De nos jours, Abstraction (art) est devenu un thème récurrent dans la société actuelle. Avec les progrès de la technologie et l’évolution constante des modes de vie, il est de plus en plus pertinent et nécessaire d’aborder cette question sous différents angles. Que ce soit sur le plan personnel, professionnel ou social, Abstraction (art) a un impact important sur nos vies, et il est important d'en comprendre les implications et les conséquences. Dans cet article, nous explorerons l'importance de Abstraction (art) et ses nombreuses facettes, dans le but de fournir une analyse complète qui nous permettra de mieux comprendre sa pertinence dans la société moderne.
L'abstraction en art s'oppose aux représentations figuratives et narratives, elle résulte de formes expressives et non de formes représentatives. Au regard de l'histoire de l'art, de très anciennes cultures ont touché à l'abstraction, que ce soit en Inde ou chez les peuples amérindiens.
Le terme « abstraction » peut aussi renvoyer aux différents arts abstraits qui caractérisent l'art moderne à partir du début du XXe siècle.
L'histoire de l'art et des formes d'expression démontre une grande perméabilité aux modes non figuratifs dès l'origine des premières manifestations culturelles. Par exemple, analysée en termes de rythmes et de mouvements, la peinture comme l'architecture, ne fait qu'organiser des formes, en apparence et en apparence seulement, du contrôle permanent de « l'imitation de la nature ». Élie Faure rappelle dans L'Esprit des formes que :
En 1907, Wilhelm Worringer avait fait paraître à Munich un ouvrage, Abstraktion und Einfühlung (Abstraction et « empathie »)[2], où il définissait le concept d'« Einfühlung » associé à l'art : un état d'âme dominé par l'angoisse, qui se traduit, dans le domaine de l'art, par une tendance à l'abstraction, qu'il faisait remonter à l'origine de toutes les formes d'art et de culture, sans hiérarchie aucune.
Par ailleurs, Adrian Frutiger remarque que les plus anciens pictogrammes sumériens (v. - 3 500) tendent déjà vers l'abstrait[3].
L’art abstrait naît par convention au début du XXe siècle, vers 1910 avec, entre autres, Kandinsky, Kupka, Mondrian ou Malevitch. Le français Auguste Herbin produit par exemple ses premières toiles abstraites en 1917.
L’abstraction en peinture se réfère aussi au courant de la peinture non figurative apparu dans les années 1940, alors que l'on peut trouver la présence de figures dans la peinture dite « abstraite ». L'école américaine, qui va d'Arshile Gorky à Jackson Pollock, en passant par Mark Rothko, est à ce titre la plus exemplaire.
Ligne et couleur doivent être la base structurelle de chaque œuvre. C'est à travers un formalisme géométrique strict que le concept d'art abstrait commença à être théorisé par ses pionniers au début du XXe siècle : Frantisek Kupka, Vassily Kandinsky, Kasimir Malevitch et Piet Mondrian. Le groupe Cercle et Carré fondé par le peintre Joaquin Torres Garcia, rejoint par Michel Seuphor et une multitude d'artistes pratiquent l'abstraction géométrique. En France, Léger et Picabia travaillent très tôt sur des formes cubistes traitées avec d'intenses couleurs. L'Art concret participe de cette tendance de l'abstraction dite « froide ». Jean Dewasne est un des maîtres, passionné d'architecture, de l'« abstraction constructive » française. Trois femmes, Aurélie Nemours, Geneviève Asse et Felicia Pacanowska, ont particulièrement marqué ce courant géométrique, théorisé par Michel Seuphor. La galeriste Denise René expose des artistes issus de ce courant qu'elle prolonge également en montant des expositions d'art construit.
La liberté plastique de l'expression gestuelle et émotionnelle, se manifeste par des procédés alliant projection linéaire, taches ou brossage plus ou moins amples de la couleur sur la toile. Le Tachisme appartient à cette tendance dite « chaude ».
La musique « abstraite » est écrite à seule fin de recherche plutôt que pour illustrer une idée ou un thème. C'est l'opposé de la musique « à programme » comme la Symphonie pastorale, qui illustre le thème de la vie champêtre suivant les canons de l'esthétique romantique (tandis que la Neuvième fait justement irruption sur la scène déjà décadente dudit courant). La rupture historique prend place juste avant la Première Guerre mondiale siècle sous l'influence théorique du futurisme et du dodécaphonisme, sans oublier l'impact grandissant des musiques traditionnelles non-occidentales qui marquèrent très tôt des précurseurs comme Erik Satie.
La musique « abstraite » est vue comme l'opposée de la musique concrète.