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Naissance | |
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Décès | |
Sépulture |
Tomb of Pietro da Cortona (d), Santi Luca e Martina |
Nom de naissance |
Pietro Berrettini |
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Maître | |
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Influencé par | |
Distinction |
Principe de l'Académie de Saint-Luc |
La Gloire des Barberini (palais Barberini) |
Pierre de Cortone (en italien : Pietro da Cortona, de son vrai nom Pietro Berrettini), né à Cortona le et mort à Rome le , est un peintre et un architecte italien du baroque commençant, considéré comme le premier représentant authentique du nouveau style[1].
On connaît surtout son travail dans le domaine des fresques décoratives et de la peinture, notamment le Triomphe de la Divine Providence, son œuvre majeure.
Sous le pontificat d'Urbain VIII — dont il fit un portrait —, il fut l'un des principaux architectes opérant à Rome, avec Le Bernin et Francesco Borromini.
Pierre de Cortone étudia avec le florentin Andrea Commodi qui l'emmena avec lui à Rome à l'âge de quinze ans. Son maître le confia en 1614 à un de ses élèves[2], le peintre toscan Baccio Ciarpi (it) qui lui fait découvrir les œuvres de Raphaël, de Rubens du Dominiquin et d'Annibale Carracci. Il s'imprègne aussi de la ferveur religieuse de l'époque marquée par la Contre-Réforme[3].
Il noua aussi très tôt des relations avec les milieux romains passionnés d'antiquités, notamment Cassiano dal Pozzo qui le pousse à étudier l'art antique, et l'amateur Marcello Sacchetti pour qui il peignit à plusieurs reprises dans les années 1620 : Le Sacrifice de Polyxène, Le Triomphe de Bacchus, L'Enlèvement des Sabines (Rome, musées du Capitole). Ces œuvres témoignent aussi de son étude de la peinture vénitienne du XVIe siècle[2].
En 1628, il dirige Andrea Camassei (1602-1649) et Andrea Sacchi (1599-1661) pour la décoration de la galerie de sa propriété dite Tumoleto de Fassano, que le cardinal Giulio Cesare Sacchetti (1586-1663) a achetée en 1620 au florentin Vincenzo Mazzinghi, à Castel Fusano.
Il poursuit sa carrière au service de la famille Sacchetti qui lui confie en 1623 le chantier de la villa du Pigneto (en). Au palais Sacchetti, il rencontre le Cavalier Marin et le cardinal Mafeo Barberini, futur Urbain VIII, qui devient son protecteur. Par son intermédiaire, il obtient sa première grande commande de peinture, le cycle de décors à fresque de l'église Santa Bibiana à Rome (1624-1626), dont la façade a été réalisé par Le Bernin. Le succès qu’il rencontre lui ouvre une carrière active : en 1629, il peint L’Enlèvement des Sabines qui devient le manifeste de la peinture baroque romaine.
En 1633-1639, il exécute pour le pape Urbain VIII sa fresque la plus célèbre : La Gloire des Barberini, qui orne le plafond du grand salon du palais Barberini à Rome. Ce décor peint est aussi appelé Le Triomphe de la Divine Providence. Il s’agit d’une allégorie de la Providence et du pouvoir divin des Barberini. Cette grande fresque est mouvementée, abonde de personnages vus dans une contre-plongée extrême (sotto in su), qui caractérise ses effets illusionnistes.
En 1637, durant un voyage en Italie du nord, il s'arrête à Florence et à la demande de Ferdinand II, commence à peindre une petite pièce du piano nobile appelée Sala della Stufa ou salle du Poêle au palais Pitti. Sa série de fresques décrivant Les quatre âges de l'homme reçut un accueil très favorable. L'Âge d'or et L'Âge d'argent furent peints en 1637, puis il retourna à Rome pour achever la voûte Barberini et en 1640 il était à nouveau à Florence pour terminer l'œuvre commencée trois ans avant et peignit L'Âge du bronze et L'Âge du fer. On lui demanda alors les fresques des salles de réception du grand-duc, enfilade de cinq pièces sur le devant du palais. Dans ces cinq salles « des Planètes », la suite hiérarchique des divinités est fondée sur la cosmologie ptolémaïque : Vénus, Apollon, Mars, Jupiter (la salle du trône des Médicis), et Saturne. De 1641 à 1647 il peignit les salles de Vénus, Jupiter et Mars. Ces plafonds rendent essentiellement hommage à la lignée des Médicis et à leur capacité à être des dirigeants vertueux[4]. Il commença celle d'Apollon qui fut terminée par son élève Ciro Ferri en 1660[2]. Le thème des plafonds de ces salles devaient inspirer plus tard la décoration des Grands Appartements du château de Versailles, conçus par Charles Le Brun.
Rentré définitivement à Rome en 1647, il reçut sans cesse de nouvelles commandes des grandes familles et des ordres religieux, soit comme architecte soit comme décorateur et peintre. Il contribua à modifier le visage de Rome[3], et il y deviendra principe (prince) de l'Accademia di San Luca.
Parmi ses élèves issus de son important atelier[1], Giacinto Gimignani (de Pistoie) et Giovanni Francesco Romanelli (de Viterbe) furent également sensibles au courant classique qui circule à Rome à l'époque, simultanément au baroque. D'autres au contraire, tel que Ciro Ferri contribuèrent à divulguer son langage pictural.
En tant qu'architecte, on lui doit l'église Santi Luca e Martina près du Forum (finie en 1664, il dessine la forme en croix grecque de cette église), l'embellissement notable de l'extérieur de Notre-Dame-de-la-Paix (1656-1667) et la façade (avec une loggia surprenante) de Santa Maria in Via Lata (vers 1660).
Il conçoit les plans du palais des papes de Castel Gandolfo tel qu'il est aujourd'hui, la Villa Pigneto du marquis Sacchetti (en) et la Villa Sacchetti à Castelfusano (en) près d'Ostie.
Avant de devenir célèbre comme architecte, Pietro dessina des planches anatomiques qui ne sont publiées qu'un siècle après sa mort en 1741. Les planches de Tabulae anatomicae ont été sans doute composées vers 1618. Les poses dramatiques et finement étudiées sont dans le style des autres artistes du genre de la Renaissance et du baroque, mais sont particulièrement expressives.