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Élection présidentielle abkhaze de 2025 | ||||||||||||||
(1er tour) (2d tour) |
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Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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Inscrits | 143 960 | |||||||||||||
Votants au 1er tour | 98 608 | |||||||||||||
68,50 % ![]() | ||||||||||||||
Votants au 2d tour | 100 414 | |||||||||||||
69,90 % | ||||||||||||||
Badra Gounba – Indépendant Colistier : Beslan Bigvava | ||||||||||||||
Voix au 1er tour | 45 817 | |||||||||||||
47,76 % | ||||||||||||||
Voix au 2e tour | 54 954 | |||||||||||||
55,66 % | ||||||||||||||
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Adgour Ardzinba (en) – Mouvement populaire pour le changement | |||||||||||||
Voix au 1er tour | 36 476 | |||||||||||||
38,03 % | ||||||||||||||
Voix au 2e tour | 41 708 | |||||||||||||
42,25 % | ||||||||||||||
Robert Archba – Indépendant | ||||||||||||||
Voix au 1er tour | 7 434 | |||||||||||||
7,75 % | ||||||||||||||
Président de la République | ||||||||||||||
Sortant | Élu | |||||||||||||
Aslan Bjania Badra Gounba (intérim) Indépendant |
Badra Gounba Indépendant | |||||||||||||
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L'élection présidentielle abkhaze de 2025 a lieu le et le afin d'élire le président de la république d'Abkhazie, une république sécessionniste de la Géorgie, non reconnue par la majorité de la communauté internationale.
Le scrutin a lieu de manière anticipée en raison de la démission d'Aslan Bjania, suivant un accord avec les manifestants (en) ayant envahi le palais présidentiel en .
Les deux candidats principaux, le président par intérim et ancien vice-président Badra Gounba — appuyé par la Russie — et le dirigeant du parti d'opposition Adgour Ardzinba (en) — lui aussi pro-russe — se qualifient pour le second tour. Les trois autres candidats à la plus faible notoriété, Oleg Bartsits, Robert Archba et Adgour Khourkhoumal, ne parviennent pas à accéder au ballotage.
Badra Gounba est finalement élu au second tour avec 55,66 % des voix.
En , d'importantes manifestations (en) ont lieu en république d'Abkhazie, en opposition à un projet de loi visant à faciliter l'accès d'investisseurs russes à des terres sur le territoire abkhaze. Les manifestants prennent le contrôle du palais présidentiel et Aslan Bjania, président en poste depuis 2020, est poussé à la démission après un « accord » avec les militants[1]. C'est le troisième chef d'État abkhaze à subir le même sort de suite[2]. Il déclare son intention d'être candidat à nouveau à l'avenir[3].
Le , l'Assemblée du peuple rejette le projet de loi controversé sur les investissements russes[4].
Le , Adgur Kharazia, un membre de l'Assemblée du peuple, ouvre le feu sur deux parlementaires dans l'enceinte du bâtiment. Il en blesse un et tue l'autre, qui tentait de s'interposer[4].
Le président de la république d'Abkhazie est élu au suffrage universel direct uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans. Les votes blancs étant pris en compte dans les votes valides sous la forme de bulletin « aucun d'entre eux », les candidats peuvent être élus au second tour sans avoir atteint la majorité absolue. La participation doit cependant obligatoirement franchir le quorum de 25 % des inscrits pour que le scrutin soit reconnu valide, une pratique courante dans les ex-républiques soviétiques. À défaut, une nouvelle élection est organisée, avec des candidats différents[5],[6],[7].
Le , l'Assemblée du peuple fixe la date de l'élection présidentielle au . Un parlementaire estime le coût du scrutin à 25 millions de roubles[3].
En , la chercheuse Olesya Vartanyan révèle dans un article publié par la Fondation Carnegie pour la paix internationale que l'homme politique russe Sergueï Kirienko serait impliqué dans des opérations d'ingérence en Abkhazie. Elles ont pour objectif d'installer au pouvoir une personnalité alignée sur la Russie à la faveur des élections du , après la démission d'Aslan Bjania. Badra Gounba, président par intérim et ancien vice-président, est le candidat privilégié par le Kremlin[2]. Adgour Ardzinba, à l'inverse, est attaqué par les médias russes qui le qualifient de « pro-turc »[8],[9].
Candidats et colistiers |
Partis | Premier tour | Second tour | |||
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Voix | % | Voix | % | |||
Badra Gounba Beslan Bigvava |
Indépendant[a] | 45 817 | 47,76 | 54 954 | 55,66 | |
Adgour Ardzinba (en) Alkhas Djindjal |
MPC | 36 476 | 38,03 | 41 708 | 42,25 | |
Robert Archba Daut Agrba |
Indépendant | 7 434 | 7,75 | |||
Oleg Bartsits Adgour Kakoba |
Indépendant | 3 988 | 4,16 | |||
Adgour Khourkhoumal Tengiz Koutelia |
Indépendant | 896 | 0,93 | |||
Aucun d'entre eux | 1 313 | 1,37 | 2 065 | 2,09 | ||
Votes valides | 95 924 | 97,28 | 98 727 | 98,32 | ||
Votes blancs et nuls | 2 684 | 2,72 | 1 687 | 1,68 | ||
Total | 98 608 | 100 | 100 414 | 100 | ||
Abstention | 45 352 | 31,50 | 43 237 | 30,10 | ||
Inscrits / participation | 143 960 | 68,50 | 143 651 | 69,90 |
Le second tour voit la victoire du président par intérim et ancien vice-président Badra Gounba, qui l'emporte avec plus de 55 % des voix sur Adgour Ardzinba (en), à la tête du Mouvement populaire pour le changement, situé dans l'opposition[15].
La victoire de Badra Gounba entérine celle annoncée de la Russie de Vladimir Poutine, les candidats en lice au second tours étant tout deux pro-russes. Le nouveau président s'était ainsi lui même rendu à Moscou début février pour signer un accord de rapprochement économique et la réouverture des vols directs entre les deux pays après trente ans de gel, tandis qu'Adgour Ardzinba militait pour le maintien de liens forts avec la Russie. Le chef de l'opposition s'opposait néanmoins à l'accord d'octobre 2014, à l'origine des manifestations en raisons des avantages donnés aux entrepreneurs russes intéressés par les stations balnéaires abkhazes, très prisées des vacanciers en provenance de Russie. Cette dernière — suspectée d'entretenir l'idée d'une intégration de la république sécessionniste à son territoire — sort renforcée d'un scrutin qui clôt la période de contestation populaire à son avantage[16],[17].
La Géorgie dénonce quant à elle un scrutin « illégal » qui « viole souveraineté »[17].