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Rem Koolhaas | |
![]() Rem Koolhaas, en 2013. | |
Présentation | |
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Naissance | Rotterdam (Pays-Bas) |
Nationalité | Néerlandaise |
Activités | Architecte Urbaniste |
Formation | Architectural Association School of Architecture |
Œuvre | |
Agence | Office for Metropolitan Architecture |
Réalisations | Euralille, Lille Ambassade des Pays-Bas en Allemagne, Berlin Bibliothèque centrale, Seattle Casa da Música, Porto CCTV Headquarters, Pékin |
Distinctions | Prix de l'Équerre d'argent (1998) Prix Pritzker (2000) Praemium Imperiale (2003) Médaille d'or royale pour l'architecture (2004) Prix Mies van der Rohe (2005) Lion d'or (2010) |
Publications | Delirious New York (1978) S,M,L,XL (1995) Junkspace (2001) |
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Remment « Rem » Lucas Koolhaas, né le à Rotterdam (Pays-Bas), est un architecte, théoricien de l’architecture et urbaniste néerlandais.
Il occupe actuellement le poste de professeur en architecture et design urbain à la Harvard Graduate School of Design, aux États-Unis. Koolhaas a étudié à la Netherlands Film and Television Academy d'Amsterdam, à l'Architectural Association School of Architecture de Londres, ainsi qu'à l'université Cornell d'Ithaca[1].
Il fonde en 1975 à Londres, l'Office for Metropolitan Architecture (OMA pour « Bureau pour une architecture métropolitaine »), avec Elia et Zoe Zenghelis, et Madelon Vriesendorp. L’objet de ce bureau d’architectes est « de définir de nouveaux types de relations théoriques et pratiques entre l’architecture et la situation culturelle contemporaine »[2]. L’agence gagne en renommée grâce à plusieurs projets architecturaux et concepts urbains : l’extension du Binnenhof, le siège du Parlement néerlandais à La Haye (1978), la prison de Koepel de style panoptique à Arnhem (1980), et deux bibliothèques pour le campus universitaire de Jussieu à Paris (1993). Un deuxième bureau est ouvert en 1978 à Rotterdam.
En 1990, alors que l'OMA travaillait sur le siège social d’Universal, il est confronté pour la première fois au bouleversement des médias et du monde virtuel. Le cabinet se scinde en deux et une partie se tourne vers le design et la recherche, et se baptise AMO. « L'OMA reste voué à la réalisation des bâtiments et des schémas directeurs » et l'« AMO opère dans des zones au-delà des frontières traditionnelles de l'architecture » selon Koolhaas[3]. Il interagit également avec les médias, la politique, la sociologie, les énergies renouvelables, la technologie, la mode, la conservation, l'édition et le graphisme[4].
En 2000, Rem Koolhaas reçoit le prix Pritzker. Huit ans plus tard, il intègre la liste du magazine Time des 100 personnalités les plus influentes dans le monde[5]. En 2010, il reçoit le lion d'or pour l’ensemble de son œuvre remis par Kazuyo Sejima lors de la 12e exposition internationale d'architecture de Venise[6].
En 2017, l'OMA compte sept bureaux installés à Londres, Rotterdam, New York, Hong Kong, Pékin, Doha et Dubaï[7].
Koolhaas est connu de ses pairs pour son ouvrage New-York Delire, un manifeste rétroactif pour Manhattan, 1978 et pour S,M,L,XL[8], écrit avec le graphiste Bruce Mau[9] et qui établit plusieurs normes de l'architecture contemporaine.
Son grand-père maternel, Dirk Roosenburg, était architecte, proche de Jacobus Johannes Pieter Oud et de Gerrit Rietveld. Son cousin Teun Koolhaas était aussi architecte. Ils participèrent ensemble au projet de Jo Coenen pour l'étude de destination du Groene Hart.
Avant de construire, Rem Koolhaas s'est distingué par une œuvre théorique originale, devenue culte depuis : New York Délire (Delirious New York), publié en 1978 reconstitue la construction de Manhattan comme une opération cohérente dont il fixe a posteriori le programme. « Journaliste mais aussi scénariste pour le cinéma avant d'être architecte et théoricien de l'architecture », Koolhaas a donné très tôt les preuves de ses dispositions particulières pour l'écriture[3]". À propos de cet ouvrage, il déclare « J'entendais construire en tant qu'écrivain un territoire où je puisse finalement travailler comme architecte[10]. » Au début des années 1980, les propositions architecturales de OMA sont remarquées à l'occasion de nombreux concours. En parallèle, l'agence réalise plusieurs projets atypiques et ambitieux, répondant notamment aux commandes privées : Villa dall'Ava à Saint-Cloud (1991), la maison à Bordeaux (1998, équerre d'argent), ou à plus large échelle, avec les deux îlots d'habitation à Fukuoka au Japon appelés Nexus Housing (1991), ainsi que le Kunsthal de Rotterdam (1992)[11]
En 1994, OMA contribue au projet d'urbanisme Euralille (70 ha) rassemblant, autour de la gare de Lille-Europe (construite par Jean-Marie Duthilleul), un ensemble de bureaux et de centres sociaux, auquel Jean Nouvel, Christian de Portzamparc ou Shinohara participent à travers la réalisation de bâtiments individuels.
À la suite de la réalisation de nombreux projets en France et aux Pays-Bas durant les années 1990, OMA s'investit dans les problématiques propres à l'urbanisme et aux infrastructures caractéristiques de l'Asie, procédant notamment à d'importantes études urbaines étalées sur une période de dix ans - Hyperbuilding in Bangkok Thailand, Hanoi New Town, Vietnam and Song Do New Town et New Seoul International City en Corée.
L'activité de l'OMA s'est distinguée par la construction du New City Center à Almere (Pays-Bas), le Concert Hall de 1850 places à Porto (Portugal, concours de 2004), le Cordoba Convention Center (Espagne), ou encore le Centre pour le Zeche Zollverein à Essen (Allemagne).
Aux États-Unis, l'Office s'inscrit dans le paysage urbain avec notamment la réalisation de la bibliothèque centrale de Seattle ; le Prada Epicenter Store de Los Angeles, et récemment, celui de New York (2001) ; mais aussi, le IIT Campus Center (2003) à Chicago. OMA s'investit également dans de nombreuses réalisations muséales : The Whitney Museum de New York, The Los Angeles County Museum of Art, ou encore deux Guggenheim Museum à Las Vegas (2001).
En Asie, l'immeuble le SNU (Seoul Nation University museum of art), le musée de l'université nationale de Séoul, est achevé en 2005. La forme du bâtiment est conçue comme une boîte de base rectangulaire, tranchée en diagonale par la pente de la colline. Ce rectangle tient sur un noyau central - le seul point de contact avec le sol - de sorte que le bâtiment suit la topographie de celui-ci et paraît planer au-dessus. En France en 2004, Rem Koolhaas participe sans le remporter à un grand concours d'urbanisme : le réaménagement des Halles de Paris.
Au début du XXIe siècle, l'Office for Metropolitan Architecture s'est investi dans l'un de ses projets les plus notoires : la réalisation du siège de la Télévision centrale de Chine, la centrale de télévision de Pékin, répartie sur une superficie de 575 000 m2, achevée en 2009 pour la célébration des Jeux olympiques. Un incendie a atteint la tour annexe faisant partie du complexe et a ralenti les travaux. Le bâtiment principal a une forme de spirale formée par des sections horizontales.
OMA a été choisi par la communauté urbaine de Bordeaux[12] pour la création de 50 000 nouveaux logements dans 27 communes. La stratégie cherche des moyens pour atteindre la densité, la mixité et l'accessibilité des nouveaux logements sur un territoire de 550 km2, afin de permettre à la ville de Bordeaux d'anticiper une croissance de population de manière durable.
En 2012, il présente son projet pour la nouvelle École centrale Paris, qui s'installe à Gif-sur-Yvette dans le cadre de l'aménagement du pôle scientifique et technologique Paris-Saclay[13]. L'achèvement des travaux est prévu pour 2016[13].
En 2014, il est commissaire de la Biennale d’architecture de Venise, une manifestation qu’il a dédiée « non pas à l'architecte mais à l'architecture ». À cette occasion, il a invité les pavillons nationaux à interroger leur relation à la modernité dans une proposition intitulée Fundamentals[7].
En , Rem Koolhaas ouvre son premier bâtiment à Paris situé au 9 rue du Plâtre, dans le Marais. Cet espace est réservé aux activités de Lafayette Anticipations - Fondation d'entreprise Galeries Lafayette, une fondation d'intérêt général qui apporte son soutien à la production d'œuvres nouvelles d'artistes contemporains et internationaux. Dans ce bâtiment industriel du XIXe siècle, l'architecte insère une « tour d'exposition » dotée de quatre planchers mobiles capables de réaliser quarante-neuf configurations possibles. Ainsi, avec le projet de la Fondation, Rem Koolhaas concrétise à une échelle publique un travail initial proposé à la maison Lemoine à Bordeaux.
Le a été inaugurée au musée national du Qatar l'exposition temporaire « Making Doha 1950-2030 », organisée par Rem Koolhaas et Samir Bantal d’OMA/AMO, en collaboration avec Fatma Al Sehlawi et l’équipe de recherche basée au Qatar d’Atlas Bookstore. Cette exposition rassemble soixante-dix ans de photographies, de modèles, de plans, de textes, de films, d'histoires orales et de documents d’archives qui retracent « la transition de Doha de la croissance organique à des pratiques de planification plus modernes et délibérées »[14].