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Naissance |
Beer-Sheva (Israël) |
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Nationalité | Israélienne |
Décès |
(à 51 ans) Tel Aviv (Israël) |
Profession | Réalisatrice, actrice, scénariste |
Films notables |
Alila Mon trésor Le Procès de Viviane Amsalem |
Ronit Elkabetz (hébreu : רונית אלקבץ, arabe : رونيت القبص), née le à Beer-Sheva et morte le à Tel Aviv, est une actrice, scénariste et réalisatrice israélienne francophone d'origine marocaine.
Née en 1964[1] dans une famille juive marocaine[2] originaire d'Essaouira, d'une mère coiffeuse et d'un père financier dans les postes israéliennes[3], Ronit Elkabetz commence par étudier le stylisme puis se rend pour la première fois à une audition et obtient le rôle principal dans Le Prédestiné, de Daniel Wachsmann[3] alors qu'elle n'a jamais pris de cours de comédie.
Devenue une vedette en Israël, elle choisit de tout quitter pour la France, où elle est inconnue, et dont elle ne connait ni la langue ni les coutumes : « Le plus beau cadeau que je me suis offert, c’est cette seconde naissance. J’aurais très bien pu continuer d’enchaîner les projets en Israël, mais j’avais besoin d’ouvrir une nouvelle porte : pour la trouver, le seul moyen était de rompre avec mes repères et de recommencer ailleurs, à zéro. Je suis redevenue une enfant de 2 ans qui se familiarise avec les sons et les mots et les intègre sans y penser[4]. »
C’est ainsi qu’en 1997 elle frappe à la porte d’Ariane Mnouchkine pour un stage mais se retrouve surtout à faire la vaisselle, faute d’emploi possible. « Pendant que je briquais, mon téléphone sonnait. On me proposait de faire Lady Macbeth ou Cléopâtre en Israël. C’était très irréel ce double emploi : une vie de femme de ménage que j’avais choisie, tandis qu’en Israël, on continuait de me parler comme à une star. Sans la connaître, j’étais amoureuse de cette culture, et je savais que pour progresser, il fallait que je la rencontre de près. De toute manière, aussi bien en tant qu’actrice que comme cinéaste, je n’ai pas suivi de formation[4]. »
On la remarque par ailleurs dans un spectacle consacré à la vie de la chorégraphe Martha Graham, sous la direction d’Ellen Melaver[3], et incarne un travesti dans Origine contrôlée.
Elle continue de trouver de grands rôles dans son pays d'origine : mère divorcée et amante passionnée dans Mariage tardif pour lequel elle obtient le prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Thessalonique 2001, elle joue le rôle d'une prostituée immature dans Mon trésor, Caméra d'or à Cannes en 2004, puis celui d'une patronne de café au grand cœur dans La Visite de la fanfare, succès-surprise de la fin d'année 2007.
Déjà coscénariste en 1994 de La Cicatrice de Haim Bouzaglo, elle passe en 2004 derrière la caméra avec Prendre femme, réalisé avec son frère cadet Shlomi Elkabetz. Il s'agit d'un drame conjugal inspiré de l'histoire de ses parents ; ce film est le premier volet d'une trilogie dont le fil conducteur est Viviane, une femme en quête d'émancipation, interprétée par la réalisatrice. Le deuxième volet de cette trilogie, Les Sept Jours, huis-clos, centré cette fois sur les relations fraternelles face à un deuil, fait l'ouverture de la Semaine de la critique à Cannes en 2008. En 2014, Le Procès de Viviane Amsalem achève la trilogie, lorsque Viviane va en justice pour obtenir le divorce.
Elle interprète un second rôle dans La Fille du RER d’André Téchiné en 2009[3], l'épouse vaniteuse et raciste d'un garagiste dans Jaffa de Keren Yedaya la même année, et tourne l'année suivante sous la direction de Fanny Ardant dans Cendres et sang.
En 2010, elle est à l’affiche de Tête de turc, un drame réalisé par Pascal Elbé[3], et Les Mains libres de Brigitte Sy, dans lequel elle tient le rôle principal[3], donnant la réplique à Carlo Brandt.
Elle meurt à l'âge de 51 ans, le , des suites d'un cancer du poumon[3],[5],[6].
« Je suis en permanence à la recherche de mes racines. Je suis née de parents immigrés du Maroc. Mes fondements et ma culture sont pluriels, mais mon histoire, c'est Israël. »
Elle se marie avec l'architecte Avner Yashar le [8]. En 2012, elle accouche de jumeaux, un fils et une fille.
En 2014, elle signe avec plusieurs autres personnalités du cinéma israélien dont son frère Shlomi, une tribune appelant à un cessez-le-feu contre la bande de Gaza.
En collaboration avec son frère cadet, Shlomi Elkabetz.