Dans cet article, nous explorerons l'impact de Jacques Dassié sur la société moderne. Afin d’en comprendre la pertinence, nous analyserons différents aspects qui vont de son origine à son évolution dans le temps. Tout au long de l'histoire, Jacques Dassié a joué un rôle crucial dans différents domaines, de la culture à la technologie, influençant considérablement la façon dont les gens interagissent et fonctionnent dans le monde d'aujourd'hui. À travers une approche multidisciplinaire, nous examinerons de près comment Jacques Dassié a marqué la société et quelles perspectives s'ouvrent autour d'elle.
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Jacques Jean Louis Fernand Dassié |
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Jacques Dassié, né le à Angoulême et mort le à Saintes, est un spécialiste français de l'archéologie aérienne.
Jacques Jean-Louis Fernand Dassié naît le [1] à Angoulême du mariage de Fernand Dassié (1902-1967), officier, et de Françoise Delfau (1903-1999[2]), professeur de musique. Jacques Dassié obtient son brevet de pilote en 1949 à Saint-Cyr-l'École[3]. Électronicien de formation, il est ingénieur au sein de la société Thomson-CSF jusqu'en 1985[4],
Dans les années 1960, volant à partir de l'Aéro-club de Pons-Avy, en Charente-Maritime, Jacques Dassié est souvent intrigué par des traces aux formes géométriques, repérées parfois dans la campagne saintongeaise. Cherchant à approfondir l'énigme de ces structures inconnues, il crée une méthode de la prospection aérienne, présentée en 1975 à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris, dont il est diplômé.
Puis il obtient le titre de docteur en archéologie après avoir soutenu une thèse à l'université de Tours sous la direction du latiniste, historien et archéologue Raymond Chevallier, professeur de langue et littérature latines.
Jacques Dassié meurt le [5] à Saintes[6], l’âge de 96 ans.
En 1978, Jacques Dassié publie sa thèse sous forme d'un Manuel d'archéologie aérienne, multidisciplinaire.
« Toutes les actions humaines dans le sol, que ce soit par creusement ou par apport, modifient de façon irréversible l’homogénéité naturelle de ce sol. »
— Jacques Dassié
Il reprend ainsi les constations faites par ses pairs, notamment :
« Le moulin du Fâ est bâti sur l’emplacement d’un petit édicule dont les contours sont parfaitement dessinés par la maigreur des céréales plantées sur le terrain. »
— Abbé Lacurie, 1860
« Rien n’est plus facile que de reconnaître les plans qu’occupent les fondations souterraines encore existantes. Elles sont décelées, à une certaine époque de l’année, par la langueur des récoltes qui les couvrent… On pourrait par ce moyen, sans fouilles, dresser le plan de plusieurs des édifices qui composaient la ville de Tamnum. »
— Chevalier de Vaudreuil, 1839[7]
D'importantes découvertes sont venues ponctuer ce cheminement, notamment en Charente et en Charente-Maritime, parmi lesquelles[8] :
Ces découvertes ont déclenché de grandes fouilles, par les universités de Bordeaux, Poitiers, La Rochelle, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le musée d'Archéologie nationale, les sociétés régionales d’archéologie ainsi que par les meilleurs spécialistes.
Le Néolithique saintongeais, les nécropoles de la protohistoire aussi bien que les grandes voies antiques, le monde gallo-romain ou les grandes constructions médiévales ont ainsi été révélées aux chercheurs et aux habitants du sud Poitou-Charentes.
Avec 2 000 heures de vol et 400 000 km parcourus, Jacques Dassié a survolé près de 900 fois cette région[9],[3].
C'est également à la suite de ces recherches que Jacques Dassié remet formellement en cause la « sacro-sainte » lieue d'un mille et demi, soit 2 222 mètres telle qu'enseignée à l'université. Dans les voies d'Aquitaine étudiées, partout les voies témoignent d'une métrique d'environ 2450 +/- 50 m : la grande lieue gauloise. Il effectue une première publication dans la Revue archéologique, fascicule 2-1977. Cette étude, qui dure plus de vingt ans, reçoit tous les obstacles possibles pour sa publication : refusée plusieurs fois par différents comités de lecture de la revue Gallia du CNRS, elle reçoit finalement le soutien du Collège de France puis est enfin publiée dans la revue Gallia no 56-1999[10].
En 1998, il a créé sur Internet le premier site didactique bilingue d'archéologie aérienne[11], complété par une présentation touristique. Des expositions, une centaine de publications, autant de conférences, lient ce membre de l'Académie de Saintonge à cette région, à son terroir et à son patrimoine.
Habitant de la commune de Gémozac, il répertorie à partir de 2006 les 2 000 sépultures du cimetière de la commune[12],[13].
En 1997, Jacques Dassié reçoit le grand prix de l'Académie de Saintonge pour l'ensemble de son œuvre. Il en est élu membre en 1999[14] où il siège sur le siège n°4, siège qu'il occupe jusqu'en 2016 où nommé — académicien honoraire —, il cède son siège à Jean-François Girard, professeur de médecine.
Jacques Dassié est l'auteur des photographies de plusieurs ouvrages, dont :