Dans cet article, nous allons explorer le sujet de Trois Couleurs : Bleu et son impact sur notre société contemporaine. Trois Couleurs : Bleu est un skin qui a attiré l'attention des experts et des passionnés, et sa pertinence n'a fait que croître ces dernières années. Tout au long de cet article, nous examinerons différentes facettes de Trois Couleurs : Bleu, de son histoire et de son évolution à ses implications dans le monde d'aujourd'hui. Grâce à une analyse détaillée, nous espérons faire la lumière sur ce sujet et fournir à nos lecteurs une compréhension plus approfondie de Trois Couleurs : Bleu et de son importance dans le monde moderne.
Réalisation | Krzysztof Kieślowski |
---|---|
Scénario |
Krzysztof Piesiewicz Krzysztof Kieślowski |
Musique | Zbigniew Preisner |
Acteurs principaux | |
Sociétés de production |
CED Productions France 3 Cinéma MK2 Productions Eurimages Canal+ CNC CAB Productions Tor Production |
Pays de production |
![]() ![]() ![]() |
Genre |
Drame Arthouse |
Durée | 100 minutes |
Sortie | 1993 |
Série
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Trois Couleurs : Bleu est un film de drame psychologique artistique franco-helvético-polonais réalisé et co-écrit par Krzysztof Kieślowski, sorti en 1993.
C'est le premier volet du triptyque Trois Couleurs (Bleu/Blanc/Rouge) qui explore successivement les trois termes de la devise de la France : «Liberté, Égalité, Fraternité».
À sa sortie, Bleu a été largement acclamé par la critique et a remporté plusieurs distinctions, dont le Lion d'or et la Coupe Volpi de la meilleure actrice au Festival du film de Venise.
Le film a obtenu de nombreuses récompenses dont le Lion d'or et trois Césars : meilleure actrice pour Juliette Binoche, meilleur montage et meilleur son.
Julie a perdu son enfant et son mari, un célèbre compositeur, dans un accident de voiture. Elle va se reconstruire dans une nouvelle vie de solitude, mais va devoir se battre pour se libérer de son passé.
Un jeune homme (Yann Trégouët) fait de l'auto-stop sur le bord d'une route de campagne. Une voiture passe, sans s'arrêter, et s'encastre contre un arbre au virage suivant. Julie (Juliette Binoche) se réveille à l'hôpital. Le médecin lui apprend qu'elle a perdu son mari dans l'accident, ainsi que sa petite fille de cinq ans. Un ami de son mari, Olivier (Benoît Régent), lui permet de suivre à distance les obsèques depuis l'hôpital grâce à une télévision miniature. Son mari était un compositeur célèbre et il reçoit des hommages publics.
Après avoir tenté de se suicider, Julie décide de faire table rase de son passé et s'enfonce dans une profonde solitude. Elle refuse de parler à une journaliste (Hélène Vincent) qui veut l'interroger sur le devenir de la dernière composition de son mari : le « Concerto pour l'unification de l'Europe ». Le temps d'une nuit, elle a une liaison avec Olivier qui lui avoue être amoureux d'elle depuis toujours. Mais au petit matin, elle le quitte. Elle vend tous les biens de son mari, détruit ses partitions, quitte leur grande maison, donne congé aux domestiques, reprend son nom de jeune fille et s'installe dans un appartement parisien rue Mouffetard. Elle ne garde aucune trace de son passé, sauf un lustre de pierres bleues qu'elle a précieusement gardé de la chambre de sa petite fille. Julie n'a plus que sa mère comme famille, prise en charge dans une maison de retraite, mais celle-ci ne la reconnait plus et la croyant morte, elle la confond avec sa sœur.
La nouvelle vie de Julie est rythmée par l'écoute d'un musicien de rue SDF qui joue des airs lui rappelant les mélodies de son mari, et la vie agitée de sa voisine prostituée et strip-teaseuse à Pigalle. Un jour, le jeune homme qui a assisté à l'accident retrouve Julie et lui rend la chaînette de sa fille qu'il avait trouvée près du véhicule. Elle le remercie, mais la lui redonne. Olivier parvient à retrouver Julie qui n'avait pourtant donné sa nouvelle adresse à personne. Il est toujours follement amoureux d'elle, mais celle-ci le repousse.
Lors d'un reportage à la télévision, elle apprend qu'Olivier avait conservé une copie des partitions de son mari et veut poursuivre l'écriture du concerto. Mais il a besoin des conseils de Julie. Elle accepte de l'aider. Elle découvre par la même occasion que son époux avait une liaison depuis plusieurs années avec une avocate (Florence Pernel). Julie décide de la rencontrer, et celle-ci lui apprend qu'elle est enceinte de son amant décédé. Mais plutôt que de détester sa rivale, Julie annule la vente de sa grande maison et propose à l'avocate de s'y installer en vue de la naissance du fils à venir.
Julie décide d'achever le concerto avec Olivier et elle en écrit elle-même les dernières partitions. Olivier refuse cependant de recevoir sa contribution, voulant affirmer ainsi ses propres talents de musicien. Elle accepte, lui demande s'il l'aime toujours, ce qui est le cas, et elle le rejoint chez lui. Le film se termine par les larmes que verse Julie, symbole de sa souffrance et de sa solitude vaincues, le prix de sa liberté retrouvée.
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
Alors qu'elle est sollicitée par Steven Spielberg pour Jurassic Park, Juliette Binoche préfère tourner avec Krzysztof Kieślowski dans Trois Couleurs : Bleu[10]. Isabelle Adjani, tout en sachant Binoche déjà engagée, demande cependant au réalisateur le rôle de Julie Vignon-de Courcy[11].
Les paroles du Concerto pour l'unification de l'Europe, véritable hymne à l'amour, sont extraites du chapitre 13 de la Première épître aux Corinthiens.
Trois Couleurs : Bleu a été largement salué par les critiques de cinéma. Sur l'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film a un taux d'approbation de 96 % sur la base de 56 critiques, avec une note moyenne de 8,6/10. Le consensus critique du site Web se lit comme suit : « Trois Couleurs : Bleu contient certaines des œuvres les plus visuellement saisissantes et émotionnellement résonnantes du réalisateur/co-scénariste Krzysztof Kieslowski - et bénéficie en plus d'une performance exceptionnelle de Juliette Binoche »[12]. Sur Metacritic, un autre agrégateur de critiques, le film a une note moyenne pondérée de 87 sur 100, indiquant une « reconnaissance universelle »[13].
Source : Internet Movie Database[14] et Allociné[15]
Distinctions du film Trois Couleurs : Bleu | ||||
---|---|---|---|---|
Années | Évènements | Catégorie / Récompense | Nommé(es) / Lauréat(es) | Résultats |
1993 | Awards Circuit Community Awards (ACCA) | Meilleure actrice dans un rôle principal | Juliette Binoche | Nomination |
Meilleure photographie | Sławomir Idziak | |||
Chicago International Film Festival | Prix spécial du jury du meilleur réalisateur | Krzysztof Kieślowski | Lauréat | |
Los Angeles Film Critics Association Awards | Meilleure musique | Zbigniew Preisner | ||
Meilleur film en langue étrangère | Krzysztof Kieślowski | Nomination | ||
Mostra de Venise | Lion d'or du meilleur film | Krzysztof Kieślowski | Lauréat | |
Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine | Juliette Binoche | |||
Osella d'or de la meilleure photographie | Sławomir Idziak | |||
Prix Pasinetti de la meilleure interprétation féminine | Juliette Binoche | |||
Prix OCIC | Krzysztof Kieślowski | |||
Ciak d'or du meilleur film | ||||
Petit Lion d'or | ||||
1994 | ASECAN (Asociación de Escritores Cinematográficos de Andalucía) | ASECAN Award du meilleur film étranger[16] | Trois Couleurs : Bleu | Lauréat |
César | Meilleure actrice | Juliette Binoche | ||
Meilleur son | William Flageollet et Jean-Claude Laureux | |||
Meilleur montage | Jacques Witta | |||
Meilleur film | Krzysztof Kieślowski | Nomination | ||
Meilleur jeune espoir féminin | Florence Pernel | |||
Meilleur réalisateur | Krzysztof Kieślowski | |||
Meilleur scénario original ou adaptation | ||||
Meilleure musique originale | Zbigniew Preisner | |||
Meilleure photographie | Sławomir Idziak | |||
Cinema Writers Circle Awards | CEC Award du meilleur film étranger | Trois Couleurs : Bleu | Lauréat | |
Golden Globes | Meilleur film en langue étrangère | Trois Couleurs : Bleu | Nomination | |
Meilleure actrice dans un film dramatique | Juliette Binoche | |||
Meilleure musique de film | Zbigniew Preisner | |||
Guild of German Art House Cinemas | Guild Film Award - Gold du meilleur film en langue étrangère | Krzysztof Kieślowski | Lauréat | |
National Society of Film Critics | Meilleur film en langue étrangère | Trois Couleurs : Bleu | Nomination | |
Prix du cinéma européen | Meilleur film européen de l'année | Marin Karmitz | ||
Prix Goya | Prix Goya du meilleur film européen | Krzysztof Kieślowski | Lauréat | |
Prix Guldbagge | Meilleur film étranger | Trois Couleurs : Bleu | Nomination | |
Prix Sant Jordi du cinéma | Sant Jordi du meilleur film étranger | Trois Couleurs : Bleu | Lauréat | |
Sant Jordi de la meilleure actrice dans un film étranger | Juliette Binoche | |||
Syndicat national des journalistes cinématographiques italiens | Rubans d'argent du meilleur doublage féminin | Alessandra Korompay pour la voix de Juliette Binoche | ||
Turia Awards | Prix du public du meilleur film en langue étrangère | Krzysztof Kieślowski | ||
1995 | Turkish Film Critics Association (SIYAD) Awards | Meilleur film en langue étrangère | Trois Couleurs : Bleu | Nomination |
2014 | 20/20 Awards | Felix du meilleur film en langue étrangère | Trois Couleurs : Bleu | Lauréat |
Meilleure actrice | Juliette Binoche | Nomination | ||
Meilleure photographie | Sławomir Idziak |
En France, le film Trois Couleurs : Bleu est sorti en DVD le [17]. Une version DVD accompagné d'un CD de la bande originale du film est sortie le [18]. Une version Blu-ray est sortie le [4]. Le film est également sorti en VOD le [4].
« Bleu, c'est la liberté, l'histoire du prix que nous payons pour elle. À quel point sommes-nous vraiment libres ? »
— Krzysztof Kieślowski[20]