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Épicéa, Épinette
Règne | Plantae |
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Division | Pinophyta |
Classe | Pinopsida |
Ordre | Pinales |
Famille | Pinaceae |
Sous-famille | Piceoideae |
Ordre | Pinales |
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Famille | Pinaceae |
Taxons de rang inférieur
Picea est un genre de conifères qui regroupe une cinquantaine d'espèces répandues dans l’hémisphère nord, en Europe, en Asie et en Amérique, surtout dans les régions montagneuses tempérées et les zones boréales. Les espèces de ce genre sont généralement appelées épicéas (Europe) ou épinettes (Canada).
Elles peuvent être confondues avec les différentes espèces de sapins du genre Abies, tandis que les pruches désignent surtout les espèces du genre Tsuga.
Le mot épicéa est un emprunt récent au latin, attesté seulement depuis le XVIIIe siècle. L'étymon latin picea, féminin de l'adjectif piceus qui sous-entend arbor, peut être traduit littéralement par « arbre à poix » (l'adjectif piceus est dérivé du nom pix, « poix »). Le substantif picea désigne l'épicéa, la pesse[1] ou plus précisément, Picea abies, le taxon européen le plus courant[2]. Au Canada, l’arbre est appelé épinette.
Le terme pesse « espèce de sapin », attesté antérieurement à épicéa en français (XVIe siècle), est issu du francoprovençal pesse « épicéa commun », du même étymon latin picea.
Le terme pesse a pour dérivé pessière (plantation ou forêt naturelle peuplée d'épicéas), dérivé avec le suffixe -ière, tout comme sapinière.
Le genre Picea est constitué d'arbres à port conique (cime pointue par le phénomène de dominance apicale : inhibition des bourgeons latéraux), parfois large (en draperie) ou columnaire dans les régions froides de la taïga. Les aiguilles sont disposées tout autour du rameau.
Une façon efficace de distinguer le genre Picea du genre Abies consiste à détacher délicatement une aiguille du rameau : s'il y a un petit lambeau d'écorce à la base du pseudo-pétiole, il s'agit du genre Picea ; s'il y a une petite marque ronde sur le rameau (on parle abusivement d'ampoule), il s'agit alors du genre Abies[3]. Une autre différence concerne les cônes : pendants chez les épicéas (à l'exception des cultivars employés pour orner les jardins), érigés chez les sapins.
Les espèces ont des tailles variables, dépassant rarement 40-50 mètres, mais pouvant atteindre plus de 90 mètres, comme c'est le cas chez l'épicéa de Sitka (Picea sitchensis). Elles peuvent vivre jusqu’à 400 ans.
Phylogénie de Picea[4],[5] | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Dans le Manuel des Conifères[6], il est recensé 43 espèces. Il existe probablement 16 à 18 espèces d’épicéas valides :
Il n’existe qu’une seule espèce d’épicéa indigène à la France : l’épicéa commun (Picea abies), spontané dans les forêts montagnardes de l’est (Alpes, Jura, Vosges).
En raison de son bois blanc homogène de qualité et de sa croissance rapide, l'épicéa commun a été souvent massivement planté en France : à basse altitude dans l'est et le nord et dans les montagnes où il n'était pas présent comme les Pyrénées, le Massif central et la Corse.
Ont été introduits surtout l’épicéa de Sitka (P. sitchensis, en Bretagne et Massif Central), plus rarement l’épicéa bleu (P. pungens), l’épicéa d'Orient (P. orientalis) et l’épicéa de Serbie (P. omorika), plus fréquent en parcs et jardins[réf. nécessaire].
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