, jusqu'à l'extinction du dernier émetteur en noir et blanc à 819 lignes installé au sommet de la Tour Eiffel le 19 juillet 1983,,.

En 1985, soit dix années après les premières émissions de TF1 en 625 lignes SECAM, les Français possèdent très majoritairement désormais des écrans couleur, soit plus de 13 millions, contre seulement environ 5,5 millions de récepteurs noir et blanc jusqu'en 1993.

Changements de direction

En 1978, Jean-Louis Guillaud succède à Jean Cazeneuve au poste de PDG de TF1.

Avec l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand en mai 1981, le gouvernement de gauche décide de nommer de nouveaux présidents à la tête des sociétés nationales de programmes de télévision. Jacques Boutet devient le nouveau PDG de TF1 le 23 juillet 1981. La programmation prend alors un tournant plus culturel de nouvelles têtes proches de la gauche apparaissent à l'écran comme Christine Ockrent, Michel Polac et Frédéric Mitterrand, tandis que d'autres jugées proches de la droite sont écartées comme Danièle Gilbert et Jean-Pierre Elkabbach. Mais ce changement d'orientation est boudé par le public populaire et familial de la chaîne, ce qui entraîne dès la saison 1982-1983, une brusque chute de l'audience et sa rétrogradation à la seconde place, derrière Antenne 2.

La loi no 82-652 du 29 juillet 1982 abolit le monopole d'État de la programmation — la communication audiovisuelle est désormais considérée comme libre — et crée la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) qui est chargée de réguler le secteur de l'audiovisuel,. En septembre 1982, Jacques Boutet est remplacé par Michel May à la présidence de TF1 qui est alors dans un mauvais état financier. Mais ce dernier ne parvient pas à redresser les comptes et finit par démissionner en juin 1983. Le 14 juillet, Hervé Bourges est nommé PDG de TF1 avec l'intention d'en refaire « une grande chaîne populaire ». Il met à l'antenne des présentateurs vedettes tels que Patrick Sabatier, Patrick Sébastien, Stéphane Collaro et même Bernard Tapie pour le divertissement, et Claude Sérillon, Bruno Masure et Yves Mourousi pour l'information. Les choix et la méthode d'Hervé Bourges ne font pas l'unanimité — la culture a laissé la place à des programmes jugés plus racoleurs —, mais l'audience de TF1 se redresse, gagnant 4 millions de téléspectateurs en un an,.

Depuis plusieurs années TF1 voit son déficit s'accroître: 10 millions de francs en 1983, 18 millions de francs en 1984 et 103,7 millions de francs en 1985. Depuis 1985, et sur recommandation de la Haute Autorité, la chaîne est autorisée à faire appel au parrainage et à la coproduction. Ainsi Tournez manège et Cocoricocoboy seront respectivement sponsorisés par Télé Poche et Orangina. Cependant, les contraintes imposées par la Haute Autorité pour limiter toutes dérives, amèneront Orangina à mettre vite fin à sa collaboration avec Collaro. C'est dans ce contexte que La Roue de la fortune voit le jour le 5 janvier 1987 à 18h45 sur la première chaine sous l'impulsion de la directrice des programmes de l'époque, Marie-France Brière. Le lessivier Unilever a cédé les droits à TF1, en échange d'espaces publicitaires d'une valeur de 90 000 francs par jour,. La production du jeu ne coûte à la chaîne que 100 000 francs la demi-heure, contre 1 million de francs pour 1 heure de Cocoricocoboy la saison précédente. Peu après sa mise à l'antenne, le jeu oscille entre 26 et 30 points d'audience.

Première chaîne privatisée (depuis 1987)

Article connexe : Groupe TF1. Privatisation (1986-1987)

De 1984 à 1986, le paysage audiovisuel français évolue fortement avec le lancement de trois nouvelles chaînes de télévision privées : Canal+ (Havas), La Cinq (Fininvest) et TV6 (Publicis/Gaumont/NRJ). En mars 1986, le tout nouveau gouvernement Jacques Chirac décide de privatiser l'une des trois chaînes publiques. Le 14 mai, le ministre de la Communication, François Léotard, annonce à l'Assemblée nationale que le choix s'est posé sur la chaîne TF1 alors qu'au départ, il était plutôt question d'Antenne 2. La première chaîne apparaît plus apte à faire face à la concurrence, mais est aussi considérée comme plus à gauche par la majorité de droite,. Le lendemain, le Premier ministre Jacques Chirac justifie son choix devant l'Assemblée nationale. Le prix est fixé à 4,5 milliards de francs, dont 3 milliards à la charge de l'actionnaire principal. Une loi est votée le 30 septembre, pour permettre de vendre 50 % du capital de la chaîne à un groupe privé tandis que les 50 % restant seront proposés aux salariés et au public.

Plusieurs entreprises se montrent intéressées par TF1 : le groupe italien Fininvest de Silvio Berlusconi, le groupe de BTP Bouygues de Francis Bouygues, le groupe de presse Hachette de Jean-Luc Lagardère, les groupes de presse respectifs de Robert Hersant, Daniel Filipacchi et Robert Maxwell, ainsi que l'homme d'affaires Bernard Tapie. Robert Hersant et Silvio Berlusconi s'étant vus attribuer La Cinq, Filipacchi ayant abandonné, il ne reste plus en avril 1987 que deux candidats à la reprise : d'un côté, un consortium mené par le groupe Bouygues rejoint notamment par Robert Maxwell et Bernard Tapie, de l'autre le groupe Hachette qui se retrouve seul depuis le départ de son partenaire Havas mais reste le favori du gouvernement. Hachette tente de s'associer avec la BNP mais Bouygues dénonce un conflit d'intérêts car c'est cette banque qui lui a fait l'audit de TF1 pour lui donner un prix d'achat. La BNP doit se retirer pour ne pas risquer l'annulation de toute la procédure de privatisation. Les auditions des deux groupes repreneurs par la CNCL sont diffusées en direct sur TF1 et chacun d'eux expose aux membres de la commission son projet où il est beaucoup question du « mieux-disant culturel » prôné par le ministre de la Communication François Léotard,,,,.

Le 6 avril 1987, la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL) choisit à la surprise générale le consortium mené par le groupe Bouygues — composé des groupes de Robert Maxwell et de Bernard Tapie, des Éditions mondiales, du magazine Le Point, de la GMF et de plusieurs banques. Le 15 avril 1987 est diffusée Y'en a qu'une c'est la Une, une émission spéciale faisant la transition entre Hervé Bourges et Francis Bouygues, le nouveau patron de la une. Le 16 avril, Francis Bouygues remet un chèque de 3 milliards de francs au ministre des finances Édouard Balladur,,,,. Le nouveau groupe TF1 obtient une concession de dix ans pour la diffusion de sa chaîne sur le premier réseau national hertzien, et se dote d'une régie publicitaire intitulée TF1 Publicité. Il entre en bourse le 24 juillet 1987 au cours de 165 francs l'action. La chaîne TF1 n'est alors financée plus que par la publicité télévisée.

Le président Mitterrand émet le souhait de renationaliser TF1 après sa victoire en mai 1988. Cependant, il abandonne rapidement l'idée, car il sait que son nouveau Premier ministre Michel Rocard refuserait.

L'ère Patrick Le Lay / Étienne Mougeotte (1987-2007)

À la suite du rachat de la chaîne, Francis Bouygues en devient le président-directeur général et Patrick Le Lay le vice-président. Mais les salariés de la chaîne subissent ce changement de statut de leur employeur avec suspicion : nombre de journalistes usent de leur clause de conscience pour la quitter, et la plupart des animateurs-vedettes de TF1 tels que Patrick Sabatier, Patrick Sébastien, Stéphane Collaro et Philippe Bouvard partent sur La Cinq à la rentrée 1987. En 1988, Francis Bouygues confie la présidence du groupe à Patrick Le Lay tandis que la direction des programmes est confiée au vice-président Étienne Mougeotte, qui avait pourtant travaillé sur le rachat de TF1 pour le concurrent Hachette. Le 2 février 1990, TF1 dévoile son nouveau logo bleu-blanc-rouge, encore utilisé aujourd'hui. Bien décidé à rentabiliser son investissement, Bouygues charge ses équipes de réorganiser la chaîne, jusque là très cloisonnée, pour qu'elle rapporte. Grâce à des augmentations, les syndicats suivent. Commencent les « années dorées », symbolisées dès 1992 par la construction de la tour TF1.

Au cours des années 1980 et 1990, de nouveaux programmes de divertissement sont mis à l'antenne tels que le Club Dorothée de Dorothée, Sacrée Soirée de Jean-Pierre Foucault et Ciel, mon mardi ! de Christophe Dechavanne, tous devenus « culte ». La chaîne lance également Ushuaïa, une émission sur les sports extrêmes que son animateur, Nicolas Hulot, fait progressivement évoluer vers un magazine consacré à la découverte des paysages naturels autour du monde. Outre les jeux télévisés comme Le Juste Prix, La Roue de la fortune et Une famille en or, la chaîne fait la part belle aux reality show (télévérité) comme Perdu de vue et Témoin numéro 1, animés par Jacques Pradel et Sans aucun doute de Julien Courbet. Enfin, elle lance de nombreux programmes de fiction : Navarro, Julie Lescaut, Les Cordier, juge et flic, Une famille formidable et les séries d'AB Productions accompagneront les téléspectateurs pendant des années. L'information est quant à elle incarnée par de nouveaux visages : Patrick Poivre d'Arvor, Jean-Pierre Pernaut et Claire Chazal,. Le premier réunit en moyenne 10 millions de téléspectateurs chaque soir, dominant largement les chaînes concurrentes. TF1 redevient la première chaîne de France en termes d'audience avec plus de 40 % de part de marché.

Dans les années 1990, les femmes sont nombreuses aux postes de direction de la chaîne : Claude Cohen dirige la publicité, Corinne Bouygues s'occupe des annonceurs, Michèle Cotta gère l'information, Dominique Cantien les programmes, Pascale Breugnot les divertissements et Catherine Grandcoing le marketing et la prospective. À l'écran, outre Claire Chazal et Anne Sinclair, des femmes reporters sont starisées, comme Catherine Jentile, Marine Jacquemin et Valérie Nataf.

En juillet 1996, le CSA renouvelle la concession de diffusion TF1 pour une durée de cinq ans. Toutefois, les programmes de la chaîne ne respectant pas vraiment l'esprit du « mieux disant culturel » annoncé lors de la privatisation, l'association « Changez la Une » et le syndicat national des journalistes (SNJ) déposent en vain un recours devant le Conseil d'État contre l'absence d'appel à candidatures lors du renouvellement de la concession. Par la suite, la concession est renouvelée à chaque fois automatiquement sans provoquer de remous.

De la fin des années 1990 au début des années 2000, TF1 lance de nouveaux jeux télévisés (Le Bigdil, Qui veut gagner des millions ?, Attention à la marche !, À prendre ou à laisser) et des programmes d'information (Sept à huit). La chaîne se met également à la téléréalité avec Star Academy et Koh-Lanta. Elle continue aussi à diffuser des fictions comme la mini-série Le Comte de Monte-Cristo réalisée par Josée Dayan. Cependant, les audiences de la première chaîne baissent année après année.

Le 31 mars 2005, la Télévision numérique terrestre (TNT) est lancée en France. Les Français reçoivent désormais 14 chaînes, au lieu de sept précédemment. Comme les autres chaînes historiques, TF1 subit de plein fouet l'éparpillement des téléspectateurs et voit son audience chuter de plus de 7 points en seulement 5 ans. En 2008, elle passe sous la barre des 30 % de part de marché pour la première fois de son histoire. Ce repli a évidemment des répercussions sur le chiffre d'affaires qui plonge et la chaîne se voit obligée de lancer son premier avertissement sur ses résultats en 2009,.

L'ère Nonce Paolini (2007-2016)

Le 22 mai 2007, Nonce Paolini succède à Patrick Le Lay au poste de président directeur général du groupe TF1. Il remet en cause toute la philosophie d'entreprise en mettant fin à la politique de surenchère de la chaîne. Il déleste les effectifs de tous les gros salaires en coulisses tels que Takis Candilis, Charles Villeneuve, Robert Namias ou Jean-Claude Dassier et se sépare des animateurs vedettes à l'antenne. Le départ le plus emblématique est celui de Patrick Poivre d'Arvor, brutalement débarqué de la présentation du journal de 20 heures après 21 ans de service,.

Nonce Paolini réduit également les investissements dans les programmes, cherchant plutôt à privilégier la rentabilité. Cela se traduit par une suppression de multiples programmes de divertissement, d'information ou de jeux, lancés sous l'ère Patrick Le Lay à l'aube des années 2000 : ainsi la populaire Star Academy est arrêtée après avoir terminé sa huitième saison sur la chaine, Le Droit de savoir est supprimée mi-2008, l'émission étant jugée par Nonce Paolini comme "ne correspondant pas à ma philosophie des programmes". La Méthode Cauet, décrite comme "usée" par Laurent Storch, le nouveau directeur des programmes de la chaine, passe à la trappe en fin d'année 2008. L'Île de la tentation voit sa dernière saison s'achever à l'été 2008, dépeinte par le patron de la chaine comme étant "une vaine transgression". Souffrant de la popularité croissante d'internet, Vidéo Gag disparaît en juin 2008, et le Maillon faible à l'été 2007. Ainsi le coût de grille est passé de 1 milliard d’euros pour TF1 seule en 2007 à 956 millions pour les quatre chaînes gratuites du groupe en 2015.

TF1 renouvelle, quand même, une bonne partie de sa grille avec le lancement de nouvelles émissions dans la téléréalité (Secret Story), les concours (The Voice : La Plus Belle Voix, Danse avec les stars, MasterChef), les jeux télévisés (Les Douze Coups de midi, Money Drop) et la fiction (Profilage, Falco). Mais la chaîne se repose surtout sur les séries américaines, moins chères que des productions originales. TF1 perd la culture de l'événement et se différencie de moins en moins de ses concurrentes de la TNT. Ainsi son audience continue de baisser et passe pour la première fois sous la barre des 25 % en 2010,,.

Si TF1 a perdu de sa superbe sous la direction de Nonce Paolini, elle reste la première chaîne européenne et se trouve désormais au centre d'un groupe puissant, qui rassemble plusieurs chaînes et a su mettre en place une stratégie de diversification.

L'ère Paolini reste marquée par une réduction des effectifs (dont de nombreux présentateurs vedette) et des dépenses, mettant fin à ce qui a été considéré comme l'âge d'or des années 1990-2000.

L'ère Gilles Pélisson (2016-2022)

Le 19 février 2016, Gilles Pélisson devient le nouveau président directeur général du groupe TF1.

Le 6 septembre 2017, TF1 commence la commercialisation spécifique de ses espaces publicitaires en Belgique via la régie publicitaire Transfer. C'est le second décrochage publicitaire de la chaîne, après celui existant en Suisse depuis plusieurs années. Les deux grands groupes de télévision belges francophones RTL Group et RTBF craignent de voir leur chiffre d'affaires baisser de façon significative,.

TF1 renouvelle quand même une bonne partie de sa grille avec le lancement de nouvelles émissions comme Mask Singer, District Z, Famille nombreuse la vie en XXL, The Wall, Ninja Warrior ou encore La Chanson secrète. TF1 renouvelle aussi ses animateurs en accueillant Camille Combal, Grégoire Margotton, Anaïs Grangerac, Tatiana Silva et Marie-Sophie Lacarrau. TF1 relance également des émissions comme Qui veut gagner des millions ?, Star Academy et Une famille en or. Côté fiction, TF1 lance plusieurs mini-séries (Les Bracelets Rouges, Le Bazar de la Charité, HPI, Les Combattantes, , etc.) mais aussi des unitaires (Jacqueline sauvage, Le Premier Oublié, etc.). À noter également que la série française Balthazar avec Tomer Sisley a été la plus suivie en 2018, 2020 et 2021, 2022 (hors HPI) (format 2 × 52 ') et des nouvelles séries américaines (Good Doctor, S.W.A.T., Manifest et The Resident) font tout de même un beau petit succès. Gros changements aussi à 19 h car TF1 a décidé d'enlever les jeux quotidiens pour mettre en place le feuilleton Demain nous appartient. À la suite du succès du premier feuilleton, TF1 commande un deuxième feuilleton nommé Ici tout commence dans la case stratégique de 18 h 30. TF1 propose donc une heure de fiction française tous les jours.

Malgré tous les efforts de la part de TF1, les audiences chutent et en 2019, la chaîne passe sous les 20 % de part d'audience pour la première fois de son histoire.

Les résultats financiers sont annoncés fin 2019 et dévoilent des signes d'encouragement : le taux de marge opérationnelle passe à deux chiffres (10,8 % contre 8,7 % l'année précédente) pour la première fois depuis 2011. Sur l'année 2019, TF1 annonce un chiffre d'affaires consolidé de 2,337 milliards d'euros et maintient une bonne dynamique malgré des recettes publicitaires en baisse, 2018 ayant été plus élevé grâce, particulièrement, à la Coupe du monde de football diffusée sur l'antenne de TF1,.

Fin mai 2020, TF1 est condamné par le conseil des Prud'hommes à verser 700 000 euros à Bruce Frankel, un de ses anciens collaborateurs pendant 37 ans (1981-2017). TF1, qui a fait appel de la décision, a été reconnu coupable de « licenciement sans cause réelle et sérieuse, travail dissimulé et discrimination ».

En pleine crise sanitaire liée au Covid-19, TF1 déplore une baisse de 64,2 % de son bénéfice net à 38,4 millions d'euros au cours de son premier semestre 2020, soit une baisse par trois en comparaison avec 2019,. Par ailleurs, le chiffre d'affaires est en recul de 22,9 % à 883,5 millions d'euros.

Le 17 mai 2021, les groupes TF1 et M6 se déclarent en négociation exclusive en vue d'une fusion, projet soutenu par Bouygues et RTL Group qui détiendront respectivement 30% et 16% du nouvel ensemble,. Quelques semaines après l'annonce de la fusion, TF1 publie des chiffres très favorables, portés par le rebond de la publicité qui augmente de 31 % par rapport à 2020. Le chiffre d'affaires du premier semestre 2021 augmente de 28 % à 1,13 milliard d'euros. Néanmoins, en septembre 2022, les groupes TF1 et M6 annoncent l'abandon de leur projet de fusion, en raison d'importantes concessions qui leur avaient été demandées par l'Autorité de la concurrence (chaque groupe aurait dû se séparer d'une de ses chaînes gratuites pour que la fusion fût autorisée).

En septembre 2021, TF1 annonce avoir obtenu les droits de diffusion de la coupe du Monde de rugby à XV 2023 qui sera organisée en France.

En juin 2022, TF1 annonce la cession de sa filiale Gamned!, spécialiste de la vente automatisée d'espaces publicitaires numériques, au fonds d'investissement HLD.

L'ère Rodolphe Belmer (depuis 2023)

Le 13 février 2023, Rodolphe Belmer, ancien de Canal +, prend la suite de Gilles Pélisson à la tête de TF1. De tout nouveaux visages font leurs apparitions à l'antenne, avec l'arrivée de Isabelle Ithurburu et de Bruce Toussaint. De nouvelles séries à succès sont diffusée à l'image de Master Crimes ou encore Panda. Côté divertissement, le succès du retour de la Star Academy permet à TF1 d'envisager une nouvelle saison de Secret Story en 2024.

Fin 2023, la chaîne annonce coup sur coup le lancement d'une matinale présentée par Bruce Toussaint à partir de janvier 2024, le retour du feuilleton Plus belle la vie sur son antenne après 18 années de diffusion sur France 3 et la création d'un service de streaming intitulé TF1+.

En 2023, soulagé par l'arrêt de la plateforme Salto, TF1 enregistre un bénéfice net à 191,3 millions d'euros, en hausse de 9 % par rapport à 2022 (- 21,8 %, à 176 millions d'euros).

Identité visuelle

Habillage d'antenne

Le premier logo de TF1 de 1975 à 1984, l'habillage d'antenne ainsi que les génériques d'émissions sont l'œuvre de Catherine Chaillet qui avait auparavant habillé la troisième chaîne de l'ORTF dont l'indicatif d'ouverture d'antenne rappelle fortement celui de TF1 de 1975. En 1976, TF1 se dote de nouveaux indicatifs d'ouverture et de fermeture plus colorés créés par l'agence californienne Robert Abel and Associates (en) et dont la musique très rythmée est composée par Vladimir Cosma. Les Tifins, petits animaux créés par Catherine Chaillet et qui avaient la forme des trois lettres du logo TF1, font leur apparition en janvier 1977 comme interlude diffusé avant le journal télévisé TF1 Actualités ou les émissions jeunesse jusqu'en décembre 1981,.

En 1982, un nouveau jingle pub de TF1 remplace l'ancien resté inchangé depuis 1975.

L'identité visuelle de TF1 est modifiée le 1er janvier 1985 afin de moderniser l'image de la chaîne qui s'essouffle face à la concurrence. Il s'agit de montrer le nouveau visage de la Une. Tout en gardant la typographie créée par Catherine Chaillet, le nouveau logo perd ses couleurs au profit de lamelles bleues en 3D destinées à lui donner de la profondeur. L'idée est que TF1 prenne appui sur ses fondations établies en 1975 tout en s'inscrivant dans son époque avec une touche de modernité. L'ouverture d'antenne de la chaîne change également le 1er janvier 1986. Réalisée par David Niles, elle est composée d'animations faisant la part belle à des figures géométriques en 3D mettant en avant ce que propose la chaîne : du cinéma, du divertissement, du sport, de l'information et de la culture, le tout sur une musique synthétique accompagnant cette idée d'un TF1 souhaitant reprendre son statut de numéro 1. C'est Bruno Masure qui présente en exclusivité ce nouveau générique à la fin du journal de 20h du 31 décembre 1985. Le 6 janvier 1987, une dernière modification est apportée au logo historique de TF1 en plaçant celui-ci devant un triangle jaune afin de dynamiser encore l'antenne et valoriser ainsi la chaîne avant sa privatisation.

Le 16 avril 1987, à la suite de la privatisation, l'habillage d'antenne est pris en charge par TF1 Publicité Production. Le 1er juillet 1989, la chaîne adopte un nouvel habillage d'antenne de transition plus sobre dans lequel son logo historique cède la place à une simple mention de TF1 en police Futura Light. En Septembre de la même année, la chaîne change à nouveau son jingle pub avec la mention TF1 en police Gill Sans Ultra Bold, celle qui sera utilisée dans le nouveau logo tricolore alors en préparation. Le générique du journal est également réorchestré et le décor du plateau fut modifié pour faire apparaître la régie derrière le présentateur. Le 2 février 1990, TF1 dévoile son nouveau logo bleu-blanc-rouge, encore utilisé aujourd'hui et créé par l'agence britannique Lambie-Nairn (en).

Le 11 septembre 1991, la chaîne modifie son habillage d'antenne et ses jingles pub aux tons majoritairement bleus et rouges, traduisant visuellement le nouveau logo bleu et rouge crée un an plus tôt, mais aussi son orientation divertissement haut de gamme. En septembre 1993, la chaîne modifie une nouvelle fois son habillage d'antenne et ses jingles pub.

Le 2 septembre 1995, la chaîne change d'habillage, le nouveau étant conçu par l’agence Gédéon.

Le 31 décembre 1999, TF1 met à l'antenne un nouvel habillage confié à l'agence View. Il s'agit d'un habillage à onglet dans lequel le logo apparaît. Les jingles pubs mettent en scène les trois lettres P.U.B en police Eurostile avec en bruitage des voix féminines et Noël 2003 et 2004 avec en bruitage des voix enfants. Les jingles de transition mettent en scène des flèches. Au départ, ces jingles avaient un fond noir. Durant les étés 2000, 2001 et 2002, ces derniers sont dotés d'un fond de couleur variable (bleu, orange, rose…). De mi-2003 au 10 juillet 2006, ils passent à un fond blanc.

Le 10 juillet 2006, TF1 dévoile un nouvel habillage réalisé par l'agence américaine Aerodrome Pictures (en) et adapté par l'agence française Naked, le logo conserve son design à l'identique mais ses couleurs bleus et rouges deviennent très foncées. Les bandes annonces sont basées sur un mur de projecteurs, des jeux de lumières et des mouvements de caméra. Les jingles pub conservent le même concept que précédemment avec des saynètes axées autour des 3 lettres P.U.B. La police d'écriture utilisée sera Helvetica Inserat. À partir du 17 novembre 2008, la chaîne incruste son logo en blanc transparent sur tous ses programmes pour lutter contre le piratage. Le 19 avril 2010, la chaîne fait évoluer en douceur son habillage, notamment sur la profondeur de champ, pour pouvoir le conserver quelques années supplémentaires.

Le 28 septembre 2013, la chaîne met à l'antenne un nouvel habillage réalisé par l'agence Naked. Les bandes-annonces fonctionnent sur un système d'animation de lamelles avec une nouvelle typographie (Avant Garde) utilisée en plusieurs graisses. De nouveaux jingles pub ont été développés dans la même ligne que les précédents. Le logo de la chaîne est également modifié avec l'ajout d'un fondu entre le bleu et le rouge,.

Cet habillage reste en place pendant 7 ans, avant un changement en profondeur le 6 janvier 2021, à l'occasion des 46 ans de la chaîne. Ainsi, l'habillage visuel, toujours réalisé par l'agence Naked, devient simplifié et est épuré de son système de lamelles, et les jingles pub ainsi que l'habillage des bandes annonces évoluent. L'habillage sonore de la chaîne évolue également, réalisé par l'agence Start Rec et tournant autour de quatre notes rappelant l'identité sonore précédente. Cependant, malgré ces modifications, le logo demeure le même,.

Logos

Autres Indicatifs et variantes du logo de TF1 TF1 HD TF1 3D  

Slogans

Organisation

Direction

De sa création le 1er janvier 1975 à sa privatisation le 6 avril 1987, TF1 est dirigée par un président-directeur général (PDG). Depuis que la chaîne est privée, elle est dirigée par le PDG du groupe TF1, parfois assisté d'un vice-président ou d'un directeur général. Jusqu'aux années 2010, les différentes directions (programmes, information, sports...) concernaient seulement la chaîne TF1, mais à la suite de l'extension du groupe TF1, leur périmètre a été étendu à toutes les chaînes du groupe (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI).

Présidents-directeurs généraux

Autres dirigeants de la chaîne TF1

Vice présidents / Directeurs généraux

Directeurs généraux de l'antenne et des programmes Directeurs de l'antenne Directeurs des programmes Directeurs des programmes de flux (variétés, jeux et divertissements) Directeurs des programmes jeunesse

Directeurs de la fiction française

Directeurs de l'information

Directeurs des opérations spéciales

Directeurs des sports

 

Capital

De sa création le 6 janvier 1975 à sa privatisation le 6 avril 1987, la société nationale de programme Télévision française 1 (TF1) était une société nationale publique d'État détenue à 100 % par l'État français.

Depuis sa privatisation le 6 avril 1987, la société Télévision française 1 (TF1) est une société anonyme détenue à 100 % par le groupe TF1. Ce dernier, côté à la bourse Euronext Paris, est une filiale du groupe industriel français Bouygues.

Au 10 octobre 2019, le capital est ainsi réparti :

Nom %
Bouygues 43,6 %
TF1 (plan épargne salariés) 7,18 %
Harris Associates 6,21 %
CDC Entreprises 2,00 %
CNP Assurance 0,97 %
Lombardia Capital Partners 0,32 %
Allianz Global Investors 0,17 %
BNP Paribas Asset Management. 0,056 %
Voya Investments 0,049 %
Pilgrim Advisors 0,049 %

Données financières

Le budget de la société nationale de programme TF1 était de 1,18 milliard de francs en 1979 et de 2,5 milliards de franc en 1986 avec un résultat déficitaire de 85 millions cette même année. Son financement était assuré pour 40 % par une part de la redevance audiovisuelle et pour 60 % par les revenus de la publicité de marque diffusée sur son antenne par la Régie française de publicité.

Depuis sa privatisation le 6 avril 1987, TF1 ne perçoit plus la redevance et n'est plus financée que par la publicité commercialisée par sa régie TF1 Publicité. Le coût du spot publicitaire de trente secondes sur TF1 varie selon l'audience, c'est-à-dire selon les horaires et les programmes. En 2014, il est d'environ 40 000 € pour un programme d'avant-soirée, et entre 100 000 et 150 000 € pour une série télévisée ou un film à succès en première partie de soirée. Lors des évènements très suivis comme les compétitions sportives, le prix peut s'envoler : par exemple, le spot lors de la demi-finale des Bleus de l'Euro 2016 coûtait 225 000 €.

Sièges

Le premier siège de Télévision Française 1 (TF1), ainsi qu'une partie de ses studios, étaient situés au 13-15 rue Cognacq-Jay dans le 7e arrondissement de Paris, siège historique de la télévision française depuis les années 1940,,. Toutefois, pour mieux assurer l'indépendance des établissements et des sociétés créés par la loi du 7 août 1974, le gouvernement avait insisté pour que les sièges sociaux des sociétés soient nettement individualisés. C'est ainsi que TF1 avait abandonné une partie de ses activités à la Maison de la Radio pour installer son siège administratif dans des locaux plus modernes et spacieux au pied de la Tour Montparnasse au 17 rue de l'Arrivée dans le 15e arrondissement de Paris, les studios de télévision demeurant rue Cognacq-Jay.

Le siège actuel de TF1 est situé depuis le 1er juin 1992 dans la Tour TF1 au 1 quai du Point du Jour à Boulogne-Billancourt, au sud-ouest de Paris mais rue Cognacq-Jay à Paris va rester la régie de diffusion jusqu'au 5 septembre 1993, le long de la Seine. Construite par le groupe Bouygues, propriétaire de TF1, la tour compte 14 étages.

Programmes

Voir la catégorie : Émission diffusée sur TF1.

Chaque jour, TF1 diffuse deux sessions d'information : le Journal de 13 heures et le Journal de 20 heures. L'information est également présente à travers plusieurs magazines tels que 7 sur 7 (1981-1997), Reportages (depuis 1987), Le Droit de savoir (1990-2008), Combien ça coûte ? (1991-2010) et Sept à huit (depuis 2000). Certains magazines sont spécialisés dans le sport, comme Téléfoot (depuis 1977) et Automoto (depuis 1975), ou la littérature, comme Vol de nuit (1999-2008). La chaîne diffuse également des magazines de service, de société ou de découverte tels que 30 millions d'amis (1976-2003), Téléshopping (depuis 1987), Sans aucun doute (1994-2009), Ushuaïa Nature (1998-2014) et 50 minutes inside (depuis 2006).

Une bonne partie de la programmation de la chaîne est consacrée aux divertissements tels que les émissions Sacrée Soirée (1987-1994), Ciel, mon mardi ! (1988-2001), Vidéo Gag (1990-2008), Les Enfants de la télé (1996-2016), La Méthode Cauet (2003-2008), Les 100 plus grands... (2003-2012/2020), C'est Canteloup (depuis 2011), Vendredi tout est permis (depuis 2011) et Camille & Images (depuis 2021). De nombreux jeux télévisés sont diffusés que ce soit le temps de midi comme Le Juste Prix (1987-2001 puis 2009-2015), Attention à la marche ! (2001-2010) et Les Douze Coups de midi (depuis 2010), en avant-soirée comme La Roue de la fortune (1987-1997 puis 2006-2012), Une famille en or (1990-1999 puis 2007-2014 puis depuis 2021), Le Bigdil (1998-2004), Le Maillon faible (2001-2007) et Money Drop (2011-2017), ou en première partie de soirée comme Qui veut gagner des millions ? (2000-2016 puis 2019-2020 puis depuis 2024), Le Grand Concours des animateurs (depuis 2003) et The Wall (2017-2018).

La chaîne diffuse des programmes jugés polémiques par de nombreux Français. Dans les années 1990, la télévérité est incarnée par des émissions telles que Perdu de vue (1990-1997) et Témoin numéro 1 (1993-1996). Depuis les années 2000, la téléréalité a pris sa place avec des émissions de vie en communauté comme Koh-Lanta (depuis 2001) et Secret Story (2007-2017 puis depuis 2024) ou de séduction comme L'Île de la tentation (2002-2008), des télé-crochets comme Star Academy (2001-2008 puis depuis 2022) et The Voice : La Plus Belle Voix (depuis 2012), et des compétitions telles que MasterChef (2010-2015), Danse avec les stars (depuis 2011) et Mask Singer (depuis 2019).

TF1 est également très présente dans la fiction avec la diffusion de films (Ciné Dimanche), de téléfilms, de séries et de feuilletons télévisées français ou étrangers. Elle produit des séries et des feuilletons français comme Navarro (1989-2007), Une famille formidable (1992-2018), Les Cordier, juge et flic (1992-2005), Julie Lescaut (1992-2014), Une femme d'honneur (1996-2008), Joséphine, ange gardien (depuis 1997), Section de recherches (depuis 2006), Camping Paradis (depuis 2006), RIS police scientifique (2006-2014), Profilage (2009-2020), Clem (depuis 2010), Léo Mattéï, Brigade des mineurs (depuis 2013), Sam (depuis 2016), Demain nous appartient (depuis 2017), Les Bracelets rouges (2018-2024), Ici tout commence (depuis 2020), HPI (depuis 2021) et Plus belle la vie, encore plus belle (depuis 2024).

En parallèle, de plus en plus de mini-séries françaises sont mises à l'antenne. TF1 diffuse également des séries et feuilletons étrangers comme Les Feux de l'amour (depuis 1989), Amour, Gloire et Beauté (depuis 2023), Alerte à Malibu (1991-2005), Walker, Texas Ranger (1995-2001), Alerte Cobra (1997-2006), Sept à la maison (1999-2008), New York, unité spéciale (depuis 2000), Les Experts (2001-2016), Monk (2003-2010), Las Vegas (2005-2010), Esprits criminels (depuis 2006), Grey's Anatomy (depuis 2006), Dr House (2007-2013), Mentalist (2010-2015), Person of Interest (2013-2016), Blacklist (2014-2021), Good Doctor (depuis 2018), Manifest (2019-2021), S.W.A.T. (depuis 2019) et Doc (depuis 2021). De nombreuses séries d'animation à destination des jeunes sont diffusées dans les créneaux spécifiques et Tfou (depuis 2007).

TF1 retransmet de nombreux événements en direct ou en différé comme le spectacle des Enfoirés, la cérémonie des NRJ Music Awards ou l'élection de Miss France, mais aussi des compétitions sportives, dans leur intégralité ou en association avec d'autres chaînes. Elle diffuse surtout des grands événements sportifs internationaux de football comme la Coupe du monde et le Championnat d'Europe et les matchs de l'Équipe de France. Elle propose parfois du rugby à XV et de la Formule 1.

Les retransmissions sportives de football ou rugby ont été, dans le passé, le théâtre de guerre pour obtenir les droits de diffusions exclusifs, souvent avec le concurrent M6. Avec l'arrivée de la TNT et des chaînes obtenues par les serveurs Internet, ce sont actuellement des réseaux de chaînes de télévision qui s'affrontent.

Présentateurs et animateurs

Animateurs actuels

Journalistes

Articles connexes : Liste des présentateurs du Journal de 13 heures de TF1 et Liste des présentateurs du Journal de 20 heures de TF1.

Audiences

France

Les troisième et quatrième années de son existence, en 1977 et 1978, TF1, alors chaîne publique, réalise son plus haut historique avec une part d'audience moyenne annuelle de 50,4 %. Elle baisse ensuite année après année, perdant plus de douze points en seulement cinq ans, et atteint 37,9 % en 1983. Elle rétrograde alors à la seconde place des chaînes les plus regardées de France, s'étant fait doubler par Antenne 2. Si l'audience repart à la hausse, il faut attendre 1987, année de sa privatisation, pour qu'elle retrouve la première place.

Depuis sa privatisation en 1987, TF1 est restée la chaîne de télévision la plus regardée en France, se plaçant chaque année sans exception devant les chaînes publiques France 2 et France 3 et l'autre grande chaîne privée M6. Malgré une perte de près de vingt-cinq points en une trentaine d'années et un écart de plus en plus réduit avec ses concurrentes « historiques », la chaîne est parvenue à conserver sa première place.

En 1988, TF1 réalise son plus haut historique en tant que chaîne privée avec une part d'audience moyenne annuelle de 44,8 %. Ensuite, souffrant de la concurrence du satellite puis de la TNT, elle ne cesse de baisser année après année, perdant plus de douze points en dix-sept ans pour atteindre 32,3 % en 2005. Par la suite, la baisse s'accélère avec la concurrence des nouvelles chaînes de la TNT : la chaîne perd de nouveau douze points en seulement onze ans et atteint un plus bas historique, 20,4 % en 2016. En trente ans, elle a ainsi plus que divisé par deux sa part d'audience, passant sous la barre des 40 % en 1994 et des 30 % en 2008.

En janvier 2020, TF1 atteint un autre niveau d'audience historiquement bas avec une part d'audience moyenne de 18,8 %,.

Audiences générales Audiences annuelles en part de marché de 1975 à 1985
1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985
45,4 % 50,4 %* 50,4 %* 46,8 % 47,3 % 46,3 % 42,3 % 37,9 % 39,1 % 38,6 %
Audiences mensuelles et annuelles en part de marché depuis 1986
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Moyenne annuelle
1986 38,4 % 38,2 %
1987 42,5 % 44,0 % 42,1 %
1988 44,8 %
1989 41,0 %
1990 41,9 %
1991 43,0 % 42,1 %
1992 41,0 %
1993 41,0 %
1994 39,5 %
1995 37,3 %
1996 36,3 % 35,6 % 33,1 % 35,6 % 35,0 % 35,1 % 33,7 % 34,0 % 35,4 %
1997 34,6 % 35,6 % 34,5 % 34,9 % 35,3 % 35,7 % 32,8 % 35,8 % 34,8 % 34,9 % 34,2 % 37,0 % 35,0 %
1998 34,1 % 34,0 % 35,2 % 35,6 % 35,2 % 34,8 % 34,7 % 36,4 % 37,2 % 36,1 % 35,2 % 35,3 % 35,3 %
1999 34,9 % 36,5 % 35,6 % 35,9 % 34,2 % 35,1 % 33,0 % 34,7 % 34,7 % 35,2 % 35,1 %
2000 33,9 % 32,6 % 33,4 % 34,4 % 34,1 % 33,2 % 33,5 % 31,8 % 33,8 % 33,2 % 33,0 % 33,4 %
2001 33,8 % 33,3 % 33,6 % 32,5 % 31,8 % 31,3 % 33,7 % 33,6 % 32,0 % 32,0 % 32,8 % 32,7 %
2002 33,5 % 31,9 % 31,9 % 31,1 % 31,9 % 34,5 % 31,2 % 34,2 % 32,4 % 33,2 % 33,2 % 32,9 %
2003 31,9 % 31,3 % 31,8 % 30,5 % 31,1 % 31,6 % 31,1 % 31,3 % 31,4 % 32,4 % 30,8 % 32,2 % 31,5 %
2004 32,7 % 31,8 % 32,5 % 33,0 % 32,2 % 30,1 % 32,0 % 32,0 % 31,1 % 31,4 % 31,8 %
2005 32,2 % 32,1 % 32,7 % 31,4 % 31,7 % 31,2 % 32,6 % 34,5 % 33,4 % 33,4 % 31,5 % 31,9 % 32,3 %
2006 32,0 % 30,2 % 31,5 % 31,9 % 31,2 % 32,8 % 33,8 % 32,8 % 31,3 % 31,7 % 30,2 % 30,7 % 31,6 %
2007 30,7 % 31,0 % 31,0 % 30,3 % 31,4 % 30,5 % 30,2 % 31,6 % 31,8 % 31,8 % 29,3 % 28,9 % 30,7 %
2008 28,0 % 27,5 % 28,0 % 27,2 % 27,5 % 27,1 % 27,7 % 28,0 % 26,2 % 26,1 % 26,2 % 27,2 %
2009 26,7 % 26,2 % 26,7 % 26,3 % 25,5 % 25,9 % 25,7 % 26,7 % 26,6 % 26,2 % 25,8 % 24,8 % 26,1 %
2010 25,1 % 25,1 % 25,1 % 24,3 % 24,0 % 25,1 % 23,9 % 24,0 % 24,1 % 24,7 % 24,3 % 24,6 % 24,5 %
2011 24,1 % 23,9 % 24,5 % 23,2 % 23,6 % 23,3 % 22,8 % 23,4 % 24,5 % 23,0 % 23,3 % 23,7 %
2012 22,3 % 22,6 % 23,6 % 22,6 % 22,9 % 22,2 % 21,8 % 21,3 % 23,0 % 23,4 % 23,3 % 23,1 % 22,7 %
2013 23,3 % 23,2 % 23,9 % 22,2 % 21,9 % 21,4 % 22,2 % 23,4 % 23,6 % 22,6 % 22,8 %
2014 22,6 % 22,5 % 23,3 % 22,8 % 22,1 % 24,6 % 23,7 % 22,5 % 22,7 % 23,0 % 22,5 % 23,0 % 22,9 %
2015 21,8 % 21,8 % 21,9 % 21,3 % 21,0 % 21,4 % 20,4 % 20,0 % 21,3 % 22,4 % 21,7 % 21,0 % 21,4 %
2016 20,6 % 21,4 % 21,7 % 20,2 % 20,3 % 20,4 % 18,9 % 18,6 % 20,4 % 20,3 % 20,4 % 20,7 % 20,4 %
2017 19,7 % 19,3 % 21,0 % 19,4 % 20,2 % 19,7 % 18,8 % 19,7 % 20,3 % 20,8 % 20,0 %
2018 19,8 % 19,3 % 20,3 % 20,0 % 19,6 % 21,6 % 22,4 % 19,3 % 20,4 % 20,9 % 20,0 % 19,8 % 20,2 %
2019 19,2 % 20,0 % 19,2 % 19,1 % 20,2 % 18,4 % 19,0 % 19,8 % 20,1 % 19,9 % 19,5 %
2020 18,8 % 19,1 % 18,9 %, 19,5 % 19,3 % 18,7 % 19,4 % 18,8 % 19,3 % 20,1 %, 19,2 %
2021 19,9 % 19,6 % 20,5 % 20,0 % 19,9 % 19,3 % 19,8 % 18,9 % 20,0 %, 19,4 % 18,6 % 19,7 %
2022 18,5 % 18,4 % 18,6 %, 18,8 %, 18,2 % 18,7 % 17,7 %**, 18,9 % 21,1 % 18,7 %
2023 17,9 %, 18,4 % 18,0 % 18,7 % 18,3 % 19,0 % 19,1 % 19,4 % 19,9 % 18,3 % 18,5 % 18,6 %**
2024 18,6 % 18,5 % 19,0 % 18,7 %

Légende :