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Un acide nucléique (désoxyribonucléique ou ribonucléique) est un assemblage de micro molécules, un polymère, dont l’unité de base, ou monomère, est un nucléotide et dont les nucléotides sont reliés entre eux par des liaisons phosphodiesters.
Ces acides nucléiques sont d'une importance fondamentale chez tous les êtres vivants, en étant le support de leur information génétique.
Il existe deux types d’acides nucléiques : l'acide désoxyribonucléique (ADN) et l'acide ribonucléique (ARN) :
L'acide nucléique a été découvert pour la première fois par Friedrich Miescher en 1869 à l'université de Tübingen, en Allemagne. Il a découvert une nouvelle substance, qu'il a appelée nucléine et qui, pourrait être considérée aujourd'hui soit comme un complexe acide nucléique-histone, soit comme l'acide nucléique proprement dit. Phoebus Levene, biochimiste américain, a déterminé la structure des acides nucléiques[1],[2],[3]. Au début des années 1880, Albrecht Kossel a purifié la substance de l'acide nucléique et a découvert ses propriétés hautement acides. Plus tard, il a également identifié les bases azotées. En 1889, Richard Altmann crée le terme d'acide nucléique - à l'époque, l'ADN et l'ARN n'étaient pas différenciés[4]. En 1938, William Astbury et Florence Bell publient le premier diagramme de diffraction des rayons X de l'ADN[5].
En 1944, l'expérience de Avery, MacLeod et McCarty a montré que l'ADN est le support de l'information génétique et, en 1953, James Watson et Francis Crick ont proposé la structure en double hélice de l'ADN en s'appuyant sur les travaux de Rosalind Franklin[6].
Les études expérimentales sur les acides nucléiques constituent une part importante de la recherche biologique et médicale moderne, et sont à la base des sciences génomiques et médico-légales, ainsi que des industries biotechnologiques et pharmaceutiques[7],[8],[9].
Les acides nucléiques absorbent à 260 nm du fait de l'aromaticité des bases azotées.
On peut donc utiliser le rapport des absorbances à 260 et 280 nm A260/280 pour évaluer la contamination de protéines dans une solution d'acides nucléiques. La pureté de la solution est jugée satisfaisante lorsque ce rapport est de 1,8 à 2,0 pour l'ADN et de 2,0 à 2,2 pour l'ARN.
Le rapport A260/230 peut quant à lui être utilisé pour évaluer présence d'autres contaminants tels que l'EDTA, l'urée, les polyholosides, le phénol, et l'isothiocyanate de guanidinium. Celui-ci indique une pureté satisfaisante lorsqu'il est compris entre 2,0 et 2,2[10].
On trouve des acides nucléiques (ADN et ARN) dans les cellules de presque chaque organisme. Toute cellule eucaryote ou procaryote, soit les cellules animales, les cellules végétales, les bactéries, les mycètes (ou champignons) et même les mitochondries et les chloroplastes contiennent les deux types d’acide nucléique. Toutefois, les virus peuvent contenir de l’ADN ou de l’ARN, mais jamais les deux en même temps.
Chez les eucaryotes, l’ADN se trouve dans le noyau cellulaire, dans la matrice des mitochondries et dans le stroma des plastes. Il s’associe à des protéines comme des histones (sauf pour l'ADN mitochondrial → non associé a des histones). Cet agencement d’ADN et de protéines forme la chromatine que l’on retrouve sous forme de chromosomes linéaires chez les eucaryotes (bien visibles durant la mitose) et sous forme de chromosome circulaire unique chez les procaryotes.
Pour sa part, l’ARN se trouve dans le noyau et dans le cytosol.
L'ARN est souvent en un seul brin alors que l'ADN est constitué par l'enroulement de deux chaînes pour former une double hélice = deux brins.
Les acides nucléiques sont constitués d'un enchaînement de nucléotides reliés par des liaisons phosphodiesters. Les nucléotides se composent toujours de trois éléments fondamentaux :
Le tableau ci-dessous compare l'ARN à l'ADN selon leur structure et leur composition[11] :
ARN | ADN | |
---|---|---|
Nombre de chaînes polynucléotidiques de l'acide nucléique | 1 | 2 |
Forme de l'acide nucléique | Un brin | Deux brins enroulés en hélice |
Nucléotide formant l'acide nucléique | Ribonucléotides : AMP, GMP, CMP, UMP | Désoxyribonucléotides : dAMP, dGMP, dCMP, TMP |
Nucléoside formant le nucléotide | Ribonucléosides : adénosine, guanosine, cytidine, uridine | Désoxyribonucléosides : désoxyadénosine, désoxyguanosine, désoxycytidine, thymidine |
Pentose formant le nucléoside | Ribose | Désoxyribose |
Bases nucléiques formant le nucléoside | Puriques (adénine et guanine) et pyrimidiques (cytosine et uracile) | Puriques (adénine et guanine) et pyrimidiques (cytosine et thymine) |
On trouve différents types de liaisons dans les acides nucléiques : les liaisons fortes permettent la stabilité de la molécule, tandis que les liaisons faibles assurent la flexibilité nécessaire aux processus cellulaires comme la réplication, la transcription ou la traduction.
Dans les acides nucléiques, les différents nucléotides sont placés bout à bout et liés les uns aux autres par des liens 5’- 3’ (prononcé 5 prime – 3 prime) phosphodiester (PO4) : ces chiffres donnent le sens de la liaison : 5' - Nucléotide 1 - PO4 - Nucléotide 2 - PO4 - ... - 3'.
Le phosphate se lie au carbone 3 du sucre du premier nucléotide et au carbone 5 du sucre du nucléotide suivant ; tout ceci par l'intermédiaire de deux liaisons ester. Les liaisons phosphodiester sont des liaisons covalentes. Le phosphate est donc le lien entre chaque sucre.
Les bases nucléiques sont attachées sur le carbone 1' des sucres par des liaisons covalentes.
Les sucres du squelette sont reliés par des liaisons phosphodiester. Ce sont des liaisons ester covalentes entre une fonction alcool du sucre (5'-OH ou 3'-OH) et l'acide phosphorique.
L’alternance des phosphates et des sucres produit le squelette de l’acide nucléique sur lequel s’attachent les bases nucléiques. Le polymère formé se nomme un brin et a l’allure schématique d’une « corde ».
Le squelette est une partie relativement rigide puisqu'il est composé de liaisons covalentes, des liens chimiques très forts.
Dans le cas de l’ADN, les deux brins sont disposés de telle sorte que toutes les bases nucléiques se retrouvent au centre de la structure. Cette structure dite en double hélice est maintenue par des liaisons hydrogène qui se forment entre les bases nucléiques complémentaires, des liaisons faibles que la cellule peut aisément défaire.
Les deux brins (plus souvent retrouvés dans l'ADN, rares dans l'ARN) prennent la forme d'une double hélice (structure hélicoïdale). Cette structure souple est idéale pour permettre aux protéines telles les polymérases, les primases et les ligases, de dupliquer l'ADN.
Ensemble, l’ADN et l’ARN jouent un rôle déterminant : ils sont le support de l’information génétique.
L’ADN est le support de l’information génétique et détermine l'identité biologique de l’organisme (plante, grenouille ou humain). La préservation de cette information génétique se fait grâce à une duplication des molécules d'ADN avant la mitose (création de deux cellules filles identiques).
L’ARN possède de nombreux rôles. Il existe différents types d’ARN et chacun d’entre eux joue un rôle spécifique.
Les miARN peuvent réguler l'expression de plusieurs gènes (peut-être une centaine pour certains d'entre eux).
Les cellules eucaryotes et procaryotes possèdent à la fois de l’ADN et de l’ARN. À l'inverse chez les virus, il n’y a qu’un seul type d'acide nucléique : soit de l’ADN soit de l’ARN, qui peuvent être monocaténaire ou bicaténaire.
On sépare les virus en plusieurs classes, selon la forme sous laquelle est présenté leur matériel génétique. Par exemple le génome du VIH est sous forme d'ARN.
molécule | Potassium phosphate | Sodium hydroxide | Hydrochloric acid |
---|---|---|---|
cystosine | 249-266 nm | 249-271 nm | 238-274 nm |
uracyl | 228-259 nm | 242-284 nm | 228-258 nm |
cytidine | 250-270 nm | 250-271 nm | 241-279 nm |