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de Chalus | ||
![]() Armes de la famille. | ||
Blasonnement | Echiquetés de gueules et d'or | |
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Devise | "Excelsi cunctos servata fide triumphans", "J'ai exalté tout le peuple, triomphant dans la foi" | |
Cri de guerre | Chalus ! | |
Branches | Chalus | |
Période | Xe siècle - XIXe siècle | |
Pays ou province d’origine | ![]() |
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Allégeance | ![]() ![]() |
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Pays | ![]() |
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Fiefs tenus | Chalus, Apchon, Cisternes, Entraigues, Sansac, Cordès, Orcival, Puy-Saint-Gulimier, Condat, Prodines, Vialleveloux,... | |
Titres obtenus | Seigneur, Chevalier, Chevalier banneret, Comte, Marquis, Duchesse | |
Demeures | Château de Chalus | |
Charges | Procureurs, Bailli, Maître d'hôtel du roi, Gouverneur | |
Fonctions militaires | Chevalier, Chevalier Banneret, Capitaine, volontaire chevaux léger | |
Fonctions ecclésiastiques | Moine, Archevêque, Cardinal | |
Récompenses militaires | Croix de Saint Louis | |
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La famille de Chalus est une famille de la noblesse française originaire de la province d'Auvergne dont la filiation remonte au début du Xe siècle éteinte en 1821.
Cette famille a fourni de nombreux chevaliers qui s'élevèrent au rang de banneret, comtes, capitaines, marquis et duchesse. Elle est à l'origine de la fondation de nombreuses autres branches seigneuriales française.
Son château de Chalus était une puissante place forte d'Auvergne.
Cette famille avait de forts liens avec les Bourbons et était très fortement apparenté avec le comptour d'Auvergne d'Apchon réputé le plus puissant.
Ces membres les plus illustres sont :
La famille de Chalus est une ancienne famille de la noblesse d'Auvergne dont la filiation remonte au début du Xe siècle avec Guy de Chalus[3], fils de Guy Ier conte d'Auvergne vivant en 967[3] d'après Tardieu Ardoise[3]. Il se maria l'héritière du château[3]. Le nobiliaire d'auvergne[4] ne confirme pas cette filiation mais confirme la noblesse de cette famille en l'an 1179 avec Richard de Chalus.
La famille de Chalus se divisa en plusieurs branches[4],[5] :
Une motte castrale (ou forteresse) avec enceinte est attestée au début du Xe siècle à l'emplacement du château de Chalus[14]. Les fortifications actuelles ont été érigées après le XIe siècle.
La seigneurie, le château de Chalus, les dépendances de Sansac au sud, d'Auzat au nord furent possédés par la Maison de Chalus[15].
Il y avait deux châteaux : le château des Chalus et le château de la châtellenie d'Apchon (ou Achon) qui avait ses propres terres et appartenait à plusieurs familles apparentés à celle de Chalus.
Guy de Chalus a épousé l'héritière du château de Chalus-Lembron[3].
Au XIe et XIIe siècles, Chalus appartenait à un Comptour. Le premier démembrement du Comptoirat de Nonette fut le Comptoirat de Gignat qui avait pour capitale militaire la seigneurie de Chalus qui fut morcelé[16].
Comme toutes les villes gallo-romaines et carolingienne, Gignat était dans la vallée. Après les invasions normandes du Xe siècle, les magnats d'Auvergne commencèrent à résider en hauteur à la pointe des rochers.
Chalus fut à l'origine une tour de refuge où vivre en sécurité et qui était mieux à même de surveiller les approches de l'ennemi. Gignat était le chef-lieu du territoire et Chalus une de ces dépendances[17].
Armand de Nonette était le seigneur Gignat et eut comme fils Armand de Gignat "Artmannus miles de Ginnaco" ou Armand de Chalus "Artmannus de Caslus"[18] qui devint Seigneur de Chalus d'après les capitulaires de Sauxillanges.
Chalus prit de l'importance mais les seigneurs de Gignat et de Chalus restèrent très mêlés.
Gignat subit les violences d'Armand de Nonette et en son temps de Maurice I, fils d'Hugues IV d'Usson, qui envahit Gignat, y tua un moine et incendia une partie des maisons.
Le comtoirat de Gignat aurait aussi subi, dans le dernier tiers du XIe siècle une révolution et des amoindrissements au profit des Seigneurs de Chalus.
En 1262, en récompense de leurs services, peut-être à cause de leur lien de famille, le Dauphin céda aux Seigneurs de Chalus les terres et la seigneurie de Boudes[19]. Chalus et Boudes formaient deux fiefs jumeaux sous la suzeraineté des Dauphins et la mouvance du roi.
À partir du XIIe siècle, la suzeraineté de Gignat resta aux Chalus. Ils eurent beaucoup d'enfants et fondèrent d'autres Chalus. Ils jouirent du prestige d'une antique et illustre origine.
Il semble que le partage de 1290, à la mort de Géraud de Chalus, soit la raison du partage du château de Chalus. La partie nord resta à Hugues de Chalus tandis que la partie sud passait à un Comtour d'Apchon à l'occasion de son mariage avec Guicharde de Chalus. Ce château sud prit la dénomination d'Apchon-les-Chalus[20].
Entre 1350 et 1609 le château d’APCHON repassera sous la tutelle de la famille de Chalus ou redeviendra indépendant à l’occasion de mariages ou héritages. En 1609 les deux châteaux sont définitivement réunis sous la bannière des Chalus[10].
Pendant les guerres de Religion et de la Ligue, il y eut une certaine confusion. Claude le Groin[4], seigneur de Maison Neuve[4] marié à Anne de Chalus[4] fille de François de Chalus[4] Seigneur de Sansac[4], dit Sieur de Chalus, prit part à plusieurs excès. Il ne s'agissait pas de Chalus-Lembron mais d'un château nommé Chalus au Nord-Est du bourg Combrailles, région de Pontaumur, qui appartenait par le passé aux Chalus de Pradines. Ce château fut d'ailleurs détruit par décision du Parlement à la suite de ces événements.
Le capitaine de Virmont prit, pendant que le peuple était à la messe de minuit, le 24 décembre 1587, veille de Noël, le château de Vodable qui n'était pas gardé par le sieur d'Anglard, capitaine de Vodable.
Le sieur de Chalus conduisit entre 100 et 120 paysans de Villeneuve, Chalus, Mareugheol, Antoingt et divers autres villages qui reprirent le château de Vodable des mains du capitaine de Virmont. Une grande partie de ces troupes ont été prises par surprise car elles dormaient, au chaud, à côté du four, se reposant de leur marche nocturne. Après cette prise, il conduisit sa troupe à la maison de Mallesaigne où les plus nobles s'étaient retirés pour se rafraîchir, nombre d'entre-eux furent tués. Avec des renforts d'Issoire sous la conduite de Montmorin, ils purent vaincre les dernières troupes de Virmont du château.
Il est à noter qu'à cette sombre époque d'autres capitaines usèrent des mêmes tactiques que le capitaine de Virmont et eurent d'autres destins comme le cruel Capitaine Merle qui pilla et violenta Ambert en 1574, Issoire en 1575 et Mende en 1579[21].
Le sieur de Chalus devint gouverneur d'Issoire qu'il accabla. Il prit la ville de Montmarault en Bourbonnais qu'il ruina et accabla.
Le sieur de Chalus périt, pendant la bataille de Cros-Rolland près d'Issoire avec 60 gentilshommes le 14 mars 1590[22]. Le bilan aurait pu être plus lourd sans le comte de Rastignac et ceux de l'armée royale qui couraient çà et là en criant « Nous sommes tous Français, ne nous tuons plus les uns les autres ! ». Les murs de la ville d'Issoire avait été repris sans résistance par les arquebusiers du roi[23], une unité d'élite, avant la bataille. Le cardinal de Richelieu désigna les forteresses à abattre : Nonette, Vodable et Usson pour la région d'Issoire.
François de Chalus, seigneur de Chalus, et sa seigneurie ne fut pas inquiété au grand étonnement de certains.
Françoise de Châlus (1734-1821) dame d'honneur de Madame Adélaïde, fille du roi Louis XV de France, fut une des maîtresses du roi dès 1749. En 1750, elle fut mariée à Jean-François de Narbonne, de 16 ans plus âgé qu'elle. D'après des documents conservés au ministère des armées (datés de 1746), M. de Narbonne était dans l’impossibilité de procréer (ces documents indiquant qu’il eut une partie de la verge emportée par un coup de pistolet lors de combats, et un seul testicule)[24]. Il ne fut pas le père biologique de ses deux enfants.
Plusieurs auteurs récents considèrent que Louis-Marie de Narbonne-Lara est un enfant naturel de Louis XV[25],[26], (et peut-être aussi son frère aîné le duc de Narbonne-Lara). La mère et le père officiel furent envoyés à Parme où régnait le gendre du roi pour que l'accouchement puisse se dérouler de manière discrète.