Antiagrégant est un sujet qui a suscité un grand intérêt ces dernières années, car son impact couvre différents domaines de la société. Depuis son apparition, il est devenu un sujet de débat, de recherche et de réflexion, générant des opinions contradictoires et enrichissant les connaissances autour de lui. Dans cet article, nous approfondirons les différents aspects entourant Antiagrégant, explorant son histoire, son évolution et son impact aujourd'hui. Nous analyserons différentes perspectives, preuves et arguments pour bien comprendre ce phénomène qui a retenu l’attention de tant de personnes à travers le monde.
Un antiagrégant plaquettaire (AAP) ou antiagrégant, est un médicament qui diminue l'agrégation plaquettaire et inhibe la formation du thrombus. Les antiagrégants sont effectifs dans la circulation artérielle, là où les anticoagulants ont peu d'effet. Ils sont souvent utilisés dans la prévention primaire et secondaire des maladies thrombotiques cérébrovasculaires ou cardiovasculaires, comme le syndrome coronarien aigu, complication thrombotique d'un athérome des artères coronaires.
Ils peuvent être donnés de manière isolée mais les différents mécanismes d'action font qu'ils sont souvent synergique et parfois prescrit en association.
Ils sont donnés essentiellement en prévention secondaire (c'est-à-dire à l'issue d'un premier accident) d'une complication de l'athérome : maladie coronarienne (angine de poitrine, infarctus du myocarde), accident vasculaire cérébral, artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Ils ont été parfois testés en prévention primaire[4] (le sujet n'ayant fait aucun accident de type athéromateux). Ils peuvent être donnés également dans la prévention de la formation de thrombose (caillot) intra cardiaque lors d'une fibrillation auriculaire bien qu'ils soient alors moins efficaces qu'un anticoagulant oral.
Lorsque le risque est jugé important (phase aiguë d'un infarctus du myocarde, geste d'angioplastie avec pose d'un stent) ils sont donnés en association (bithérapie) pendant une durée fixée (mais pouvant être prolongée).
Tous les antiagrégants n'ont pas des résultats équivalents et le choix de l'un d'eux repose sur la preuve de son efficacité sur la maladie visée, la voie souhaitée (voie orale ou intraveineuse), la tolérance , l'homogénéité des résultats (le clopidogrel comportant par exemple des « résistances »), l'évaluation du risque hémorragique et le coût (l'aspirine restant, de loin, la molécule la moins chère). Ce dernier facteur n'étant pas négligeable, car la prescription est faite le plus souvent « à vie ».
Outre les risques spécifiques à chaque molécule, ils majorent le risque hémorragique, qu'il soit spontané ou lors d'une intervention. L'association avec des anticoagulants doit être particulièrement prudente. Une bithérapie augmente également le risque.
En cas d'intervention chirurgicale, l'arrêt des antiagrégants une semaine avant minimise le risque hémorragique mais augmente très sensiblement le risque de survenue d'accidents thrombotiques pouvant être très graves[5]. En fait, la plupart des opérations peuvent être faites sous petites doses d'aspirine sans risque majeur de saignement et il n'est pas alors recommandé d'arrêter cette dernière[6]. En cas de bithérapie, la décision doit se faire entre différer l'intervention jusqu'à ce qu'elle puisse être changée en monothérapie, ou arrêter l'un des deux antiagrégants, ce qui n'est pas recommandé en cas d'un geste d'angioplastie avec pose de stent trop récent.