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Ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger وزارة الشؤون الخارجية والهجرة والتونسيين بالخارج | |
Siège du ministère. | |
Situation | |
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Création | 1956 |
Type | Ministère |
Ministère | Avenue de la Ligue des États arabes 1030 Tunis |
Langue | Arabe |
Budget | 174,527 millions (TND) pour 2013[1] |
Organisation | |
Ministre | Mohamed Ali Nafti |
Site web | diplomatie.gov.tn |
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Le ministère des Affaires étrangères (arabe : وزارة الشؤون الخارجية), officiellement appelé ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger (arabe : وزارة الشؤون الخارجية والهجرة والتونسيين بالخارج), est le ministère tunisien chargé de la politique étrangère de la Tunisie et des relations avec les États et les organisations étrangères. Il s'agit de l'un des cinq ministères régaliens, avec la Justice, la Défense nationale, l'Intérieur et les Finances.
Ministre des Affaires étrangères | |
![]() Titulaire actuel Mohamed Ali Nafti depuis le (7 mois et 10 jours) | |
Création | |
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Mandant | Chef du gouvernement |
Durée du mandat | Variable |
Premier titulaire | Habib Bourguiba |
Résidence officielle | Ministère des Affaires étrangères |
Site internet | www.diplomatie.gov.tn |
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Le ministre des Affaires étrangères est nommé par le chef du gouvernement depuis 2011, selon la loi constituante de 2011, puis l'article 89 de la Constitution de 2014, qui précise que cette nomination s'effectue en concertation avec le président de la République[2]. Selon la Constitution de 1959, il était nommé par le président de la République sur proposition du Premier ministre.
Il dirige le ministère et participe au Conseil des ministres ainsi qu'au Conseil de sécurité nationale.
Le poste est créé le , dans le premier gouvernement de Habib Bourguiba, nommé le 12 avril comme Premier ministre par l'assemblée constituante. Bourguiba cumule alors les fonctions de ministre des Affaires étrangères et de la Défense jusqu'au , date à laquelle il est désigné président de la République. Il annonce alors la composition de son nouveau gouvernement trois jours plus tard, où Sadok Mokaddem devient ministre, avant la nomination de Mongi Slim le .
Le , c'est Habib Bourguiba Jr. qui est nommé ministre par son père avant de devenir ministre de la Justice et de laisser sa place à Mohamed Masmoudi, le . Masmoudi reste en fonction dans le gouvernement Nouira et fait partie des instigateurs du projet avorté d'union avec la Libye en 1974. Principal membre du gouvernement à soutenir cette union, car elle aurait été bénéfique selon lui pour l'économie tunisienne, il est remplacé par Habib Chatti à la suite de l'échec de cette initiative. Ce dernier fait de Tunis le siège de la Ligue arabe et permet à un Tunisien de prendre la tête de l'organisation, Chedli Klibi. À la suite du départ du gouvernement Nouira, il quitte ses fonctions et laisse sa place à Hassen Belkhodja.
Béji Caïd Essebsi devient ministre dans le gouvernement Mohamed Mzali, le . Il est confronté à plusieurs crises, notamment l'arrivée à Bizerte des combattants palestiniens chassés de Beyrouth en 1982, le bombardement par l'armée de l'air israélienne du quartier général de l'OLP à Hammam Chott (opération Jambe de bois) en 1985, sans oublier les sautes d'humeur de Mouammar Kadhafi[3]. Le moment le plus fort de son mandat reste cependant le vote de la résolution des Nations unies[4] condamnant l'agression israélienne contre la Tunisie[5].
Il quitte le gouvernement Sfar, le , remplacé par Hédi Mabrouk, dernier ministre des Affaires étrangères du président Bourguiba. Il est successivement remplacé par Mahmoud Mestiri, Abdelhamid Escheikh, Ismaïl Khelil, Habib Boularès, Habib Ben Yahia, Abderrahim Zouari, Saïd Ben Mustapha, Habib Ben Yahia, Abdelbaki Hermassi, Abdelwahab Abdallah et Kamel Morjane, dernier ministre du président Zine el-Abidine Ben Ali. Ce dernier est reconduit à son poste par Mohamed Ghannouchi dans son second gouvernement, engendrant alors des manifestations à travers le pays demandant le départ de toute personnalité appartenant au Rassemblement constitutionnel démocratique. Le 27 janvier, Morjane démissionne et laisse sa place à Ahmed Ounaies, Mouldi Kefi, Rafik Abdessalem (beau-fils du leader d'Ennahdha, Rached Ghannouchi) puis Othman Jerandi.