Dans cet article, nous allons parler de Jean-Pierre Mignard, un sujet qui semble sans aucun doute familier à beaucoup. Au fil du temps, Jean-Pierre Mignard a acquis une importance significative dans divers domaines, de la politique à la culture populaire. C’est un sujet qui a suscité débats et controverses et qui a laissé une marque indélébile dans l’histoire. Dans cet article nous explorerons les différentes facettes de Jean-Pierre Mignard, de son origine à son impact sur le monde d'aujourd'hui. Que vous soyez familier avec Jean-Pierre Mignard ou que vous exploriez ce sujet pour la première fois, cet article vous donnera un aperçu large et détaillé pour comprendre son importance et sa pertinence aujourd'hui.
Il est un ami intime de François Hollande, dont deux de ses enfants sont ses filleuls[1]. Il participe à la campagne de Ségolène Royal en 2007. En 2011, il apporte son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn avant l'organisation des primaires socialistes dont il préside la Haute Autorité. Il s’engage dans la campagne d'Emmanuel Macron le , le lendemain du renoncement à briguer un second mandat de François Hollande.
Il a participé à des collèges de conseils d'États africains (Tchad, Bénin, Cameroun)[6],[7], dans des litiges territoriaux déférés à la Cour internationale de justice à La Haye sous la direction des professeurs Alain Pellet et Jean-Pierre Cot. Il a été avocat-conseil du Tchad pour l'établissement des conventions d'exploitation de ses ressources pétrolières[6]. Il a participé à des arbitrages internationaux en droit de l'environnement à La Haye et Paris notamment pour le compte de sociétés à capital public ou dans la défense de sportifs de haut niveau comme Christophe Dugarry[5],[8] ou Jeannie Longo[5], de journalistes et personnalités des médias comme Michel Drucker[2],[5],[9],[10] et de la création musicale, de grandes collectivités territoriales[11],[12] et d'établissements publics dans le domaine de l'énergie, d'entreprises privées dans le domaine de l'eau et de l'environnement.
Après les incidents de Clichy-sous-Bois, il est, avec Emmanuel Tordjman, l'avocat des familles de Zyed et Bouna, les deux jeunes gens morts électrocutés dans un transformateur EDF[2],[3],[18],[5],[19],[20]. Lors du jugement, les deux avocats appellent les juges à donner à leur décision une portée symbolique. Le tribunal s'en est tenu à l'application du droit pénal suivant les arguments du procureur[21], considérant que l'existence de la connaissance claire d'un péril imminent et caractérisé de la part des mis en cause faisait défaut[22],[23]. Par la suite, il écrit, avec Emmanuel Tordjman L'affaire Clichy, ouvrage publié par les Stock et préfacé par Edwy Plenel[24]. Ce livre sera à l'origine du film L'Embrasement, réalisé par Philippe Triboit et produit par Fabienne Servan-Schreiber (Cine TEVE) et Arte[25].
Il est notamment intervenu comme conseil dans les dossiers suivants :
L’attaque du consulat de Turquie à Paris, le 24 septembre 1981, par l'Armée secrète arménienne de libération de l'Arménie[26];
le conflit opposant la Confédération nationale du Crédit Mutuel au Crédit Mutuel Arkéa[53].
Il a effectué de nombreuses missions d'observation judiciaire sous mandat de l’Organisation des Nations unies ou d’organisations non gouvernementales en Grèce, en Irlande du Nord (Ulster) au Kosovo, en Serbie, au Maroc, au Congo Brazzaville, en Israël et en Palestine, en Tunisie, en Chine, ou d'une commission d'enquête sur la répression en Iran sous le régime de l'ayatollah Khomeini, notamment avec le journaliste et compagnon de la Libération, Claude Bourdet et le prix Nobel de physique Alfred Kastler[réf. nécessaire]. Il a défendu de nombreux prévenus indépendantistes bretons et basques, notamment devant la Cour de sûreté de l'État avant sa dissolution en 1981 par François Mitterrand[54],[55],[56],[57].
Jean-Pierre Mignard a été l'associé de Henri Leclerc au sein du cabinet Ornano[3]. Il a ensuite fondé une société d'avocats avec notamment Francis Teitgen[58]. Il est aujourd’hui associé-gérant de la société d'avocats Lysias Partners (1,9 million d'euros de chiffre d’affaires en 2015)[59].
Avant de soutenir une thèse de doctorat en droit pénal comparé intitulée Cybercriminalité et cyberépression : entre désordre et harmonisation mondiale, distinguée par une mention très honorable avec félicitations du jury à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne en 2004[67], Jean-Pierre Mignard avait obtenu un DEA de sciences criminelles dans cette même université en 1980 et une maîtrise de droit privé à l'université Paris II Panthéon-Assas en 1972[68].
Engagement politique et militant
Jean-Pierre Mignard fut l’un des plus jeunes membres de la direction politique nationale du Parti socialiste unifié (PSU) en 1972 (secrétariat national de Michel Rocard). Il s'inscrit dans les courants de la gauche du PSU restés fidèles à mai 68, à l'autogestion et sympathisants des expériences socialistes en cours en Yougoslavie, en Chine ou en Albanie. Il adhère au Parti socialiste en 1984. Il a été plusieurs fois membre de sensibilité rocardienne ou deloriste, ou proche de Ségolène Royal, du Comité directeur ou du Conseil national, et délégué national du Parti socialiste (professions libérales, justice).
Il est, de fin 2007 à , le Président de l’association Désirs d'avenir, mouvement fondé par Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007. Il est membre du Conseil national du PS depuis le Congrès de Reims () au titre de la motion de Ségolène Royal et du sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb. Il est un des membres fondateurs du club « Droit, Justice et Sécurités » en 2008, notamment avec les professeurs Lazerges et Clay. Il en est le coprésident depuis .
Président, puis membre du Conseil d'administration de l'hebdomadaire Témoignage chrétien, dont il est un des actionnaires, il est co-directeur de la rédaction depuis la fin de l'année 2012[73]. Il abandonne cette fonction en décembre 2016 lorsqu'il rejoint le comité politique de la campagne d'Emmanuel Macron.
Il a été membre titulaire à plusieurs reprises du Comité directeur ou du Conseil national du Parti socialiste.
En , il est désigné comme un des trois membres de la Haute autorité du Parti socialiste, organisme « indépendant et impartial » mis en place pour surveiller le déroulement des primaires socialistes à l'élection présidentielle. il y siège avec Catherine Barbaroux, présidente de l'ADIE, et du préfet honoraire Rémy Pautrat. Il en est le porte parole[74].
Il est le candidat investi par le PS, les radicaux de gauche et Europe écologie les Verts lors des élections législatives de 2012 à Marseille dans la 2e circonscription, celle de Dominique Tian. Il est battu, au second tour, avec 41,54 % des voix.
Il prend position en faveur de l'autorisation du mariage homosexuel, en tant que catholique[75].
Il est chargé de l'organisation éthique des primaires du Parti socialiste aux élections municipales de Marseille, Béziers, Aix en Provence et du Havre de 2014. Il est président de la Haute Autorité éthique du Parti socialiste entre [4] et [76]. Il démissionne pour manifester son désaccord sur l'organisation d'une primaire imposée au président de la République, contraire à l'esprit de l'institution de la Ve République. Il est membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) par décision du Premier ministre (JO de ), renouvelé pour un second et dernier mandat en 2017 par le ministre de l'Industrie, et membre du conseil d'administration du Souvenir français depuis .
En , il soutient Emmanuel Macron, candidat En marche ! à l'élection présidentielle de 2017[77]. Dans cette perspective, il perçoit le mouvement d'Emmanuel Macron comme un « UMPS convergent » qui allie « la force et l’efficacité ». Pour lui, dans cette future majorité autour d'Emmanuel Macron, « François Hollande jouera évidemment un rôle important »[78].
En juin 2022, il soutient Jean-Luc Mélenchon[79], soucieux de voir une grande réforme institutionnelle.
Dans une tribune publié dans le journal Libération en octobre 2022, il annonce reprendre sa carte au Parti socialiste[80]
Décorations
Jean-Pierre Mignard est officier de la Légion d'honneur, chevalier de l’Ordre national du Mérite du Tchad, officier dans l'Ordre de la Valeur du Cameroun et officier de l'ordre national de la Côte d'Ivoire[réf. nécessaire].
Publications
Justice pour tous, sous la direction de Jean-Pierre Mignard et Alain Vogelweith, Paris, La Découverte, 2001.
L’Affaire Clichy : entretien réalisé par Edwy Plenel, avec Emmanuel Tordjman, Paris, Stock, 2006.
QPC : la question prioritaire de constitutionnalité : pratique et contentieux, sous la direction de Xavier Magnon, Paris, LexisNexis & Litec, 2011 .
Le Défi d'Antigone : promenade parmi des figures du droit naturel, avec Yves Lemoine, Paris, Michel de Maule & Les Cahiers Lysias, 2012.
Sûreté nucléaire : droit et gouvernance mondiale, avec Sébastien Mabile et Michel Mabile, Bruxelles, Bruylant, 2012.
Gardiens de nos frères, Paris, Stock, 2014.
Robert F. Kennedy : la foi démocratique, avec la collab. avec Hugo Roussel, préface de Manuel Valls, Paris, Stock, 2016.
L'Empire des données : essai sur la société, les algorithmes et la loi, avec Adrien Basdevant, Paris, Don Quichotte Éd., 2018.
↑« "Erika" : Total fait appel mais demande aux parties civiles de se désister en échange des dommages et intérêts », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
↑« Procès en appel de l'"Erika" : "une avancée théorique majeure" », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
↑« « La crise liée au Covid-19 a désinhibé les patrons » : putschs et coups fourrés, le capitalisme français sent la poudre », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
↑« A LA COUR DE SÛRETÉ DE L'ÉTAT Nombreux incidents à l'ouverture du procès de dix militants bretons », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
↑« • MISE AU POINT. », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )