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Patriotes pour l'Europe | |
![]() Logo du groupe Patriotes pour l'Europe. | |
Chambre | Parlement européen |
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Législature(s) | 8e, 9e et 10e |
Fondation | |
Ancien(s) nom(s) | Europe des nations et des libertés (2015-2019) Identité et démocratie (2019-2024) |
Partis membres | Patriotes.eu Mouvement politique chrétien européen |
Président | Jordan Bardella |
Représentation | 86 / 720 |
Positionnement | Droite[3] à extrême droite[4],[5],[6],[7],[8],[9] |
Idéologie | Souverainisme[14] National-conservatisme[15] Populisme de droite[16] Euroscepticisme[20] Factions : Russophilie[21] |
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Patriotes pour l'Europe (en anglais : Patriots for Europe, PfE ou P4E) est un groupe politique de droite nationaliste et d'extrême droite souverainiste[12] du Parlement européen. Il est fondé à la suite des élections européennes de juin 2024 à l'initiative de Viktor Orbán et présidé par Jordan Bardella. Il fait suite au groupe Identité et démocratie fondé en , dans le sillage du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) fondé en 2015.
Les positions de certains des membres du groupe et son orientation favorable à la Russie de Vladimir Poutine provoquent des controverses lors de sa création.
Il compte 86 membres, dont 30 issus du RN, constituant ainsi sa plus forte délégation. Il devient la troisième force politique au Parlement européen après les élections européennes de 2024[22].
Après les élections européennes de 2014, les membres de l'Alliance européenne pour la liberté, autour de Marine Le Pen (FN), Geert Wilders (PVV) et Matteo Salvini (Ligue du Nord) essaient de former un groupe politique d'extrême droite au Parlement européen[23]. Un groupe similaire avait existé de à (Identité, tradition, souveraineté, ITS)[24]. Cependant, ils ne réussissent pas à former un groupe rassemblant au moins 25 députés venant de 7 États-membres différents, refusant de s'allier avec les Grecs d'Aube dorée, les Hongrois du Jobbik, le NPD allemand ou les Polonais du KNP, jugés infréquentables[25],[26]. Ils siègent donc au début de la législature parmi les non-inscrits. Dans le même temps, le UKIP de Nigel Farage refuse toute alliance avec le FN, qu'il qualifie d'antisémite, et réussit à former un autre groupe eurosceptique, l'Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD)[27]. En , l'AEL fait place au Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés (MENL), nouveau parti politique européen, mais sans le PVV qui préfère ne recevoir aucun financement de l'Union européenne[28],[29].
La création du groupe « Europe des nations et des libertés » est annoncée le par Marine Le Pen et Geert Wilders[30]. Le groupe rassemble les députés européens de plusieurs partis membres du MENL (le Front national, le FPÖ, la Ligue du Nord et le Vlaams Belang), auxquels se sont joints les députés du PVV néerlandais (trois au moment de la création du groupe), les deux membres du KNP polonais et une élue exclue du UKIP, Janice Atkinson.
Outre la disponibilité d'une exclue du UKIP, la création du groupe a été rendue possible par la mise à l'écart courant 2015 de deux figures historiques de l'extrême droite : celle de Jean-Marie Le Pen au Front national[31] et celle de Janusz Korwin-Mikke du KNP, qui permet à Marine Le Pen et Geert Wilders de s'allier avec deux autres députés de ce parti, ce qu'ils rejetaient auparavant[32],[33]. Au sein de la délégation FN, Bruno Gollnisch choisit de ne pas rejoindre le groupe par solidarité avec Jean-Marie Le Pen. Aymeric Chauprade intègre le groupe le [34].
Le , le député roumain Laurențiu Rebega, élu du Parti conservateur, classé au centre droit de l'échiquier politique roumain, quitte le groupe socialiste S&D pour rejoindre le groupe ENL[35]. En outre, le PVV détient un siège vacant dû à la mort d'un de ses quatre députés, Hans Jansen, qui est remplacé par Auke Zijlstra le ; ce dernier rejoint le groupe ENL le [36]. À partir du , le député européen de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) Marcus Pretzell fait partie du groupe ENL[37]. À la fin de l’année 2017, les députés ayant quitté le FN avec Florian Philippot pour rejoindre Les Patriotes intègrent le groupe ELDD[38],[39]. Par ailleurs, Laurențiu Rebega quitte le groupe en mars 2018 pour rejoindre les rangs des non-inscrits. Des tensions apparaissent dans le groupe en 2018 au sujet du Rassemblement national et des scandales financiers dont celui-ci fait l'objet. Le coprésident du groupe, le Néerlandais Marcel de Graaff, se déclare « offusqué » des pratiques d’« enrichissement de la part de la délégation française »[40].
Lors des élections européennes de 2019, Matteo Salvini et Marine Le Pen travaillent à l’élargissement du groupe à d’autres partis européens[41]. Une alliance avec le Fidesz du Premier ministre hongrois de Viktor Orbán, le parti Droit et justice au pouvoir en Pologne ou encore le Parti du Brexit au Royaume-Uni est notamment envisagée[42],[43], mais cet élargissement échoue. À la suite d’une Alliance des peuples et des nations plus réduite, les membres du groupe ENL et ses nouveaux alliés se réunissent le et décident de renommer le groupe « Identité et démocratie »[42]. Présidé par Marco Zanni, le groupe devrait compter au moins 73 membres issus de neuf pays, contre 36 élus à la fin de la législature précédente[42].
Le , les députés élus membres de l'alliance, au nombre de 73, se réunissent et renomment le groupe Europe des nations et des libertés en Identité et démocratie. Le même jour, ils élisent Marco Zanni (Ligue) président du groupe[44].
À l’ouverture de la dixième législature, le groupe est dissout, la quasi-totalité de ses membres l’ayant quitté de leur plein gré.
La plupart des membres du groupe Identité et démocratie (le FPÖ, le Vlaams Belang, le Parti populaire danois, le RN, la Ligue et le PVV) se retrouvent dans le groupe Patriotes pour l'Europe[45], dont la création se serait faite d'un commun accord avec le groupe Identité et démocratie[46]. Font exception le Parti populaire conservateur d'Estonie dont l'unique député part en dissidence et rejoint le groupe des Conservateurs et réformistes européens et le SPD tchèque qui rejoint avec l'AfD, récemment exclu du groupe ID, le nouveau groupe L'Europe des nations souveraines.
Le groupe politique Patriotes pour l'Europe est fondé le 30 juin 2024, à la suite des élections européennes de 2024, lors d'une conférence tenue par Viktor Orbán, Andrej Babiš et Herbert Kickl[47]. Le Fidesz, le parti de Viktor Orbán, était non-inscrit depuis 2021 au Parlement européen, tandis que le parti d'Andrej Babiš, ANO 2011, était membre de Renew Europe pendant la précédente législature et le parti d'extrême-droite autrichien de Herbet Kickl, le FPÖ, était membre du groupe Identité et démocratie[47].
Le groupe est rapidement rejoint par différents mouvements nationalistes et eurosceptiques : le parti espagnol Vox[48], le parti néerlandais PVV[49], le Parti populaire danois[50], le parti belge flamand Vlaams Belang[51], le parti portugais Chega[52], le parti grec Voix de la Raison, la coalition tchèque Serment et Automobilistes ainsi que le le parti Lettonie d'abord[53]. Le 8 juillet, le Rassemblement national, fort de 30 députés, annonce également rejoindre les Patriotes pour l'Europe, actant la fin du groupe Identité et démocratie, absorbé par l'initiative lancée par Orbán, Babiš et Kickl[54]. La Ligue de Matteo Salivini annonce suivre également le RN vers ce nouveau groupe[55]. Patriotes pour l'Europe remplit alors les conditions nécessaires à la formation d'un groupe parlementaire au sein du Parlement européen (au moins 23 membres, issus d'au moins 7 États membres différents)[50].
L'historien Nicolas Lebourg constate qu'au sein d'ENL, « seul le FN adopte une conception économiquement interventionniste de l’État ; leur minima idéologique commun est l’islamophobie, le rejet de l’immigration extra-européenne, la revendication d'une démocratie plus directe »[56].
Les positions des partis membres vis-à-vis de l'Union européenne « peuvent peu ou prou se résumer à deux espaces, l'un au souverainisme ultra (FN, PVV, KNP), l'autre critique envers l'UE mais non isolationniste (LN, VB, FPÖ, AfD) »[56].
Le politologue Jean-Yves Camus considère que « les élus ENL défendent de manière constante les intérêts de la Russie, que ce soit lors de leurs interventions dans les différentes commissions, en séance plénière ou à travers leurs votes : dans 93 % des votes de à , les députés ENL, ont voté contre les résolutions défavorables aux intérêts du Kremlin »[57]. L’« affaire d’Ibiza », qui entraîne en mai 2019 la démission comme vice-chancelier autrichien de Heinz-Christian Strache du FPÖ, accrédite cette thèse[58].
Viktor Orbán, à l'origine du groupe, lui donne pour objectifs de se positionner contre le « soutien militaire à l’Ukraine » et contre « l’immigration illégale » et pour la « famille traditionnelle » et « alléger les contraintes environnementales »[59],[60].
Pour l'universitaire Francisco Roa Bastos, la majorité des partis qui compose le groupe ont une position pro-Kremlin dans le cadre de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ou pour le moins sont favorables à une solution de paix similaire à celle défendue par la Russie. Ils sont tous des partis anti-immigration et eurosceptiques, ou pour conforter une Europe des nations[21]. Les Patriotes pour l'Europe s'engagent à préserver les nations européennes, la défense de leurs traditions et leur héritage chrétien[61].
Le journaliste Jean Quatremer, mentionne qu'avec Fidesz, Vox et la Ligue du Nord, le groupe accueille trois partis homophobes[62].
Ces orientations s'opposent à celles de l'autre groupe d'extrême droite des Conservateurs et réformistes européens de Giorgia Meloni, qui est atlantiste et pro-ukrainien[61] mais sont proches du troisième groupe d'extrême droite L'Europe des nations souveraines présidé par René Aust et Stanisław Tyszka[63].
Avec 36 membres, le groupe est le plus petit du Parlement européen (4,9 % des députés européens). Nicolas Lebourg observe : « La comparaison avec les autres groupes parlementaires formés dès 2014 témoigne d'une banalité sociologique du groupe ENL : le taux de féminisation (34 %) et l'âge moyen en 2014 (51 ans) y sont ainsi exactement les mêmes que pour l'ensemble des députés européens »[56].
Pays | Parti national | Député européen | Parti européen |
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Indépendante (ex-RN) | Sylvie Goddyn
(membre du groupe ENL de la création du groupe jusqu'à sa démission le 19 octobre 2018) |
ELDD |
Indépendant (ex-FN) | Aymeric Chauprade (membre du groupe ENL du au L'indépendant 2015.) |
aucun | |
Debout la France | Bernard Monot (membre du groupe ENL de la création du groupe jusqu'à sa démission le 30 mai 2018) |
ELDD | |
Front national | Marine Le Pen (remplacée par Christelle Lechevalier le ) |
AEL puis MENL | |
Louis Aliot (remplacé par France Jamet le ) | |||
Édouard Ferrand (Mort le 1 février 2018, remplacé par Jacques Colombier le ) | |||
Les Patriotes | Sophie Montel (membre du groupe ENL de la création du groupe au 3 octobre 2017[38]) |
aucun | |
Florian Philippot (membre du groupe ENL de la création du groupe au 3 octobre 2017[38]) | |||
Mireille d'Ornano (membre du groupe ENL de la création du groupe au 3 octobre 2017[38]) | |||
![]() |
Ligue du Nord | Gianluca Buonanno (membre du groupe ENL de la création du groupe à sa mort le ) |
AEL puis MENL |
![]() |
Parti pour la liberté | Vicky Maeijer (membre du groupe ENL de la création du groupe jusqu'à sa démission le ) |
AEL |
![]() |
Sans étiquette (élu avec le Parti conservateur)[35] | Laurențiu Rebega (Membre du groupe du au ) |
|
![]() |
Parti du Brexit (ex-UKIP) | Jane Collins (Réintègre le groupe ELDD quelques jours après l'avoir quitté) |
Jordan Bardella prend la tête du troisième groupe du Parlement européen[59],[60].
Un des six vice-présidents de ce groupe est l'Italien Roberto Vannacci. Sa désignation comme numéro 2 du groupe crée la polémique, Vannacci étant « connu pour ses prises de positions extrémistes », notamment homophobes et nostalgiques de Benito Mussolini[68]. Du point de vue de la France, le groupe va ainsi à l'encontre de la dédiabolisation du Rassemblement national voulue par Marine Le Pen[69].
Il compte 84 membres, dont 30 issus du RN, constituant ainsi sa plus forte délégation. Il devient la troisième force politique au Parlement européen[22]. Malgré un nombre de députés en augmentation, il n'a pas un poids important au sein du Parlement européen en raison du cordon sanitaire imposé par les autres partis. En effet, parmi les 14 nouveaux vice-présidents du Parlement européen élus le 16 juillet, deux groupes d'extrême droite, à savoir les Patriotes pour l'Europe et L'Europe des nations souveraines, n'ont pas d'élus[70],[71].
Le , les deux eurodéputés polonais du Mouvement national (membre de la coalition Confédération) rejoignent le groupe[72].
Fonction | Député européen | Parti national |
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Co-président | Marcel de Graaff | ![]() |
Co-président | Nicolas Bay | ![]() |
Vice-président | Gerolf Annemans | ![]() |
Vice-présidente | Janice Atkinson | ![]() |
Vice-président | Michał Marusik | ![]() |
Vice-président | Marcus Pretzell | ![]() |
Vice-président | Harald Vilimsky | ![]() |
Vice-présidente | Mara Bizzotto | ![]() |
Le groupe est dirigé en co-présidence depuis sa création.
Parti national | Nom | Début | Fin |
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Marcel de Graaff | 16 juin 2015 | 1er juillet 2019 |
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Nicolas Bay | 12 septembre 2017 | |
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Marine Le Pen | 16 juin 2015 | 18 juin 2017 |
Fonction | Nom | Parti |
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Président | Marco Zanni | ![]() |
Vice-présidents | Nicolas Bay | ![]() |
Jörg Meuthen | ![]() | |
Membres du bureau | Gerolf Annemans | ![]() |
Ivan David | ![]() | |
Laura Huhtasaari | ![]() | |
Peter Kofod | ![]() | |
Harald Vilimsky | ![]() | |
Trésorier | Jaak Madison | ![]() |
Mouvements : Jörg Meuthen quitte l'AfD le et le groupe ID le . Nicolas Bay quitte le Rassemblement national le et rejoint Reconquête, il quitte le groupe ID le .
Fonction | Nom | Parti |
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Président | Marco Zanni | ![]() |
Vice-présidents | Gunnar Beck[73] | ![]() |
Jordan Bardella | ![]() | |
Membres du bureau | Gerolf Annemans | ![]() |
Ivan David | ![]() | |
Laura Huhtasaari | ![]() | |
Peter Kofod | ![]() | |
Harald Vilimsky | ![]() | |
Trésorier | Jaak Madison | ![]() |