Dans le contexte actuel, Sonia Mabrouk est devenu un sujet de conversation récurrent dans divers domaines. Sa pertinence et son impact ont suscité un intérêt et un débat généralisés parmi les experts et la société en général. Cet article vise à analyser et explorer différents aspects liés à Sonia Mabrouk, en fournissant une vision complète qui permet aux lecteurs de pleinement comprendre son importance et sa portée. Dans cette optique, différentes perspectives et approches seront abordées, dans le but de proposer une vision complète et enrichissante de Sonia Mabrouk. Sans aucun doute, cette lecture sera intéressante et utile à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre ce sujet passionnant.
Naissance | |
---|---|
Nom dans la langue maternelle |
سنية مبروك |
Nationalité | |
Formation | |
Activités |
Journaliste, animatrice de radio, animatrice de télévision, polémiste |
Conjoint |
Guy Savoy (de à ) |
Parentèle |
Hédi Mabrouk (oncle) Mongi Mabrouk (d) (grand-père paternel) |
A travaillé pour |
---|
Sonia Mabrouk est une journaliste franco-tunisienne, née le ou à Tunis. Depuis , elle intervient principalement en tant qu’animatrice de radio et de télévision.
Après avoir été journaliste à Jeune Afrique, elle anime des émissions sur Europe 1 entre et , autour des Grandes Voix, poursuit en en menant un entretien dans la tranche 18 h – 20 h, puis à partir de avec l'entretien politique dans la matinale. À la télévision, elle est à l'antenne entre 17 h et 19 h sur CNews à partir de , puis anime la tranche Midi News (12 h – 14 h) à partir de .
Sur le plan politique, Sonia Mabrouk est située sur une ligne de droite conservatrice voire d'extrême droite.
Sonia Mabrouk naît le [1],[2] ou [3] à Tunis, où elle grandit[3].
Elle est issue d'un milieu imprégné de politique. Sa famille reçoit à son domicile des personnalités telles que Habib Bourguiba, président de la République entre et . Sous son mandat, son grand-père paternel, Mongi Mabrouk, est ministre du Commerce, tandis que son oncle, Hédi Mabrouk, est ambassadeur de Tunisie en France puis le dernier ministre des Affaires étrangères de Bourguiba[3].
En , Sonia Mabrouk obtient la nationalité française[4].
Sonia Mabrouk est diplômée de l'école de commerce IHEC de Carthage, où elle enseigne quelques années plus tard[5]. Elle suit ensuite un parcours à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne[6],[3],[5],[7].
Béchir Ben Yahmed permet à Sonia Mabrouk d'intégrer la rédaction de l'hebdomadaire Jeune Afrique, où elle reste trois ans. En , Jean-Pierre Elkabbach lui propose la présentation du journal sur Public Sénat[3].
À la rentrée , elle devient l'animatrice du Débat des grandes voix le samedi de 13 h à 14 h sur Europe 1 et coanime la tranche d'infos du dimanche soir avec Patrick Roger[8]. De à , le dimanche de 19 h à 20 h, elle anime Les grandes voix vous répondent puis à partir de Les Éclaireurs de 19 h 20 à 20 h[9].
À partir de , elle anime également une émission autour des Grandes Voix d'Europe 1 en semaine de 17 h à 18 h[10] en plus de celle du samedi midi mais laisse en revanche la présentation de l'émission Les Éclaireurs du dimanche soir à Nicolas Escoulan. À partir de la rentrée , elle a sa propre émission sur CNews Les Voix de l'info, le 17 h – 19 h[11], et la présentation du 18 h – 20 h chaque dimanche sur Europe 1[12].
Lorsque Laurent Guimier, nouveau président-directeur général de la station, décide de remanier en profondeur la grille des programmes d'Europe 1, Sonia Mabrouk se voit confier une interview dans la tranche 18 h – 20 h à partir de la rentrée [13]. À partir de , elle anime la tranche « Midi News » sur CNews et présente sur Europe 1 l'entretien politique de 8 h 15, dans la matinale de Matthieu Belliard[14].
À la rentrée , en plus de son entretien politique dans la matinale de Dimitri Pavlenko, elle anime l'émission politique dominicale Le Grand Rendez-Vous sur Europe 1, en partenariat avec CNews et Les Échos[15].
En , avec Marc Ladreit de Lacharrière, Sonia Mabrouk crée l'Association des musées méconnus de la Méditerranée (AMMed)[6],[16].
À partir de , elle est la compagne du chef cuisinier Guy Savoy[17],[18], qu'elle a épousé[19]. En , elle annonce leur rupture[20].
Le est annoncée en couverture de Paris Match sa relation avec le chanteur Pascal Obispo[21].
En , elle annonce qu'elle quitte l'antenne (télévision et radio) pour plusieurs mois, le temps d'un congé maternité[22].
Se déclarant musulmane[23],[24], « spirituelle attachée à l'idée de destin », Sonia Mabrouk affirme son attachement à la laïcité et estime que les catholiques français devraient se « désinhiber » pour combattre un prétendu « islam conquérant »[16].
Elle prend position notamment contre « la révolution racialiste », selon elle importée des États-Unis par des mouvements antiracistes, féministes et écologistes « totalitaires », considérant que ces courants sont complaisants avec l'islam et représentent une « véritable menace civilisationnelle »[16].
Interrogée sur la colonisation française en Tunisie, elle rejette le terme de « colonisation » et déclare : « C'était un protectorat. Et puis, est-ce que tout est à jeter ? C'est aussi un bel héritage qui permet à des gens comme moi de sublimer la France[16]. »
Selon Libération, elle défend Éric Zemmour[16]. Par ailleurs, elle dit admirer l'écrivain Michel Houellebecq[16].
Sur le plan économique, elle se définit comme libérale[16].
Sonia Mabrouk dit avoir été en butte, au fil de sa carrière, à des remarques sur son « accent arabe ». En , Élisabeth Lévy, rédactrice en chef de la revue d'extrême droite Causeur, lance à Sonia Mabrouk, lors d'une émission télévisée, qu'elle a « une tête d'Arabe »[16].
Le , au cours d'une interview sur Europe 1 face à Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances affirme être « en opposition frontale avec le diagnostic » que fait Éric Zemmour, ce à quoi Sonia Mabrouk rétorque : « Vous ne voulez pas voir la réalité alors ? »[25],[26].
Le , au théâtre Montansier à Versailles, elle intervient pour dénoncer un « entrisme islamiste » et répond à la question des « racines spirituelles de la France » en déclarant qu'il s'agit du christianisme. Selon le média Télérama, elle ajoute qu'« aimer la France » consiste à « lutter contre les groupuscules décoloniaux et écologistes »[27]. Le , elle déclare devant les députés de la commission de contrôle de la télévision numérique terrestre que sa matinale sur la chaîne CNews respecte le pluralisme, dans un contexte où un relevé statistique effectué depuis prouve que l'immense majorité des invités de sa matinale sont classés à droite ou à l'extrême droite des sensibilités politiques[28].
Le journal Libération estime en que Sonia Mabrouk est une « égérie de la droitosphère » et la baptise « directrice de la réaction », manière de qualifier ses idées de réactionnaires[16]. La même année, L'Obs la mentionne comme une « égérie des milieux conservateurs »[29]. Dans le même magazine, Fabrice Pliskin range Mabrouk « parmi les plus implacablement conservateurs » des présentateurs de la chaîne CNews[30]. Le Monde la décrit comme une représentante de la droite radicale[31]. Le Temps se demande si elle est une « grande dame conservatrice ou caution smart de l'extrême droite ? »[32].
En , Télérama voit en Sonia Mabrouk « une voix bien tracée à droite » et déplore les « refrains déclinistes » qu'elle a entonnés à Versailles le , en compagnie de Franck Ferrand, dans le cadre d'une soirée organisée par Les Éveilleurs, un collectif créé dans le sillage de La Manif pour tous, proche du magazine d'extrême droite Valeurs actuelles et défendant des positions anti-IVG[27].
Selon le chercheur en littérature Johan Faerber, les livres de Mabrouk « réactivent trois valeurs d'extrême droite : l'appel au bon sens intuitif contre l'intellectualisme, la notion de sacré et l'appel à la reconquête du sentiment nationaliste contre le déclin civilisationnel ». L'intéressée dément être d'extrême droite[27].
Dans une étude consacrée à la notion de doxa[33], le sociologue Samuel Vernet analyse un extrait d'une émission animée par Sonia Mabrouk sur la chaîne CNews en – sur la question de la limitation des libertés publiques, pendant le mouvement des Gilets jaunes. Dans cette émission, Vincent Cespedes déclare : « Moi je comprends la violence, enfin c’est… », puis se fait interrompre par Sonia Mabrouk, s'attirant l'hostilité de la journaliste et des cinq autres invités présents. Vernet identifie la doxa sous-jacente aux réactions : « Ici, la prémisse doxique (supposément partagée par tout le monde) est que la violence est inacceptable, au point même que tenter d’y trouver une explication semble immoral. » Les réactions adoptent un ton indigné et consistent notamment en injonctions au silence. Vernet conclut : « Dans cette séquence, on identifie clairement une manière de “bien penser” (plutôt que de “bien dire”), c’est-à-dire une orthodoxie. Face à elle, le philosophe, isolé, brise les codes de cette orthodoxie. Les réactions indignées et la virulence du front commun contre Vincent Cespedes tendent à le présenter comme un être radical ; il est inaudible, et même disqualifié, hors du champ d’une discussion possible : ce qu’il dit n’est simplement pas dicible. »