Dans cet article, le sujet de Albert Demangeon sera abordé, qui a suscité un grand intérêt dans la société d'aujourd'hui. Albert Demangeon est un sujet pertinent dans divers domaines, de la politique à la culture, en passant par la science et la technologie. Au fil des années, Albert Demangeon s'est avéré avoir un impact significatif sur la vie des gens, générant des débats, des recherches et des réflexions sur son importance et son influence sur différents aspects de la société. À travers l’analyse détaillée de Albert Demangeon, nous cherchons à mieux comprendre ses implications et son rôle aujourd’hui, ainsi qu’à offrir une vision globale de ce sujet qui a retenu l’attention du grand public.
Professeur Faculté des lettres de Paris | |
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à partir de | |
Maître de conférences Faculté des lettres de Paris | |
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Président de la Société géologique du Nord | |
Professeur Faculté des lettres de Lille (d) | |
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Nom de naissance |
Albert Jean Marie Eugène Demangeon |
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Père |
Jean-Baptiste Demangeon (d) |
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Henri Wallon (beau-frère) |
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Conflit |
Albert Demangeon, né à Cormeilles (Eure) le et mort à Paris le , est un géographe français.
Fils de Jean-Baptiste Demangeon, gendarme né le à Longchamp[1] dans le département des Vosges en Lorraine, Albert Demangeon passe son enfance à Gaillon (Eure) où son père est affecté. Il fait de brillantes études qui le conduisent à l'École normale supérieure (ENS) où il entre en 1892 (la même année qu'Emmanuel de Martonne, autre géographe français). Il découvre alors la géographie moderne grâce à son professeur Paul Vidal de La Blache. Agrégé en 1895, il est d'abord professeur de lycée, puis « maître-surveillant » à l'ENS.
Albert Demangeon est le beau-frère du psychologue Henri Wallon[2].
Sa thèse sur la Picardie, soutenue en 1905[3], obtient un grand succès : elle est considérée comme le modèle de la géographie régionale à la française. Il commence alors une carrière universitaire, d'abord à Lille puis en 1911 en tant que maître de conférences de géographie à la Faculté des lettres de Paris (Sorbonne). Toujours dans la même faculté, il occupera à partir de 1925 le poste de professeur de géographie économique[4]. L'ancrage disciplinaire d'Albert Demangeon est alors rattaché à la géographie humaine, tandis que son collègue Emmanuel de Martonne s'adonne à la géographie physique.
Il est l’auteur d’une douzaine d'ouvrages — auxquels s’ajoutent une dizaine de manuels scolaires — d’une centaine d'articles et d’un millier de notes et de comptes rendus. Son œuvre ne se développe pas dans un cadre théorique précis. Entre autres, avec son collègue André Cholley, il a contribué à introduire en France l'étude des interactions humanité-environnement, nommée « géonomie »[5].
Il meurt au début de l'Occupation sans avoir achevé le Traité de géographie humaine auquel il songeait depuis longtemps, mais qui inspirera largement son disciple Jean Delvert. Ses collègues lui rendent hommage en publiant un livre, Problèmes de géographie humaine (1942) qui contient une liste – incomplète – de ses publications géographiques et, essentiellement, une réédition de ses articles jugés à l'époque comme les plus importants.
Albert Demangeon travaille à toutes les échelles. Il rédige de petites monographies (par exemple sur Paris) mais participe aussi à la Géographie universelle de Paul Vidal de La Blache et Lucien Gallois dont il rédige les deux premiers volumes (1927) et les deux derniers qui paraîtront après sa mort (1946 et 1948). Il publie de nombreux articles sur l'habitat rural et s'intéresse même au folklore mais il s'inquiète aussi des problèmes économiques et politiques du monde, avec parfois « des accents prophétiques » selon Jean Gottmann. Son ouvrage, Le déclin de l'Europe (1920), où il met en évidence la fin de la domination économique de l'Europe après la Première Guerre mondiale, a un grand retentissement. Il participa également aux travaux du Comité d'études, structure fondée en à la demande d'Aristide Briand, afin de participer à l'élaboration des buts de guerre de la France.
Il renouvelle également les méthodes de recherches en géographie : il met au point des questionnaires dès 1909 et dirige de grandes enquêtes dans les années 1930. Il est, par ailleurs, proche des historiens. Ainsi, il aide Lucien Febvre à fonder les Annales d’histoire économique et sociale (1929) et il y participe activement ; il écrit aussi avec lui deux livres sur le Rhin (1931 et 1935). C'est enfin un pédagogue qui rédige des manuels pour l'enseignement secondaire mais aussi pour l'enseignement primaire, et qui, en fondant une société d'instituteurs, se préoccupe de la culture de ceux-ci.
Albert Demangeon a certes moins contribué que Jean Brunhes à la vulgarisation de la géographie humaine et n'est pas un organisateur comme Emmanuel de Martonne. Mais il joue un rôle plus important au sein de la géographie française que nombre de ses collègues (tels Jules Sion et même Raoul Blanchard) ; ainsi, après la mort de Jean Brunhes (1930), il devient le chef de file de la géographie humaine. Enfin, l'influence de ses idées et de ses méthodes de travail a été importante dans les sciences de l'homme.