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Riencourt-lès-Cagnicourt | |||||
La rue de Clichy. | |||||
![]() Blason |
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Administration | |||||
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Pays | ![]() |
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Région | Hauts-de-France | ||||
Département | Pas-de-Calais | ||||
Arrondissement | Arras | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes Osartis Marquion | ||||
Maire Mandat |
Gérard Crutel 2020-2026 |
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Code postal | 62182 | ||||
Code commune | 62709 | ||||
Démographie | |||||
Gentilé | Riencourtois | ||||
Population municipale |
249 hab. (2022 ![]() |
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Densité | 53 hab./km2 | ||||
Géographie | |||||
Coordonnées | 50° 12′ 00″ nord, 2° 57′ 31″ est | ||||
Altitude | Min. 75 m Max. 102 m |
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Superficie | 4,73 km2 | ||||
Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
Aire d'attraction | Arras (commune de la couronne) |
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Élections | |||||
Départementales | Canton de Brebières | ||||
Législatives | Première circonscription | ||||
Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Riencourt-lès-Cagnicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Riencourtois. La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion.
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Riencourt-lès-Cagnicourt est une commune rurale de l'Artois, située à 17 km au sud de Vitry-en-Artois et à 18 km au sud-est d'Arras (chef-lieu d'arrondissement). Elle est accessible par l'ancienne route nationale 356 (actuelle RD 956).
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Bullecourt, Cagnicourt, Hendecourt-lès-Cagnicourt, Noreuil et Quéant.
La superficie de la commune est de 4,73 km2 ; son altitude varie de 75 à 102 mètres[1].
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[2],[Carte 1].
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l'année et un hiver froid (3 °C)[4].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 728 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Wancourt à 8 km à vol d'oiseau[5], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].
La commune est située dans le paysage régional des grands plateaux artésiens et cambrésiens tel que défini dans l'atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[9]. Ce paysage régional, qui concerne 238 communes, est dominé par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[10].
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[11].
Au , Riencourt-lès-Cagnicourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle est située hors unité urbaine[Insee 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[Insee 2]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[Insee 3],[Insee 4].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,4 %), zones urbanisées (6,6 %)[12]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Radincurt en 1024 (cartulaire de Saint-Vaast, p. 60), Ryencourt en 1333 (titres et comptes d'Artois., t. 11, P 32, no 1), Riencourt-en-Artoys en 1330-1331 (chroniques d'Artois, A. Il 9, no 5), Riencourt-lès-Hendecourt, 1720 (Saugrain, p. 337)[13] ; Riencourt lez Hendecourt en 1793 ; Riencourt et Riencourt-lès-Cagnicourt depuis 1801[1].
Le village, qui n'était qu'un hameau au XIe siècle, dépendait de la juridiction de St-Vaast. La seigneurie de Riencourt était divisée en trois parties qui furent aliénées au domaine royal par Louis XV. La moitié en fut vendue à un sieur Ransart d'Arras.
Robert de Flines (?-1673) est seigneur de Hautlieu (sur Riencourt-lès-Magnicourt), de Scin (sur Laplaigne), du Petit-Fresnois (sur Molenbaix). Fils de Jean, conseiller et procureur fiscal au bailliage de Tournai-Tournaisis et d'Adrienne Desmartin, il est avocat, licencié es droits, devient procureur général, conseiller au Conseil de Flandre, puis passe conseiller au conseil souverain de Tournai, et de ce fait anobli et fait chevalier Il meurt à Tournai le . Il épouse à Tournai dans la chapelle du couvent des Frères mineurs capucins le Isabeau Du Chambge (1619-1680). Fille de Monsieur Maistre Noël Du Chambge, licencié es lois, bailli de Pecq, de ce fait représentant le seigneur de Pecq aux États des bailliages de Tournai-Tournaisis et de Margeurite du Bus, elle est baptisée à Tournai le et meurt à Tournai le , à 60 ans[14].
En 1650, le village fut le théâtre d'un fait d'armes où deux régiments de cavalerie, trois compagnies franches et une autre du roi d'Espagne ont été entièrement défaites.
À la fin de l'Ancien Régime, le village dépendait du gouvernement d'Artois et était régi par la coutume d'Artois[13].
L'église paroissiale consacrée à Saint Vaast relevait du diocèse d'Arras, doyenné de Croisilles, district de Fampoux[13].
La carte de Cassini ci-dessus montre qu'au milieu du XVIIIe siècle, Riencourt était une paroisse située à l'est du Grand Chemin de Bapaume à Douai, aujourd'hui la route départementale 986.
Au nord, deux moulins à vent en bois, aujourd'hui disparus, étaient en activité à cette époque.
Au début de la Première Guerre mondiale, le village « se composait de cent quarante-cinq maisons comportant plusieurs grosses métairies. Les bâtiments communaux étaient une église du XVIIe siècle, un presbytère, une mairie-école et des dépendances[15] ».
Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[16]. « Pourtant, 130 personnes, hommes, femmes et enfants sont revenus s'installer dans ce désert où plane la mort, où la mitraille a fait rage pendant près de cinquante mois, sans arrêt. La mairie, une baraque en planches, compose avec deux ou trois autres du même genre, toutes les habitations. C'est là-dedans que vivent une centaine de personnes et une vingtaine d'enfants filles et garçons. Tout ce monde est dénué de tout vêtement, de literie, d'appareils de chauffage[15] ». Le village est « adopté » en 1919 par la ville de Clichy, en banlieue parisienne, pour aider à sa reconstruction[17],[18].
Le 24 juin 1967, lorsque la tornade a dévasté la plus grande partie du village, les habitants n'ont pas eu peur. Ils n'en ont pas eu le temps ! Le cataclysme a été si rapide et si violent que les maisons se sont effondrées, et que les toits et les arbres ont été arrachés avant qu'on sache ce qui arrivait. Dès les premières heures après la tornade, alors que partout, pompiers, gendarmes, ambulanciers, militaires étaient déjà à l'œuvre pour les premiers secours, les premiers mouvements de solidarité se manifestaient spontanément envers les sinistrés. Cette tornade fut la classée EF5 par Keraunos (observatoire français des tornades et orages violents) soit des vents estimés à plus de 320 km/h et ce qui la met au rang de 2e tornade la plus forte de France.
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[Insee 5].
La commune faisait partie de la communauté de communes Osartis, créée fin 1999.
Dans le cadre des prescriptions de la réforme des collectivités territoriales françaises[19], afin d'achever la couverture intégrale du département par des intercommunalités à fiscalité propre, supprimer les enclaves et discontinuités territoriales et rationaliser les périmètres des intercommunalités, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, formant le la communauté de communes Osartis Marquion dont est désormais membre la commune. Cette communauté de communes regroupe 49 communes et totalise 42 651 habitants en 2021[Insee 5].
La commune faisait partie depuis 1801 du canton de Vitry-en-Artois[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Brebières[Insee 5].
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la première circonscription du Pas-de-Calais[20].
Les habitants sont appelés les Riencourtois[28].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].
En 2022, la commune comptait 249 habitants[Note 5], en évolution de −6,74 % par rapport à 2016 (Pas-de-Calais : −0,72 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 139 hommes pour 119 femmes, soit un taux de 53,88 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
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Blason | D'or à la croix ancrée de gueules, à la bordure de sinople[36].
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Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |